Le pays d’Égypte est le berceau du peuple juif. Ce dernier lui est donc lié de manière indéfectible tant une partie importante de son histoire fondatrice lui est commune. Cette part d’histoire est consacrée par la sortie miraculeuse de ce pays que l’on fête à Pessah. De plus, Dieu se réfère à cette sortie pour décliner son identité au travers du son  » Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude ». Aussi voir mourir cette communauté a pour nous une certaine résonance.

Quelques rares personnes juives persistent à vivre dans ce pays qui leur est hostile, bien que théoriquement en paix avec Israël. Elles s’acharnent à déclarer un amour pour un pays qui les rejette. Sans doute, ont-elles conscience que leur départ signifierait la fin d’une histoire plusieurs fois millénaires.

Cette histoire est partagée entre Juifs et Égyptiens. La création d’Israël fut le point de rupture, d’une cohabitation qui a connue ses heures de gloire. La Grande Synagogue d’Alexandrie était d’une splendeur comparable au temple de Jérusalem. Mais il y eut aussi les spasmes de l’antisémitisme arabe auxquels déjà les Pharaons nous avaient habitués. Mais le nationalisme arabe a érigé la haine d’Israël comme le commandement premier, voire unique.

Le décès de la Présidente Carmen Weinstein vient rappeler que rien n’est éternel. À ce poste une autre femme, Magda Haroun va lui succéder. C’est toujours dans les moments périlleux que les femmes juives jouent pleinement leur rôle, comme le firent les mères d’Israël (Sarah, Déborah, Ruth, Esther etc..).

Quand on songe que certaines autorités religieuses comprises en France, dénient aux femmes ces postes représentatifs, on voit combien leur science ne les prémunie pas contre des erreurs magistrales.

Souhaitons à cette nouvelle Présidente courage et réussite dans sa mission.

Nos sincères excuses pour la première version du texte, mal écrit, avec de nombreuses fautes impardonnables.

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La communauté juive d’Egypte enterre sa doyenne

La petite communauté juive d’Egypte a enterré ce jeudi sa doyenne, Carmen Weinstein, morte dimanche à son domicile à l’âge de 82 ans.

Carmen Weinstein

Des diplomates américains et israéliens se sont joints à la centaine de personnes présentes lors de la cérémonie publique dans la synagogue de la Porte du ciel, dans le centre-ville du Caire. La communauté juive d’Egypte, composée aujourd’hui de quelques dizaines de personnes, comptait près de 80.000 membres au début des années 1950. La plupart d’entre eux ont fui l’Egypte lors de la création de l’Etat d’Israël et la guerre de 1948 et le conflit de 1956.

Carmen Weinstein a été enterrée au cimetière de Bassatine, seul cimetière juif du Caire. Celle qui était surnommée «La Dame de fer des Juifs d’Egypte» par le journal Al Ahram a lutté pour la sauvegarde du cimetière juif et des synagogues de la ville. Le président Mohamed Morsi, de Russie où il effectuait une visite officielle, a salué la mémoire d’une «Égyptienne dévouée qui a travaillé inlassablement à préserver l’héritage et les valeurs des Juifs d’Egypte».

Avec Reuters Article original

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Une nouvelle Présidente pour les Juifs d’Egypte

La communauté juive d’Egypte a élu un nouveau chef après que l’ancien chef de la communauté soit décédé plus tôt cette semaine à l’âge de 82 ans. Magda Haroun est la fille d’un célèbre gauchiste bien connu dans le pays et elle a promis de protéger le patrimoine de la communauté juive.

Magda Haroun

Haroun devra préserver les synagogues, un cimetière juif et s’occupera de ses coreligionnaires vieillissants. Selon le nouveau leader, il y a seulement environ 40 Juifs égyptiens dans le pays, loin des dizaines de milliers qui y vivaient avant 1948.

Haroun, qui dirige un cabinet de brevets et d’affaires juridiques avec sa sœur, prend les rênes de la communauté juive à une époque où l’hostilité envers Israël et les Juifs est à la hausse en Egypte. De nombreux membres de la communauté sont devenus anxieux; cependant Haroun a rejeté les craintes en disant « Si vous traitez bien les autres, vous serez bien traités ».


JN1 Article original

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Qui sont les derniers Juifs d’Egypte

Un documentaire fait revivre leur gloire d’antan et leur exode dès 1948, avec la création de l’Etat d’Israël. Il fut un temps où de nombreux juifs d’Egypte brillaient sur la scène artistique et dirigeaient des commerces prospères au Caire ou à Alexandrie. Aujourd’hui, cette communauté ne compte plus que 200 âmes et les rues ne conservent presque aucune trace de leur présence passée. Juifs d’Egypte, un documentaire réalisé par l’Egyptien Amir Ramses, revient sur leur gloire d’antan et leur exode à partir de 1948, après la création de l’Etat d’Israël.

Après 1948 et la guerre qui a suivi avec les pays arabes voisins, les juifs ont en effet subi des pressions pour quitter l’Egypte, ou ont été expulsés. Il n’y a aujourd’hui qu’environ 200 juifs sur 84 millions d’Egyptiens, contre près de 80.000 qui vivaient autrefois dans le pays, où les synagogues sont désormais vides. Cette toute petite communauté a d’ailleurs perdu samedi sa chef, Carmen Weinstein, décédée à l’âge de 84 ans.

Juifs d’Egypte, projeté dans un cinéma chic du Caire, a été tourné en Egypte et en France où vit une petite communauté de juifs égyptiens. Le film commence avec des micro-trottoirs au Caire. Les juifs “sont des ennemis de l’islam”, dit un homme. “Ils ont été condamnés par Dieu”, affirme un autre. Suivent des images témoignant d’une époque révolue où l’actrice Layla Mourad —un nom dérivé de Mordechai— dominait le grand écran et les directions de partis politiques comprenaient des juifs. «C’était émouvant», a confié à l’issue de la projection le peintre Hani Hussein, un des spectateurs, parmi lesquels de nombreux artistes, militants et journalistes.

«Il y avait une pièce de théâtre dans les années 1950, je crois: ”Hassan, Morcos et Cohen”», raconte Magda Haroun, l’une des rares juives d’Egypte à être restée, en référence à des prénoms musulman, chrétien et juif. En 2008, un film évoquant les effets dévastateurs du confessionnalisme a seulement été titré Hassan et Morcos, témoignant de la disparition de cette communauté juive, jadis florissante. «Les gens doivent élever la voix pour que ça ne devienne pas seulement Hassan», ajoute Mme Haroun, née à Alexandrie en 1952.

«C’est notre pays»

Dans son documentaire, M. Ramses interviewe des juifs nés en Egypte et forcés de quitter ce pays à partir de 1948. Ils évoquent les expulsions et la montée d’un antisémitisme coïncidant avec le conflit israélo-arabe. Réaliser un documentaire sur le sujet aujourd’hui en Egypte, un pays gouverné par les islamistes, n’est pas aisé, et M. Ramses en a fait les frais. La sortie du documentaire a dû être retardée en attendant l’approbation de la Sécurité nationale. Et lorsqu’il a enfin été projeté, le bureau de la censure lui a demandé de le présenter comme une oeuvre de “fiction”. Pour Amir Ramses, «les juifs ont été associés, intentionnellement ou pas, au conflit israélo-arabe».

Parasité par ce conflit, l’héritage des juifs d’Egypte est donc très largement éludé dans le pays. Ce fut l’affaire Lavon, en 1954, du nom du ministre israélien de la Défense de l’époque Pinhas Lavon, qui scella le sort de cette communauté. Lavon fut tenu responsable du recrutement de juifs égyptiens pour perpétrer des attentats contre des institutions occidentales en Egypte, dans le but d’embarrasser le président Gamal Abdel Nasser. Mais le complot fut découvert.

Après l’affaire Lavon et la guerre de 1956 lors de laquelle Israël, la France et la Grande-Bretagne attaquèrent l’Egypte après la nationalisation du canal de Suez, la plupart des juifs furent obligés de partir. Magda Haroun se souvient que son père Shehata Haroun, un avocat connu, s’était alors porté volontaire pour rejoindre l’armée égyptienne. Mais lorsque la sécurité vint chez eux, ce fut pour l’arrêter. Des dizaines d’années plus tard, dit-elle, les insultes contre les juifs sont devenues communes, dans les salles de classe comme dans la rue. «Mais nous ne partirons pas. Ici, c’est notre pays», affirme-t-elle.


Kiosque international
Article original

NDLR – Nos excuses pour la première version du texte, écrit à la hate

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

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Armand Maruani

Article très émouvant . Chaque Juif se reconnaît .