Les Emirats arabes unis ont opposé une fin de non-recevoir à une demande officielle du Caire pour la libération de onze citoyens égyptiens arrêtés aux Emirats.

Les Emirats arabes unis ont opposé une fin de non-recevoir à une demande officielle du Caire pour la libération de onze citoyens égyptiens arrêtés aux Emirats. Une affaire qui empoisonne les relations déjà tendues entre Abou Dhabi et Le Caire.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Le président égyptien Mohamed Morsi n’avait pourtant pas lésiné sur les moyens. Il avait dépêché aux Emirats son chef des services de renseignements et surtout son conseiller pour les affaires étrangères et haut responsable Frère musulman Essam el Haddad. Ce choix a été mal perçu par les Emirats, qui accusent justement les Egyptiens arrêtés d’avoir constitué une cellule Frère musulmane qui aurait « conspiré contre la sécurité nationale ».

Résultat : le vice-président des Emirats, le cheikh Rached el Maktoum, a déclaré à l’envoyé spécial égyptien qu’il « n’était pas question de libérer les accusés sans jugement ».

Il y a quelques semaines, des responsables de la confrérie des Frères musulmans avaient accusé à leur tour les Emirats de comploter avec le général Ahmad Chafiq, ex-candidat à la présidence, pour faire enlever le président Morsi.

Cette tension entre les deux pays préoccupe les milieux économiques, les Emirats étant le principal investisseur étranger en Egypte. Les expatriés égyptiens aux Emirats rapatrient aussi plusieurs milliards de dollars par an.

RFI Article original

tags: Egypte – Emirats Arabes Unis – Mohamed Morsi

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