Si Aoun, qui est réputé être une girouette, à cause de ses infidélités à l’égard de ses alliances précédentes, est élu Président du Liban, ce sera lui qui choisira son Premier Ministre et qui dictera le sens de la politique étrangère du Liban ; en ce qui concerne Israël, cela signifie plus qu’un simple mal de tête en perspective.
Peu importe la façon dont nous le percevons et sous quel angle, cet oiseau de mauvais augure, le Général Michel Aoun ne peut apporter que des mauvaises nouvelles. Les 128 membres du Parlement à Beyrouth seront convoqués lundi prochain, 31 octobre, afin d’élire le prochain Président du Liban. S’il est déclaré vainqueur, le Général sournois, âgé de 81 ans, sera le 17ème Président de la république (bananière) du Liban. Mais, malgré les accords qui ont déjà été annoncés à grand bruit dans les médias, il n’est pas encore évident de savoir si Aoun obtiendra bien la majorité des deux-tiers, comme le requiert la constitution.
Le Liban n’a pas de Président depuis plus de deux ans et demi à présent. Le tout dernier, Michel Suleiman, a bouclé ses valises et est retourné à la maison, sans repenser à deux fois au jour où son mandat était censé s’achever. Depuis lors, le Parlement s’est réuni 37 fois, mais a failli à chaque reprise, incapable de sceller un accord pour désigner le prochain président. Les deux blocs principaux – le Hezbollah et le mouvement du Futur, mené par Saad Hariri— ont lancé des noms en l’air, se sont partagés des pots-de-vin et échangé des menaces – mais ils ne sont pas parvenus à rassembler une majorité suffisante.
Aoun n’a jamais caché ses ambitions de devenir le Président. Durant les années 1990, il menait un flirt prolongé avec des membres très importants de la communauté des renseignements d’Israël, avec deux messagers venus tout spécialement pour le rencontrer. Son assertion insistante, à l’époque, consistant à prétendre qu’un Liban dirigé par lui serait amical envers Israël, avait du mal à passer et à convaincre. Les documents écrits des Renseignements ont attribué au « Général » le nom de code de « l’Elastique », en soulignant sa pratique du changement de loyautés : une fois envers Saddam Hussein, une autre fois enverts le Président syrien Hafez, tout en maintenant durant toute cette période, une relation étroite à l’égard du Hezbollah.
A un certain moment, quand il a décidé de faire équipe avec le camp modéré au Liban, Aoun s’était emparé des micros pour exiger une protection complète contre l’invasion du Liban par l’armée syrienne. Mais, dès que les régiments syriens se sont déployés dans Beyrouth, il s’est enfui vers le bastion de l’Ambassade française. Dix mois plus tard, il a réussi à s’arranger un accord protégeant son évasion. Durant dix ans, il s’est livré aux plaisirs de la vie parisienne et, dès que le dernier soldat syrien s’est vu interdire de présence au Liban, il y a accouru pour proclamer qu’il n’avait rien changé de ses plans. Un de cesjours, jurait-il, il entrera au Palais de marbre de Baabda.
Avec plus d’un million et demi de réfugiés de Syrie, les combattants du Hezbollah patrouillant dans l’aéroport, les « guides » et « conseillers » des Gardiens de la Révolution iranienne, ainsi Beyrouth étant devenu un nids d’espions pour les services de renseignements occidentaux et arabes, le Liban a perdu toute souveraineté, même purement symbolique. Et des yeux scrutateurs suivent pas à pas l’énorme arsenal de missiles et de cargaisons d’armes qui ne cessent de parvenir de Téhéran.
L’année qui vient de s’écouler a été mauvaise pour l’ancien Premier Ministre libanais Saad Hariri. Ses patrons d’Arabie Saoudite ont annulé leur parrainage économique et interdit aux riches résidents de Riyad d’aller passer leurs vacances dans les hôtels luxueux et les boîtes de nuits de la Promenade de Jouniyeh. Hariri, dont le père milliardaire et ancien Premier Ministre Rafik Hariri, a été assassiné, au cours de la dernière décennie (2005), s’est juré qu’Aoun ne mettrait jamais un pied dans la résidence présidentielle. Mais en matière de politique et de réseaux libanais, la réalité s’impose toujours comme la plus forte. Jeudi dernier, Hariri a annoncé, de manière fort surprenante, son « soutien au Général » (?).
Cela vous paraît compliqué? Vendredi soir, le Secrétaire-Général Hassan Nasrallah a poussé Hariridans des problèmes supplémentaires, quand il a déclaré qu’il ne s’opposerait pas à ce qu’il soit nommé Premier Ministre. Cette annonce était destinée à révéler la profondeur de l’accord souterrain : donne-moi Aoun comme Président et je t’obtiendrai la position enviable, même si tu ne me la demande pas ».
Tout comme en Israël, les prérogatives officielles du Président libanais sont purement cérémonielles et honorifiques. Mais si Aoun – ancien Commandant de l’armée et personnage à fort réseau politique – est élu, c’est lui qui (comme Recep Tayyip Erdogan en Turquie) choisira le Premier Ministre et les Ministres et qui dictera la politique étrangère du Liban. En ce qui concerne Israël, cela signifie plus qu’un simple mal de tête : l’Iran pourra étendre ses bases avancées au Liban, personne n’osera exiger que le Hezbollah désarme et transmette ses armes à l’armée régulière et les Saoudiens seront furieux, alors que le niveau d’alerte en Israël, pour ce qui est de la frontière libanaise, montera encore d’au moins un cran.

Adaptation : Marc Brzustowski
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il est très probable que Hussein Obama sera embroché pour servir de méchoui au prochain Aïd-El-Kébir qui aura lieu à Ryad en Arabie Saoudite pour avoir signé un accord secret qui permet à l’Iran Chiite de fabriquer la bombe atomique pour menacer les Sunnites.
Pourvu que cela se réalise ainsi
Israel est exemple ,un ilot de civilisation au milieu de l enfer du moyen orient .
Les complices en eurabia et ceux des etats unis tentent de couler l etat Juif .Cela se repete depuis plus de 2000 ans , mais l Israel est toujours la .
Tous ces criminels encouragent les musulmans de la planete ,ils termineront submerges par les masses arabes et subiront la charia brutalement !