La police israélienne a arrêté dans la nuit de lundi à mardi 22 Palestiniens, dont 13 mineurs, soupçonnés d’avoir lancé des pierres et des cocktails Molotov dans plusieurs quartiers de Jérusalem-Est, a-t-elle indiqué.
Depuis juillet, la police a procédé à près de 700 arrestations à Jérusalem-Est, a-t-elle rapporté.
Les résidents de Jérusalem-Est arrêtés dans la nuit sont suspectés d’avoir jeté depuis plusieurs jours des projectiles incendiaires sur des maisons de Juifs israéliens ou sur les forces de l’ordre, a précisé la police dans un communiqué.
Quatre mineurs sont aussi suspectés d’avoir lancé des pierres sur le tramway de Jérusalem qui dessert l’ouest et l’est de la ville.
En juillet et en août, 633 résidents de Jérusalem-Est ont été arrêtés pour troubles à l’ordre public, dont 190 ont été mis en examen, selon un document de la police transmis mardi à l’AFP.
Depuis le 1er septembre, la police a procédé à une cinquantaine d’arrestations supplémentaires à Jérusalem-Est, a-t-elle dit.
Les tensions à Jérusalem-Est, occupé et annexé par Israël en 1967, ont été exacerbées au cours de l’été.
De violentes émeutes ont éclaté dans le quartier de Chouafat début juillet après l’enlèvement et le meurtre d’un adolescent palestinien par des extrémistes juifs en représailles présumées à l’enlèvement et au meurtre de trois adolescents juifs en Judée-Samarie en juin.
Un nouvel accès de fièvre s’est produit après la mort le 7 septembre d’un adolescent palestinien blessé par des tirs des forces de l’ordre israéliennes dans le quartier de Wadi Joz.
Dans ce contexte, le ministre israélien de la Sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, s’est rendu à Jérusalem-Est le 9 septembre et a annoncé le renforcement du dispositif policier.
« La police continuera ses opérations pour permettre de traduire devant la justice tous ceux qui seront impliqués dans des troubles à l’ordre public », a indiqué dans un communiqué Louba Samri, porte-parole de la police israélienne.
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Une vingtaine de ces jeunes manifestants se sont réfugiés dans le cimetière rue Salah al-Din, et ont pu fuir en sautant le mur attenant au Garden Tomb, le site était fermé aux touristes ce jour-là, les portes ont été expressément ouvertes pour que les activistes puissent échapper à la police avec la complicité des responsables des lieux, qui sont tout acquis à la cause palestinienne qu’ils soutiennent au travers de plusieurs organisations.