Le Premier ministre inflexible sur la reconnaissance de l’Etat juif: « Nous ne sommes pas des pigeons ».Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui n’avait plus parlé à la presse israélienne depuis plus d’un an, à l’exception d’une interview exclusive accordée à i24News en novembre 2013, a reçu en fin de semaine plusieurs médias avec lequels il a évoqué l’actualité brûlante concernant l’Etat d’Israël.
« Voyons tout tout d’abord si les Palestiniens sont d’accord pour entrer dans les négociations », a-t-il déclaré. « D’après ce que je constate, ils en sont loin, très loin. Ils pensent qu’ils peuvent une fois de plus emprunter la voie du refus, avancer des exigences irréalistes et en appeler à l’ONU et échapper ainsi aux concessions, à l’acceptation d’un Etat juif, comment renoncer au droit du retour (des réfugiés), et à mettre fin au conflit », explique Netanyahou qui ajoute: ‘Nous n’abandonnerons pas ces points ».
Et le Premier ministre d’enfoncer le clou: « Au bout du compte, la question centrale est la suivante: sont-ils oui ou non prêts à reconnaître un Etat d’Israël, patrie du Peuple juif ? S’il n’y a pas cet élément central, pourquoi continuer ? Pour conserver la lie d’un accord ? De quoi s’agit-il en fait ? S’agit-il de créer un Etat palestinien qui poursuivra la lutte contre l’Etat d’Israël à partir de frontières reconnues ? Nous sommes tout ce que vous voulez, mais nous ne sommes pas des pigeons ! »
Le chef du gouvernement a également envisagé la possibilité que des implantations israéliennes de Cisjordanie passent sous la souveraineté d’un futur État palestinien en cas d’accord de paix.
« Il est clair qu’une partie des implantations ne seront pas inclues dans un accord, et je ferai tout mon possible pour que leur nombre soit le plus réduit possible », a affirmé M. Netanyahou.
« Mais je n’abandonnerai personne, je ne laisserai aucun Israélien sans une protection israélienne », a ajouté le Premier ministre en réponse à une question sur la possibilité que des secteurs où sont installées certaines implantations fassent partie d’un futur État palestinien.
M. Netanyahou a refusé de donner d’autres détails sur ce dossier. « Je laisse tout cela pour la suite », s’est-il borné à affirmer.
Mais un accord de paix ne pourra intervenir que si « les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu’État du peuple juif », a-t-il de nouveau insisté, tout en rejetant également toute concession sur Jérusalem-est alors que les Palestiniens veulent en faire la capitale de leur futur État.
Barack Obama doit recevoir le 17 mars le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Le leader palestinien s’est montré inflexible vendredi dans une interview à l’agence palestinienne Wafa. « Il n’y a aucune chance que je reconnaisse Israël comme Etat juif », a-t-il déclaré. Le raïs palestinien s’en tient aux accords précédents signés entre Israël et les Palestiniens. « Je reconnais l’Etat d’Israël dans le cadre des accords de reconnaissance mutuelle tels qu’ils furent signés entre Yasser Arafat et Yitshak Rabin, nous avons reconnu Israël et ils ont reconnu l’Organisation de Libération de la Palestine. Pourquoi exigent-ils cela de moi ? Pourquoi n’ont pas exigé cela de l’Egypte ou de la Jordanie ? Nous n’accepterons jamais cela et cela a le mérite d’être clair. Ils (Israël) continueront de faire pression et de prétendre qu’il n’y a pas de paix sans reconnaissance d’un Etat juif », a déclaré Mahmoud Abbas.
Les pourparlers parrainées par les Etats-Unis, qui ont repris en juillet 2013, sont censés déboucher d’ici au 29 avril sur un « accord-cadre » traçant les grandes lignes d’un règlement définitif sur les questions dites de « statut final »: les frontières, les implantations, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.
Mais les discussions n’ont pas enregistré d’avancées concrètes et le secrétaire d’Etat américain John Kerry a fait savoir que les discussions se poursuivraient probablement au-delà de la date-butoir.
Pour ce qui est de l’isolement d’Israël du concert des nations, Benyamin Netanyahou s’est montré très ferme en répétant que les pressions sur l’Etat hébreu n’auront aucun effet. « On dit de moi beaucoup de choses », dit Netanyahou en essayant de calmer le jeu « Ces manoeuvres et ces pressions ne m’impressionnent pas. Je crois avoir fait la preuve que j’ai la capacité de faire face aux pressions. Il y a eu énormément de pressions et cela n’a eu aucun effet. Il y a eu énormément de critqiues et cela non plus n’a eu aucun effet. Je préserve les intérêts suprêmes de l’Etat d’Israël tels que je les comprends, avec une priorité pour la sécurité et je ne fais pas semblant. C’est du concret », a affirmé le Premier ministre.
09-03-2014/ i 24 NEWS Article original
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Bravo Bibi ! Il faut expliquer à Mouloud Abbas et autres que les juifs ne sont pas comme les arabes. Nous les juifs, nous disons qu’ISRAËL est notre seule terre, alors que les arabes ne pensent qu’à conquérir les terres qui ne leur appartiennent pas (et on ne peut pas dire qu’ils n’en n’ont pas assez). Faudrait-il quand France, il y ai une mosquée sur Notre-Dame de Paris pour que les gens se réveillent. Alors que l’Egypte (qui n’en veut pas) reprenne Gaza et que la Jordanie reprenne ses arabes et qu’on arrête de nous les briser.