Les forces française et tchadienne sont arrivées jeudi soir à Aguelhok, dans l’extrême nord-est du pays, près de la frontière algérienne.
C’est dans cette région que les sept otages français au Sahel seraient détenus.Nouvelle avancée des forces françaises au Mali.
Les militaires ont quitté Kidal et patrouillent à Aguelhok, près de la frontière algérienne.
Les islamistes ont abandonné presque sans combats.
Les régions d’Aguelhok et de Tessalit, à 200 km au nord de Kidal, sont la cible depuis plusieurs jours d’intenses frappes aériennes françaises, visant des dépôts logistiques et des centres d’entraînement des groupes islamistes.
Aguelhok, à moins de 300 km de la frontière algérienne, avait été le théâtre, en janvier 2012, du massacre d’une centaine de soldats et de civils maliens, peu après la prise de la ville par des rebelles touareg et des islamistes armés.
Elle se situe dans le massif des Ifoghas, vaste zone de montagnes et de grottes où, selon des experts et des sources de sécurité, une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes se sont réfugiés.
Parmi eux, se trouveraient l’Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et Iyad Ag Ghaly, chef d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), un ex-rebelle touareg malien des années 1990, originaire de Kidal qui connaît parfaitement la région.
C’est aussi dans cette région que les sept otages français au Sahel seraient détenus.
Aucun combat n’a été signalé à Aguelhok. Mais un porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a assuré jeudi avoir ouvert un nouveau front face aux soldats français, maliens et africains en minant massivement les routes qu’ils doivent emprunter.
«Nous avons réussi à créer une nouvelle zone de conflit, à organiser des attaques de convois et organiser des kamikazes», a déclaré dans un communiqué Abu Walid Sahraoui.
Le Mujao, l’un des groupes islamistes armés qui ont contrôlé le Nord du Mali pendant plus de neuf mois, multipliant les exactions, a ainsi revendiqué deux récentes explosions de mines qui ont frappé des véhicules de civils et de soldats maliens.
Quatre civils maliens sont morts dans ces explosions.
Les militaires français ont fait part à plusieurs reprises de leur vigilance à l’égard d’éventuelles mines ou bombes artisanales, que les islamistes auraient pu dissimuler avant de prendre la fuite.
En particulier, le trajet entre Douentza et Gao (environ 400 km) est dangereux en raison des mines qui y ont été dissimulées.
Le 31 janvier, deux soldats maliens avaient déjà été tués dans une explosion, sur la même route.
08-02-2013/ Le Figaro.fr Article original
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