Les tirs de roquettes de Gaza ont immédiatement faite suite aux affrontement dans la ville de Jénine, ville de la bande cisjordanienne de Judée-Samarie. 

Les tirs de roquettes palestiniennes provenant de Gaza ont provoquer la mise en état d’alerte du sud d’Israël, juste avant l’aurore, mardi 1er septembre, à la suite d’affrontements importants qui ont éclaté dans le camp de réfugiés de Jénine en Judée-Samarie, lundi soir. Les circonstances de cet épisode ne sont pas encore complètement éclaircies. Israël minimise l’ampleur des heurts à Jénine, alors que les Palestiniens les présentent comme « La bataille la plus importante de la Troisième Intifada ». Un soldat israélien des garde-frontières et cinq Palestiniens ont été blessés.

Tout a commencé, selon les sources de Tsahal, lorsqu’une vaste combinaison de forces de Tsahal, du Shin Bet et des forces des opérations spéciales de la police, conduisant des dizaines de véhicules, ont pénétré dans le camp de Jénine, dans la nuit de lundi, pour encercler des suspects terroristes du Jihad Islamique et du Hamas. Dans le quartier d’Al-Hadaf, ils ont cerné les domiciles de Bassam Al-Saeedi, chef réputé du Jihad pour la bande csijordanienne et Majdi Abu al-Hejja, un agent opérationnel local de la branche armée du Hamas.

A un certain moment, le tir de roquettes israéliennes a gravement endommagé la maison d’Al-Saeedi.

Les sources de Tsahal disent qu’il ne s’agissait que d’une seule petite roquette, sans expliquer pourquoi elle a été tirée. Le porte-parole de Tsahal est le premier qui a parlé ‘d’un lourd échange de tirsé autour du bâtiment. Tôt mardi, ce terme « lourd » a été retiré du point de presse des reporters et, finalement, il n’a plus été question d’échange de tirs du tout.

Les Palestiniens prétendent que le chef du Jihad Islamique n’était pas à son domicile à ce moment-là et qu’il a ainsi pu échapper à ses poursuivants. Mais il n’y a pas eu un mot concernant le sort d’aucun des occupants de la maison ni s’ils ont été tués ou pas.

Est-ce que Tsahal a décidé de frapper le bâtiment et de le détruire en représailles à des tirs qui provenaient de cette position? Ou s’agissait-il d’une mise en garde au jihad Islamique et à d’autres groupes terroristes palestiniens, pour leur dire que, soit ils arrêtent leurs actions de retour à la violence, soit ils doivent s’attendre à la perte de leurs domiciles?

Un autre mystère concerne la façon dont Bassam Al-Saeedi a réussi à fuir son domicile à temps, jetant la confusion sur l’information parvenue au Shin Bet? A t-il obtenu à temps un tuyau sur le raid imminent de Tsahal pour l’arrêter?

Si les groupes armés palestiniens de la bande cisjordanienne ont mis sur pied un réseau de vigiles hors de leurs zones de résidence, afin de les prévenir de forces israéliennes en approche, cela permettrait d’améliorer leurs tactiques opérationnelles au même niveau que celui observé par leurs homologues du Hamas et du Jihad islamique dans la bande de Gaza.

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Alors que Bassam al-Saeedi a pu échapper à son arrestation, Majdi Abu al-Hejja, l’agent terroriste opérationnel du Hamas et son frère ont été capturés et emmenés pour interrogatoire.

En penchant lourdement pour des opérations de détention préventive contre les chefs terroristes suspects, les responsables des forces de sécurité israélienne agissaient, avec une quasi-certitude, suivant une décision de faire avorter toute tentative d’action terroriste visant à interrompre l’ouverture des écoles pour le premier jour scolaire de l’année, mardi 1er septembre. Le niveau de violence palestinienne dans la bande cisjordanienne ou à Jérusalem (ou en provenant) s’est accentué de façon drastique ces dernières semaines.

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Il y a treize ans, au paroxysme de la Seconde Intifada palestinienne, Israël avait lancé une offensive majeure contre le camp de réfugiés de Jénine. Treize soldats israéliens y sont morts au cours de la principale bataille du 5 avril 2002. Depuis lors, ce camp de réfugiés a prétendu  hisser haut l’étendard de la résistance armée palestinienne contre Israël et son armée. Les forces de sécurité qui y arrivent pour mettre des suspects en détention reçoivent des pluies de jets de pierres et des rafales de bombes incendiaires, de façon routinière. Cependant, les affrontements actuels et les échanges armés représentent une grave escalade dans la confrontation israélo-palestinienne en Judée-Samarie.

DEBKAfile  Reportage exclusif  1er Septembre 2015, 6:46 AM (IDT)

Marc Brzustowski

 

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