
Noam Chomsky ne posera pas le pied en terre d’Israël. C’est ce qu’a décidé le ministre de l’Intérieur dimanche, en ordonnant de renvoyer le linguiste juif américain de l’autre côté de la frontière du pont Allenby, dans la vallée jordanienne. Eli Yishaï a toutefois indiqué à la presse qu’il pourrait revenir sur sa décision et autoriser Chomsky à s’exprimer à l’université Bir Zeït, près de Ramallah.
« Nous sommes en train de discuter avec le coordinateur de Tsahal des activités gouvernementales dans les territoires de Judée-Samarie », a précisé la porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sabine Haddad. « S’ils nous donnent leur feu vert, nous laisserons Chomsky entrer. »
Pas de liste noire en vigueur
D’après Haddad, la décision résulte d’une « incompréhension ». Elle a en outre formellement démenti que le nom du professeur se trouverait sur une liste noire. Toujours selon son témoignage, Chomsky a été interrogé pendant des heures, avant d’être avisé de son interdiction d’entrée.
Depuis le territoire jordanien, l’intéressé, apparemment surpris, a déclaré à la chaîne de télévision 10 : « Je me suis souvent exprimé dans des universités israéliennes. » Après l’opération Plomb durci, menée à Gaza en 2009, il avait néanmoins affirmé que « les supporters d’Israël sont les supporters de sa dégénération morale ».
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