Résistants au Panthéon : Le secrétaire départemental de l’UMP 53 dérape et fait le jeu des pétainistes
NDLR : Question : comment un petit c. de 38 ans peut se permettre le luxe de donner des leçons de morale et de comportement face à des résistants morts en combattant?
Habitué à la provocation, adepte des déclarations chocs, le secrétaire départemental de l’UMP 53, Gonzague Meunier, a tenté de salir la mémoire du résistant Jean Zay entré ce jour au Panthéon. Résultat, il fait le jeu des pétainistes et apparaît aux yeux de tous comme inculte en fait d’histoire de la résistance.
En effet, séduit par les déclarations du très catholique député Jean-Frédérc Poisson, le secrétaire départemental de l’UMP de la Mayenne a qualifié par un tweet l’inhumation de Jean Zay au Panthéon de « honteu(se) ». En accompagnant ses propos d’un lien conduisant aux déclarations scabreuses du député Jean-Frédérc Poisson, Gonzague Meunier reproche en particulier au résistant courageux d’avoir écrit dans sa jeunesse un poème maladroit comportant quelques mots virulents à l’égard de la France, un poème du reste instrumentalisé par les pétainistes pour nuire à Jean Zay. Les faits historiques sont têtus, Jean Zay fut, est, et restera à jamais l’un des résistants les plus emblématiques de la Seconde guerre mondiale.
Jean Zay, héros de la Seconde guerre mondiale.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Jean Zay alors ministre de l’Education nationale démissionne le 2 septembre 1939, pour rejoindre l’armée française et suivre le sort de sa classe d’âge. Son courage et son dévouement, au sein de la IVe armée, sont attestés par ses chefs militaires : « volontaire pour les missions les plus périlleuses et les plus délicates. » Résistant héroïque, Jean Zay devient rapidement la cible notoire de la campagne antisémite. Il est victime d’une campagne de presse orchestrée par Philippe Henriot, ministre de l’Information du gouvernement de Vichy, qui réclame la condamnation à mort du « juif Jean Zay » comme juif, franc-maçon, anti-munichois, anti-hitlérien et ministre du Front populaire. C’est à cette occasion que l’on ressort son poème de jeunesse Le Drapeau, volé préalablement et monnayé par des militants d’extrème-droite, et apporté comme preuve d’antipatriotisme. C’est ce poème, insignifiant au regard de ses actes de bravoure, qui permet notamment à Gonzague Meunier de salir la mémoire du résistant Zay, fusillé en criant : « Vive la France ! ».
Le 5 juillet 1945, la cour d’appel de Riom a réexaminé les faits reprochés au sous-lieutenant Jean Zay, et a constaté qu’à aucun moment il ne s’est soustrait à l’autorité militaire, et que « les poursuites intentées contre le sous-lieutenant Jean Zay ne peuvent s’expliquer que par le désir qu’a eu le gouvernement pétainiste d’atteindre un parlementaire dont les opinions politiques lui étaient opposées et qu’il importait de discréditer en raison de la haute autorité attachée à sa personnalité ». Elle réhabilite donc pleinement Jean Zay à titre posthume.
![]() |
![]() |










































