L’école « pirate » d’Emmanuel, qui viole une décision de justice, manifeste des « caractéristiques racistes ». C’est ce qu’a déclaré Hanan Meltzar, juge à la Haute Cour de justice, jeudi.

PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST
L’établissement en question a été fondé après une demande de la Cour de mettre un terme à la séparation des classes aux élèves ashkénazes, d’un côté, et séfarades, de l’autre. Les élèves séfarades devaient, par ailleurs, adopter des coutumes ashkénazes dans le cadre de leur apprentissage religieux.
« Je suis haredi, et j’ai mes opinions. Personne ne peut me forcer à les abandonner. Nous bénéficions du soutien de la majorité des rabbins. Le fond du problème, ici, relève d’une simple dispute entre l’Etat et la communauté ultra-orthodoxe », estime Avraham Luria, représentant de l’école d’Emmanuel.
Pas de fermeture
Itzhak Weinberg, père de l’une des élèves de l’école, ne s’oppose en aucun cas aux classes « mixtes ». « Tout ce que nous voulons, c’est qu’elles étudient au même niveau religieux. Quoi qu’il en soit, il n’est jamais arrivé qu’une jeune fille n’obtienne pas l’autorisation de s’inscrire dans cette école, pour une quelconque raison. Et je suis bien informé, j’ai été responsable des admissions », confie-t-il.
Le 7 avril dernier, la Haute Cour de justice avait invité les parents d’élèves de l’école « illégale », ainsi que les professeurs, à témoigner et de justifier leurs actions. La Cour a également ordonné à l’établissement de payer une amende de 5 000 shekels, chaque jour à partir de la décision de fermeture si celle-ci n’était pas appliquée.
Aujourd’hui 68 jeunes filles étudieraient à l’école Beit Yaacov d’Emmanuel, et 77 dans l’école « pirate », selon les requérants dans cette affaire.
![]() |
![]() |








































