L’entrée au Parlement ukrainien du parti nationaliste Svoboda, qui a obtenu 10 % des voix aux législatives de dimanche, inquiète Israël et la Russie, cette formation radicale s’étant signalée dans le passé par des propos antisémites et antirusses. Svoboda, dont le dirigeant, Oleg Tiagnybok, n’avait obtenu à la présidentielle de 2010 que 1,4 % des suffrages, a réussi à élargir sa popularité au-delà de sa zone de soutien traditionnel, dans l’ouest nationaliste du pays, en obtenant aux législatives plus de 2,1 millions de voix.

Le dirigeant du parti Svoboda, Oleg Tiagnybok, le 14 octobre 2012 à Kiev. | AFP/GENIA SAVILOV

Un succès qui ne fait pas que des heureux. Israël a déjà exprimé sa « préoccupation » par la voix de son ambassadeur en Ukraine, Reuven Din El. « J’ai entendu des déclarations antisémites dans la bouche du leader de Svoboda. C’est très désagréable quand ce genre de force politique arrive au pouvoir », a déclaré le diplomate, cité par la presse ukrainienne.

Le député russe Serguei Markov a pour sa part brandi dans une interview la menace d’une « isolation internationale » de l’Ukraine. « C’est la première fois qu’un parti néonazi, qui ne cache pas son antisémitisme et soutient ceux qui collaboraient avec Hitler, entre au Parlement », a-t-il lancé, en référence à la glorification par Svoboda des anciens combattants nationaliste de l’Armée insurrectionnelle d’Ukraine (UPA).

« POUR NOUS, HITLER ET STALINE, C’EST DU PAREIL AU MÊME »

Certains historiens accusent ce mouvement armé antisoviétique, qui opérait dans l’ouest de l’Ukraine dans les années 1940-50, d’avoir collaboré avec les nazis. Cette année, Svoboda s’est illustré en protestant contre l’organisation d’une gay pride à Kiev et contre la sélection d’une artiste de mère ukrainienne et de père africain comme représentante de l’Ukraine pour le concours de chansons de l’Eurovision. En automne 2011, le parti avait organisé un défilé contre l’arrivée massive de juifs hassidiques, qui effectuent chaque année en Ukraine un pèlerinage sur la tombe d’un célèbre rabbin.

« Notre mouvement n’est ni antisémite, ni antieuropéen, ni antirusse. Svoboda est un parti pro-ukrainien qui défend les intérêts des Ukrainiens », a déclaré M. Tiagnybok. « Nous sommes nationalistes, nous ne sommes pas fascistes. Comment peut-on être fascistes si l’Allemagne de Hitler exterminait des Ukrainiens? Pour nous, Hitler et Staline, c’est du pareil au même », a-t-il ajouté.

Selon des experts, beaucoup d’Ukrainiens ont voté pour Svoboda non parce qu’ils partagent ses idées nationalistes, mais parce qu’ils voient ce parti comme un moteur de la résistance au régime du président Viktor Ianoukovitch.

AFP-Le Monde Article original

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Juvalex

Il est temps de renouer avec la compétence des fils d’Issacar « ayant l’intelligence des temps pour savoir ce que devait faire Israël » (1 Chronique 12:32)

Relisez Jérémie 16:15-16
L’agence juive fait de la pêche, l’islam et autres nazi la chasse.

Reste à savoir quand Israël décidera qu’il est temps de rentrer.