Des manifestants haredim bloquent l’entrée de Jérusalem
Samedi soir, l’entrée de Jérusalem a été le théâtre d’une importante perturbation du trafic provoquée par des manifestants haredim (ultra-orthodoxes) qui ont installé plusieurs barrages routiers, bloquant la circulation pendant près de deux heures. La police est intervenue pour disperser le rassemblement, permettant un retour progressif à la normale, tout en maintenant une présence sur place pour garantir la fluidité du trafic. Cette action a suscité une vive réaction des autorités locales, notamment du maire adjoint de Jérusalem, Adir Schwartz, qui a dénoncé une « ligne rouge » franchie par ces méthodes de protestation.
Les manifestants haredim semblent exprimer ainsi leur opposition à certaines pratiques jugées incompatibles avec leurs convictions, notamment en matière de respect du Shabbat. Cependant, cette forme de protestation, qui consiste à bloquer l’accès à la ville, a été vivement condamnée par les représentants des autorités municipales. Adir Schwartz, également président du mouvement Awakening, a souligné que personne n’avait le droit de « fermer la ville par des blocages de routes et des menaces ». Il a affirmé que la population libérale de Jérusalem ne céderait pas face à ces pressions et continuerait à fréquenter la ville, y vivre et y travailler même durant le Shabbat.
Cette opposition reflète un conflit plus large sur la nature de la vie publique à Jérusalem, une ville où cohabitent des communautés aux modes de vie très différents. Le maire adjoint a insisté sur le fait que Jérusalem ne deviendrait pas une ville fermée le Shabbat sous la pression d’intimidations. Il a aussi appelé la police à faire preuve de la même détermination qu’elle avait montrée dans d’autres incidents, afin d’assurer le respect de l’ordre public et la liberté d’accès à la ville pour tous.
Cette manifestation et la réaction qu’elle a provoquée illustrent les tensions persistantes entre les communautés ultra-orthodoxes et les autorités laïques ou libérales à Jérusalem. Ces tensions portent sur des questions sensibles liées à la vie quotidienne, notamment le respect du Shabbat, qui divise profondément la population. La capacité des forces de l’ordre à gérer ces situations sans escalade est cruciale pour maintenir la coexistence dans une ville marquée par des clivages religieux et sociaux importants.
À court terme, cette action des manifestants haredim et la réponse ferme des autorités locales pourraient exacerber les tensions entre les différentes communautés de Jérusalem. La question de la gestion de l’espace public et du respect des traditions religieuses demeure un enjeu central. Les autorités municipales et la police devront continuer à naviguer avec prudence pour éviter que ces conflits ne dégénèrent, tout en garantissant la liberté de circulation et la vie normale dans la capitale israélienne.
Le blocage de l’entrée de Jérusalem par des manifestants ultra-orthodoxes a mis en lumière un conflit latent sur l’organisation de la vie publique dans une ville aux identités multiples. La réaction ferme des autorités locales souligne leur volonté de préserver un équilibre entre respect des traditions et maintien de l’ordre public. Cette affaire rappelle la complexité des enjeux sociaux et religieux à Jérusalem, où la coexistence reste un défi quotidien.
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