Ministre de 1ère Ligne : La réconciliation avec ‘l’antisémite’ Erdogan a peut-être été une erreur

Alors que les affrontements en public, entre Netanyahu et Erdogan sur Gaza s’aggravent, le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, a déclaré, qu’avec du recul, la détente entreprise en 2016 n’aurait peut-être pas dû être approuvée

Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan assiste à une réunion du comité à la Knesset, le 14 novembre 2017. (Flash90)

Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan assiste à une réunion du comité à la Knesset, le 14 novembre 2017. (Flash90)

L’accord de réconciliation entre Israël et la Turquie, en 2016, pourrait être une erreur, a déclaré lundi le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, alors qu’une guerre des mots entre les dirigeants des deux nations, sur la bande de Gaza, devient de plus en plus vitriolique.

« En regardant en arrière, peut-être que l’accord n’aurait pas dû être approuvé », a déclaré Erdan à la radio de l’armée, en désignant le président turc Recep Tayyip Erdogan comme « un antisémite qui continue de soutenir le Hamas ».

Il a déclaré qu’Israël doit résister à l’hostilité et à l’antisémitisme d’Erdogan. Il est étrange qu’un pays comme la Turquie, qui massacre les Kurdes et occupe le nord de Chypre, soit accepté comme une nation légitime par l’Occident. « 

La Turquie a envahi des régions du nord de Chypre en 1974 et a annexé, plus tard, ce territoire, dans un mouvement qui n’est reconnu par aucun autre pays.

En janvier de cette année, la Turquie a lancé une offensive aérienne et terrestre dans l’enclave d’Afrin en Syrie pour éradiquer les unités de protection du peuple kurdes (YPG), que la Turquie qualifie de groupe terroriste, mais que les Etats-Unis considèrent comme un acteur de premier ordre, dans la lutte contre les djihadistes de l’État islamique. L’ONU a déclaré que 170 000 personnes ont fui Afrin à la suite de l’offensive turque. Des dizaines de civils ont été tués.

Erdan a tenu à souligner qu’il avait toujours eu des problèmes avec l’accord de 2016 avec Ankara, qui a mis fin à des années de crise diplomatique, suite à un raid naval israélien sur un navire « d’aide » turc essayant de violer le blocus israélien de Gaza.

Le Mavi Marmara est remorqué par un remorqueur qui quitte le port de la ville de Haïfa, dans le nord du pays, le 5 août 2010. (Herzl Shapira / Flash90)

« Je ne suis pas tout à fait à l’aise avec le vote que j’ai exprimé ce jour-là, et je ne l’étais déjà pas non plus, à l’époque », a-t-il déclaré. Il a expliqué qu ‘ »il y avait beaucoup de considérations pour et contre » et qu’il avait envisagé de s’y opposer, mais qu’il avait été convaincu par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Avec le recul, peut-être que l’accord n’aurait pas dû être approuvé », a-t-il déclaré. Mais il a ajouté qu’il parlait avec le recul et qu’Israël « n’avait pas le luxe de rejeter un compromis avec l’une des plus grands puissances du Moyen-Orient ».

L’accord de réconciliation de 2016 avec la Turquie a permis aux deux pays de rétablir les liens affaiblris par l’incident de la flottille du Mavi Marmara six ans plus tôt.

Les relations entre les anciens alliés ont implosé en 2010 à la suite d’un raid naval israélien contre un navire d’aide turc qui tentait de violer le blocus israélien de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. Le raid, dans lequel des commandos de Tsahal ont été attaqués par des militants à bord, a fait 10 morts parmi les Turcs et plusieurs soldats ont été blessés.

Les commentaires d’Erdan font écho à ceux du dirigeant de Yesh Atid, Yair Lapid, qui a qualifié l’accord d ‘ »erreur diplomatique » en décembre dernier. « A l’époque, Erdogan désignait Israël un » Etat terroriste « qui » tue les enfants « après la reconnaissance du président américain Donald Trump de Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Netanyahou a intensifié une guerre de mots avec Erdogan dimanche, lui disant qu’il devrait s’habituer à une réplique israélienne à sa rhétorique et qu’Israël n’était pas prêt à accepter les critiques de l’homme fort de Turquie.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 25 mars 2018. (Marc Israel Sellem / POOL)

« Erdogan n’a pas l’habitude qu’on lui réponde du tac au tac », a tweeté Netanyahu. « Il devrait s’y habituer. « 

Ses commentaires surviennent en un jour de va-et-vient, où les deux hommes publics n’ont eu de cesse de se brocarder tour à tour, Erdogan désignant Netanyahu comme un «terroriste» et Israël comme un «Etat terroriste».

Netanyahou a cdécrit ce qu’il a dit être les crimes de la Turquie : « Quelqu’un qui occupe le nord de Chypre, envahit les régions kurdes et massacre des civils à Afrin – ne devrait pas nous faire de sermon sur les valeurs et l’éthique », a déclaré Netanyahou.

Les commentaires de Netanyahu sont survenu, quand, plus tôt dans la journée, Erdogan l’a qualifié de « terroriste ».

Recep Tayyip Erdogan, président turc et leader du Parti de la justice et du développement (AKP), prononce un discours lors de la réunion du groupe parlementaire de l’AKP à la Grande Assemblée nationale de Turquie (Ankm) le 20 mars 2018. (AFP PHOTO / HAKAN GOKTEPE)

« Hey Netanyahu! Vous êtes un occupant. Et c’est en tant qu’occupant que vous êtes sur ces terres. En même temps, vous êtes un terroriste « , a déclaré M. Erdogan dans un discours télévisé à Adana, dans le sud de la Turquie.

« Ce que vous faites aux Palestiniens opprimés fera partie de l’histoire et nous n’oublierons jamais cela », a t-il dit, ajoutant: « Le peuple israélien est mal à l’aise avec ce que vous faites. Nous ne sommes, quant à nous, coupables d’aucun acte d’occupation. « 

Dans un autre discours, Reuters a cité Erdogan qui disait : « Vous êtes un état terroriste. On sait ce que vous avez fait à Gaza et ce que vous avez fait à Jérusalem. Vous n’avez personne avec vous, qui vous aime dans le monde. « 

Des manifestants palestiniens lancent des pierres sur les forces de sécurité israéliennes près de la frontière avec Israël, à l’est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 1er avril 2018. (Said Khatib / AFP)

Dimanche dernier, Netanyahou a fustigé la Turquie en réponse à l’affirmation de son président selon laquelle Israël aurait organisé une « attaque inhumaine » contre les Palestiniens lors des manifestations de masse de vendredi à la frontière avec Israël.

« L’armée la plus morale du monde n’acceptera pas les prêches de bonne moralité de quelqu’un qui, pendant des années, a bombardé sans discrimination une population civile », a-t-il dit, en référence évidente à la bataille d’Ankara contre les Kurdes.

« C’est apparemment la façon dont Ankara marque [le jour du poisson d’avril], » a tweeté Netanyahu en hébreu, à propos de la condamnation turque.

Samedi, Erdogan a déclaré, lors d’un discours à Istanbul : « Je condamne fermement le gouvernement israélien pour son attaque inhumaine ».

Les Forces de défense israéliennes ont déclaré samedi qu’au moins 10 des personnes tuées – les Gazaouis ont rapporté un bilan de 15 morts – étaient des membres de groupes terroristes palestiniens, dont le Hamas.

Pertes humaines à la suite des violences du 30 mars à la frontière entre Israël et Gaza identifiées par Israël comme membres de groupes terroristes. (Tsahal ou Forces de défense israéliennes)

Vendredi, quelque 30 000 Palestiniens (à peine 10.000, selon d’autres évaluations) ont participé à des manifestations le long de la frontière de Gaza, au cours desquelles des émeutiers ont lancé des pierres et des bombes incendiaires sur les soldats israéliens de l’autre côté de la barrière, brûlé des pneus et des débris de bois,et, en au moins un cas, les terroristes ont ouvert le feu sur des soldats israéliens.

L’armée a déclaré que ses tireurs d’élite ne prenaient pour cible que ceux qui prenaient des mesures violentes explicites contre les troupes israéliennes ou tentaient de percer ou d’endommager la clôture de sécurité. Des séquences vidéo ont montré que dans un cas, un émeutier, que l’armée a intégré dans sa liste des membres du Hamas, semble avoir été abattu alors qu’il fuyait la frontière. L’armée, en réponse, a accusé le Hamas d’avoir mis en scène et / ou fabriqué ses vidéos.

Samedi soir, le Hamas, un groupe terroriste qui cherche ouvertement à détruire Israël, a lui-même reconnu que cinq des morts de la soi-disant « Marche du Retour » étaient ses propres hommes armés.

L’AFP a contribué à ce reportage.

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2 Commentaires
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Photini Mitrou

“Le peuple israélien est mal à l’aise avec ce que vous faites. Nous ne sommes, quant à nous, coupables d’aucun acte d’occupation. “
Mais la Turquie c’est quoi? L’ancien empire ottoman mais avant cet empire il n’y avait ni Turquie ni Turcs dans la régions. Toutes les villes « turques » ont des noms grecs qui ont été turquisés!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Morin Yehouda

Vous oubliez le génocide arménien perpétré par l’armée turque. Ils préparent le génocide Kurde, après avoir nettoyé la turquie de toute opposition !!!