Ce que révèle l’affaire Barbara Butch en réalité

Depuis quelques jours – l’affaire Barbara Butch en réalité -, cette phrase cinglante de Wladimir Rabi* me trotte dans la tête.

Lequel écrit en septembre 1945, dans la revue « Esprit » d’Emmanuel Mounier pour laquelle il collabore depuis longtemps, un article intitulé « Etat du judaïsme français » :

« Nous ne pouvons pas oublier. Nous n’oublierons jamais. Nous avons été « la balayure du monde ». Contre nous chacun avait licence. … Nous sommes désormais, des Séparés. Et nous sommes aussi les martyrs, c’est-à-dire les témoins de l’abjection humaine ».

Pourquoi cette réflexion me revient aujourd’hui ? Parce que certains – et ils sont très nombreux chez LFI mais pas seulement – ont un blanc-seing pour s’opposer, boycotter, insulter, agresser, condamner, etc. Il suffit du mot Israël pour voir toutes les barrières se lever pour justifier toute violence exercée.

Je dis souvent que comparaison n’est jamais raison, mais la méthode LFI rappelle les méthodes les plus odieuses de notre histoire ; et le pire c’est qu’ils agissent sous couvert de fausse respectabilité et de fausse bonne conscience. Il n’y a qu’à lire leurs commentaires dans les posts consacrés à l’artiste Barbara Butch. Autant haineux que révélateurs: plus aucun filtre.

Une note d’espoir quand même : beaucoup de Français – un pays où il y a eu beaucoup de justes sous l’Occupation – sont silencieux, mais ils observent et ils sauront pour qui ne pas voter aux prochaines élections…

Sur ce, samedi de paix et bonnes vacances.

*Immigré à Paris en 1910, Wladimir Rabinovitch devient avocat en 1930. Radié du barreau par le régime de Vichy en 1940 pour son origine juive, il est réintégré en 1944 et devient magistrat, profession qu’il exerce jusqu’en 1973, à Die puis à Briançon.
Écrivain, auteur d’essais et de pièces de théâtre, critique littéraire, son œuvre professionnelle est consacrée principalement au droit de la montagne et son œuvre littéraire au judaïsme et à son expérience pendant la Seconde Guerre mondiale.
Après la guerre, par ses articles et ses prises de position, il parvient à mobiliser l’opinion en faveur des enfants Finaly, en même temps qu’il fut, avant même le dénouement de l’affaire, son historien.
Historien du judaïsme, il avait publié dans Le Monde, sous le nom de Wladimir Rabi, plusieurs points de vue sur le sionisme et le conflit israélo-arabe.
Il est un des premiers soutiens de Pierre Goldman lorsque ce dernier est condamné en décembre 1974 à la prison à perpétuité pour l’assassinat de deux pharmaciennes alors qu’il crie son innocence.
Wladimir Rabinovitch meurt à 74 ans, le 6 avril 1981, dans un accident de la route

JForum.fr avec Meta

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire