Changement de régime, Trump a tout bloqué
Le Mossad avait élaboré un plan ambitieux pour remplacer le régime iranien en installant Mahmoud Ahmadinejad, ancien président de l’Iran, comme nouveau leader. Ce projet, dévoilé récemment avec des détails précis, s’est heurté à un obstacle majeur : l’arrêt des opérations clés par l’administration américaine sous Donald Trump. Malgré une préparation minutieuse et des opérations spéciales, le plan n’a pas pu être mené à terme, laissant Ahmadinejad sous surveillance stricte et le régime actuel inchangé.
Au cœur de ce dispositif, une invasion kurde devait déclencher un soulèvement interne contre le régime des ayatollahs. Cette offensive, soutenue par Israël et initialement envisagée avec l’appui des États-Unis, visait à mobiliser les forces kurdes, déjà expérimentées, pour créer une pression militaire décisive. Cependant, la Turquie, craignant pour sa propre stabilité face aux Kurdes, a convaincu Trump de stopper cette opération. Cette décision a été fatale au plan israélien, qui comptait sur un soutien aérien continu et une intervention coordonnée pour neutraliser les forces iraniennes dans les zones kurdes.
Les tensions entre les agences américaines et les pressions diplomatiques ont également joué un rôle. Alors que certains responsables américains auraient soutenu l’initiative, d’autres, notamment au sein de la Maison-Blanche, ont freiné l’opération, allant jusqu’à divulguer des informations à la Turquie pour faire échouer le projet. Par ailleurs, les frappes israéliennes sur des cibles stratégiques iraniennes ont été limitées, ne couvrant qu’une fraction des objectifs nécessaires pour accompagner l’insurrection kurde. Ce manque d’engagement complet a affaibli l’efficacité globale du plan.
Si le projet avait été pleinement exécuté, il aurait pu transformer radicalement la dynamique politique en Iran, en utilisant Ahmadinejad comme figure de remplacement pour le régime actuel. L’arrêt brutal de cette stratégie par les États-Unis a laissé le Mossad avec une opération inachevée, dont l’échec ne réside pas dans la conception mais dans l’impossibilité de la mener à bien. Ce cas illustre la complexité des alliances et des intérêts divergents au Moyen-Orient, où même des plans sophistiqués peuvent être compromis par des décisions politiques extérieures.
Le projet du Mossad visant à renverser le régime iranien via Ahmadinejad n’a pas atteint ses objectifs, non pas faute de préparation ou de volonté israélienne, mais en raison de l’intervention américaine qui a stoppé les phases cruciales de l’opération. Ce revers souligne les limites des actions clandestines dans un contexte géopolitique où les intérêts stratégiques peuvent rapidement changer, laissant des plans ambitieux inachevés et des enjeux régionaux toujours aussi complexes.
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