Le Hamas exploite le cessez-le-feu alors que Gaza se prépare à un affrontement inévitable.

Le Hamas accroît son influence sur Israël par le biais d’une offensive humanitaire, retarde les pourparlers internes palestiniens et s’appuie sur la médiation américaine pour prolonger un calme fragile dont ses propres dirigeants admettent qu’il ne durera pas.

Un répit pour le Hamas

Gaza bénéficie d’un cessez-le-feu temporaire depuis un mois et une semaine, offrant un répit au Hamas et aux autres organisations terroristes de la bande de Gaza. Malgré cela, les corps de trois personnes enlevées y sont toujours retenus.
Ces dernières semaines, le Hamas a multiplié les manœuvres dilatoires envers Israël et les médiateurs, prétendant avoir des difficultés à localiser les corps alors même qu’il en détient plusieurs ou connaît précisément leur emplacement.
L’objectif était d’exercer une pression sur Israël et de l’inciter à maintenir le cessez-le-feu. Cette tactique s’est avérée efficace, et le Hamas espère en tirer le maximum de profit.

Néanmoins, l’organisation terroriste devra tôt ou tard honorer son engagement et restituer tous les corps. À cette fin, elle tente de tirer profit de la crise humanitaire qui frappe Gaza et de solliciter une aide massive suite aux inondations provoquées par les récentes pluies.

La campagne a déjà débuté avec une série de vidéos montrant les conditions de vie déplorables des Palestiniens dans les camps de tentes. Ces vidéos sont adressées directement à la communauté internationale et aux États arabes. Le Hamas espère ainsi recentrer l’attention mondiale sur Gaza, qui a quelque peu perdu de son importance dans le débat international depuis le cessez-le-feu, malgré les discussions en cours autour de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question.

La bande de Gaza. Photo : Reuters

Le Hamas détourne systématiquement l’aide alimentaire

Des terroristes armés du Hamas ont été filmés sur des camions d’aide humanitaire à quelques centaines de mètres des positions de Tsahal dans la bande de Gaza.

Ces convois d’aide alimentaire vitale pour les civils Gazaouis sont souvent réquisitionnés.
Cette scène montre comment le Hamas exploite systématiquement les voies d’acheminement de l’aide, se dissimule derrière la population civile gazaouie et tente de détourner les vivres destinés aux familles en détresse.
Cette preuve explique également pourquoi Israël insiste sur une coordination stricte entre les organisations en charge de la distribution et impose des contrôles de sécurité rigoureux pour chaque camion entrant dans la bande de Gaza.

La question du désarmement du Hamas

Dans le même temps, le Hamas tente d’éluder la question du désarmement par un dialogue interminable et largement stérile avec d’autres factions palestiniennes. Plus d’un mois de pourparlers et d’échanges de messages avec l’Autorité palestinienne n’ont abouti à aucun accord définitif sur un nouveau cadre de gouvernance pour Gaza. Pendant ce temps, les militants du Hamas se déploient à nouveau dans les rues et renforcent leur emprise sur la bande de Gaza.

Le principal point de désaccord réside dans l’exigence du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et de ses conseillers que le Hamas remette ses armes, arguant que cela contraindrait Israël à se retirer complètement de la bande de Gaza.
Le Hamas, quant à lui, insiste pour conserver au moins ses fusils, au nom de la légitime défense, d’autant plus que ses combattants ont massacré des membres du Fatah il y a à peine 18 ans. De son point de vue, rendre les armes ne serait pas une décision particulièrement judicieuse.

Compte tenu de ces éléments, le principal moyen pour le Hamas de prolonger le cessez-le-feu réside dans ses relations avec les Américains. Le New York Times a rapporté ce week-end que l’envoyé spécial Steve Witkoff prévoyait une nouvelle rencontre avec Khalil al-Hayya, haut responsable du Hamas. Comme prévu, les discussions porteront sur le cessez-le-feu, et les dirigeants du Hamas semblent impatients de saisir cette opportunité.

Washington garant essentiel du maintien du cessez-le-feu

Ironie du sort, l’administration Trump est devenue le principal soutien du Hamas. Dès la conclusion de l’accord, l’organisation a considéré Washington comme le garant essentiel du maintien du cessez-le-feu.
Sans l’implication des États-Unis, Israël aurait probablement repris les combats très rapidement.

La question est maintenant de savoir combien de temps les piliers sur lesquels le Hamas s’appuie pour stabiliser le cessez-le-feu pourront tenir. Le principal, la libération des otages, est presque achevée.
Les deux autres, la campagne humanitaire et le dialogue interne palestinien sur les armes, sont fragiles. Même le dernier pilier, l’administration Trump, a laissé entendre à plusieurs reprises qu’elle tendait à s’aligner sur les positions d’Israël.

En effet, si Witkoff et son conseiller principal, Jared Kushner, concluent qu’aucun progrès n’est possible, ils soutiendront, à juste titre, toute décision prise par Israël. Le Hamas en est conscient dans une certaine mesure.
Ses membres sont déjà informés de la nécessité de respecter des protocoles de sécurité stricts par crainte d’assassinats ciblés. Il semble qu’à Gaza également, on prenne de plus en plus conscience que la reprise des combats n’est qu’une question de temps.

JForum.fr avec ILH et  jewishbreaking

 

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Asher Cohen

Sî le hamas avait eu l’intention d’ abandonner la bande de gaza, les terroristes seraient partis depuis bien longtemps. Or, les arabes ont une intégrité à leurs engagements telle qu’ils déchirent leurs accords de cessez-le-feu, immédiatement après les avoir conclus Le hamas attaque constamment au-delà de la ligne jaune et tire toujours des roquettes sur Israël. Vous appelez cela un cessez-le-feu ?

Une grande question est de savoir pourquoi le hamas a-t-il accepté de libérer d’un coup, 20 otages vivants ? Qu’avaient-ils à y gagner? Une trêve dans les combats ? Les 2 parties savent parfaitement qu’un cessez-le-feu n’est pas la paix, surtout avec des arabes en guerre depuis un siècle. La suite des évènements nous le dira.

adam

Rien à attendre du Hamas. Comme le Hezbollah, ils ne rendront jamais leurs armes, et Trump n’ pas la volonté de s’imposer car le Qatar l’en empêche.

Le problème est le Qatar, un pays de 300.000 habitants grand financeur des Frères musulmans qui sont en train d’islamiser tout l’occident sans retenue et sans se cacher. Jusqu’à quand tant de soumission au Qatar ? La puissance de ce petit pays est du vent, il suffirait de saisir ses avoirs en occident, comme cela a été fait avec les avoirs russes, jusqu’à ce que le Qatar rentre dans le rang. Et si cela ne suffit pas, il faudra renverser la monarchie qatari, ce qui ne devrait pas être très difficile.

La soumission de l’occident au Qatar ne tient que par la corruption des dirigeants occidentaux qui s’en mettent plein les poches, voir par exemple la corruption au Parlement européen. Le suicide de l’occident n’est en fait qu’une corruption massive de ses dirigeants.

Sam de BEO

Tout le monde semble surpris qu’un cessez-le-feu profite au hamas. Les Israéliens, surtout les dirigeants, netanyaMOU en tête, ont une mémoire tellement extriquée, qu’ils oublient qu’à chaque cessez-le-feu, le hamas s’est reconstitué.