Prévisions pessimistes. Selon l’armée et le Shin Bet, le niveau de violence dans plusieurs implantations de Judée-Samarie est susceptible d’augmenter. Selon un récent rapport : une poignée de mitnahalim sont prêts à avoir recours à la force, y compris aux armes, contre les services de sécurité pour empêcher l’évacuation d’implantations. Plus encore, des centaines n’hésiteraient pas à faire usage de violences contre des Palestiniens. Et, un petit nombre ciblerait même des hommes politiques israéliens.

Quels que soient les chiffres officiels, c’est à Itzhar que les services de sécurité ont été témoins, quotidiennement, de la nature de la résistance qu’ils risquent de rencontrer en cas d’évacuation. Pour l’heure, les retraits semblent encore peu probables, et Israël espère d’abord convaincre l’Autorité palestinienne de reprendre les négociations. Le niveau de menace risque donc de fluctuer en fonction de la tournure des pourparlers de paix.


Affrontements à Itzhar.
PHOTO: COMITÉ DES HABITANTS DES IMPLANTATIONS DE SAMARIE , JPOST
Le souvenir du désengagement

Ce n’est pas la première fois qu’Itzhar est le théâtre de telles violences. Le jour de Yom Haatsmaout, un soldat avait été violemment attaqué par un groupe de « jeunes des collines ». Il voulait empêcher les émeutiers de s’approcher d’un village palestinien. La plupart des auteurs d’attaques perpétrées contre des Palestiniens ne sont pourtant pas originaires d’Itzhar, généralement considérés comme étant des citoyens respectueux de la loi. Les vrais faiseurs de troubles sont généralement de jeunes étudiants en yeshiva des communautés voisines.

Ceux qui ont grandi avec les images du désengagement de Gaza – une évacuation qui s’est déroulée en seulement six jours -, et sont arrivés à la conclusion suivante : une telle catastrophe ne devrait plus jamais se produire. Autre date-clé : février 2006 avec l’évacuation de l’avant-poste illégal d’Amona. Les gardes-frontières s’étaient alors violemment opposés aux mitnahalim et neuf maisons illégales avaient été détruites. Plus de 300 personnes avaient été blessées, et la Knesset avait créé une commission spéciale chargée d’enquêter sur la violence policière employée à l’époque. Mais, cette fois encore, les mitnahalim n’étaient pas parvenus à empêcher l’évacuation. Par conséquent, tout porte désormais à croire que, dès la prochaine tentative d’évacuation, les habitants locaux n’auront pas peur d’employer les gros moyens.

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