Des militants des droits des victimes pensent qu’Israël doit briser le cycle vicieux de la libération de terroristes en imposant des sanctions plus expéditives. “Car la plupart des terroristes libérés reviennent à des actions terroristes.”

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a bloqué, au moins temporairement, un projet de loi qui obligerait les juges à imposer la peine de mort aux meurtriers terroristes condamnés. Ce geste a provoqué la colère de l’initiateur du projet de loi, le député Sharon Gal (Israël Beitenou), qui a accusé le Premier ministre de ne pas prendre au sérieux la lutte contre le terrorisme.

Un outil de dissuasion puissant

Le projet de loi est farouchement combattu par certains députés, principalement, mais non exclusivement, par les gens de gauche. Ceux qui s’opposent à la peine de mort dans son principe font valoir qu’elle donnerait tout simplement aux terroristes tueurs un statut de martyr.
Mais elle est soutenue par de nombreux députés à droite, qui y voient un outil de dissuasion puissant et un juste châtiment pour les meurtriers idéologiques qui ne seront ainsi jamais réhabilités. Les victimes du terrorisme, et les militants des droits des victimes également, sont largement favorables à la proposition, estimant qu’elle empêche le plus odieux des tueurs de ne jamais être libéré lors d’un échange de prisonniers.
“Elle doit faire partie des outils juridiques contre la terreur”
Le procureur Ze’ev Dasberg – militant “Des droits des victimes terroristes”, qui a perdu sa sœur et son beau-frère dans une attaque terroriste, a souligné que, bien que ce ne serait pas une solution magique, la peine de mort “doit faire partie des outils juridiques contre la terreur “. Une telle peine devrait être appliquée” de manière très prudente, en tandem avec d’autres mesures, comme le dépôt de poursuites civiles qui visent à ruiner les groupes terroristes, leurs sponsors et les facilitateurs.”
“Mais la ligne de fond était qu’Israël a désespérément besoin de changer les règles du jeu. Chaque fois que nous libérons des terroristes, nous obtenons plus de terreur… plus de victimes.” Pourtant, malgré cela, il a déploré que les mêmes erreurs ont été constamment répétées : échanges de prisonniers dangereux comme l’affaire Shalit en 2011, où Israël a libéré des centaines de tueurs terroristes, alors que nous savions qu’ils allaient revenir au terrorisme peu de temps après.”

“Lutter contre le terrorisme afin de protéger les citoyens d’Israël”

“La discussion est toujours la même, le jeu est toujours le même : nous libérons des terroristes, nous revenons au terrorisme.” Mais Dasberg insiste qu’il est temps pour Israël de sortir de ce cercle vicieux. “Peut-être qu’il est temps d’arrêter et de changer quelques règles, et de se demander : “Quel est le meilleur moyen pour l’Etat d’Israël, pour l’armée, pour les gens… de lutter contre le terrorisme afin de protéger les citoyens d’Israël ?”


CAN

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire