
Un réservoir Irakien, cible de l’explosion d’un terroriste-suicide dans la bataille de Mossoul
La campagne irakienne appuyée par les Etats-Unis et lancée en octobre dernier afin de libérer Mossoul des griffes de l’Etat Islamique est à bout de souffle, malgré tous les efforts réalisés par l’Administration Obama et le Premier Ministre irakien Haydar al-Abadi pour masquer cette débâcle.
Comme Debkafile le signale depuis trois semaines, l’opération de l’armée irakienne sur Mossoul a, jusqu’à présent, échoué, malgré un solide soutien aérien américain, donnant l’avantage aux djihadistes de Daesh occupant la plus grande ville d’Irak depuis l’été 2014.
Cette évolution -jusqu’à présent – négative a plusieurs conséquences, non seulement pour l’Irak, mais aussi pour la Syrie, la Jordanie, Israël et l’Occident dans son ensemble.
Les djihadistes ont endigués l’avancée des forces de l’armée irakienne en lui envoyant par vagues des centaines de tueurs-suicide sur son passage, à pieds et au volant de voitures-piégées. Cette tactique a infligé des pertes dévastatrices aux deux divisions d’élite irakiennes qui conduisent l’offensive : la Division d’Or (Golden division), qui est la colonne vertébrale des forces des opérations spéciales irakiennes, et la 9ème Division Blindée. Des pertes dévastatrices ont contraint ces deux bras armés à reculer et à se retirer du champ de bataille.
Cette semaine, un autre contingent de 1.700 hommes des forces spéciales américaines et de 4.000 membres de la police fédérale et des services anti-terroristes (CTS) irakiens ont été urgemment envoyés pour renforcer les lignes de front en train de s’écrouler. Leur déploiement se caractérisait officiellement comme devant marquer le lancement « de la seconde phase des opérations en vue de reprendre Mossoul ».
Leur fonction véritable était de renforcer les rares positions que les forces irakiennes ont conquises jusqu’à présent et ainsi de sauver l’offensive sur Mossoul d’être écrasée.
Les observateurs occidentaux remarquent, le 31 décembre, que de plus en plus de troupes américaines sont aperçues à l’intérieur de la ville assiégée et sur les lignes de front. Des combattants américains sont, par conséquent, en train de combattre face à face avec les djihadistes de Daesh, une évolution que l’Administration Obama se répugne à admettre, sans avoir jamais publié le nombre exact de vies américaines perdues dans la bataille de Mossoul.
Nos sources militaires ajoutent que les forces anti-terroristes irakiennes envoyées à Mossoul, étaient précédemment positionnées Bagdad afin de sécuriser la capitale contre les opérations terroristes islamistes et les tentatives de Daesh de s’emparer du centre-ville et des locaux du gouvernement national d’Irak. Leur transfert à Mossoul, à 356 kms plus au nord, expose le centre de Bagdad au terrorisme.

Et, inévitablement, samedi, deux terroristes-suicides se sont fait exploser dans la rue principale de la capitale, tuant 28 personnes et en blessant 40, lors de leur première attaque majeure à cet endroit, depuis mois et le début de la campagne offensive sur Mossoul.
C’est arrivé au lendemain de la diffusion, par le porte-parole du Pentagone Peter Cook, d’un rapport malvenu des services de renseignements américains disant « qu’ils pensent vraiment qu’Abu Bakr al Baghdadi est vivant et qu’il dirige toujours » le groupe islamiste et la bataille de Mossoul.
Daesh, pour sa part, a publié un nouveau communiqué menaçant, et qui élève ses mises en garde contre le Roi Abdallah II de Jordanie voisi et contre ses forces de sécurité, à la suite de ses agressions terroristes répétées au début de ce mois, contre la ville de Karak au sud, qui a fait dix tués et 29 blessés parmi les forces de l’ordre les agents locaux et les touristes, puis tué 4 autres policiers jordaniens deux jours plus tard.
Le communiqué informe : « Tous les soldats jordaniens, la police, les prédicateurs des Mosquées, les activistes de l’information et des médias, ainsi que tous les partisans du régime sont des cibles légitimes pour les balles et les couteaux des mujahidins. Toute la Jordanie est dorénavant un immense champ de bataille à ciel ouvert! ».
Daesh informe le monde de ses prochaines cibles, selon les sources antiterroristes de Debkafile, qui sont :
1. Le renversement du Roi et du régime Hachémite et
2. La conquête du Sud de la Jordanie.
Si Baghdadi parvenait à suivre ce plan, il gagnerait le contrôle d’une large bande de terre contiguë à Israël et au Sinaï égyptien, vers l’ouest et vers l’Arabie Saoudite au Sud, portant à partir de là la menace contre ces deux puissances et se positionnant suffisamment près pour bloquer le Port d’Aqaba, le seul débouché de la Jordanie vers la Mer.
Depuis la région désertique du Sud de la Jordanie, Daesh atteindrait aussi la proximité du Désert du Sinaï – grâce aux Bédouins israéliens et égyptiens – et serait en capacité de contrôler la route principale du trafic d’armes au Moyen-Orient et le centre des opérations du Sinaï, de ce marché commercial illicite et considérablement profitable.
DEBKAfile Analyse Exclusive 31 Décembre 2016, 5:20 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski
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si les djihadistes prennent la « proute » principale du trafic d’armes ; cela va vraiment PETER ET SENTIR MAUVAIS ! ! !
AM ISRAEL HAI ET BONNE ANNEE .
Je le pense aussi !