Le président Barack Obama a rencontré dimanche, à la Maison Blanche, le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, dans le cadre des négociations sur le « mur budgétaire ».

Les deux parties se sont refusé à tout commentaire sur cette réunion qui n’avait pas été annoncée. L’entourage du président et celui de John Boehner ont utilisé les mêmes termes pour la décrire. « Nous ne donnerons pas de détails sur cette conversation, mais les lignes de communication restent ouvertes », ont déclaré les conseillers des deux hommes dans des courriels distincts.

Pour John Boehner, c’est la crédibilité du parti qui est en jeu : il doit montrer que les républicains ne sont pas qu’une force d’obstruction, et qu’ils sont capables de contribuer à l’assainissement des finances publiques de façon constructive. Seul un nouveau vote du Congrès, divisé entre démocrates et républicains, peut permettre d’éviter le « mur ».

L’expression « mur budgétaire » recouvre la coïncidence, en début d’année prochaine, entre la fin des exonérations fiscales décidées sous George Bush et prolongées pour deux ans en 2010 et la mise en œuvre de coupes automatiques dans les dépenses publiques prévues par l’accord de 2011 sur le relèvement du plafond de la dette. La priorité des républicains est de réduire les dépenses budgétaires, tandis que les démocrates insistent sur une augmentation de l’impôt sur le revenu des 2 % d’Américains les plus riches.

Dans un entretien sur CNN, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé dimanche que les Etats-Unis devaient à la fois augmenter les impôts et baisser les dépenses publiques pour réduire efficacement le déficit public, pressant les élus à un accord avant la fin du mois. Interrogée sur les négociations budgétaires entre le président Barack Obama et les républicains, la patronne du Fonds monétaire international a prévenu que le « mur budgétaire » de janvier constituait la « plus grande menace » pour l’économie du pays.

A cet égard, si l’économie américaine devait faire face à une absence d’accord, la croissance pourrait « être nulle » en 2013, a-t-elle averti. La prévision actuelle du FMI pour l’année prochaine est de 2,1 % de croissance.

En cas d’échec des négociations, les Américains ont tranché : la responsabilité retomberait sur les républicains pour 53 % des personnes interrogées par l’institut Pew Research, contre 27 % qui accuseraient les démocrates.

Le Monde.fr – AFP – Reuters Article original

TAGS : Barack Obama – Américains – Etats-Unis – CNN – président – républicain

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires