Le PDG d’Orange Stéphane Richard a entamé jeudi une visite de deux jours en Israël afin de rencontrer les dirigeants du pays, huit jours après la vive controverse provoquée par ses propos, a appris l’ AFP auprès du groupe.
Cette visite vise à mettre fin à la polémique provoquée le 3 juin par une déclaration de M. Richard au Caire annonçant qu’Orange retirerait sa marque d’Israël immédiatement s’il ne s’exposait pas à de très gros risques de demande de dédommagement de la part de l’opérateur israélien Partner, qui utilise sa marque et son image dans le cadre d’un contrat le licence courant jusqu’en 2025.
Orange lui-même n’est pas opérateur de téléphonie en Israël.

Les propos de M. Richard avaient été immédiatement interprétés en Israël comme ayant une motivation politique, à un moment où l’agenda public israélien est dominé par les pressions internationales et une initiative mondiale non gouvernementale de boycott (BDS) destinée à pousser Israël à mettre fin à l’occupation des Territoires palestiniens.

Or l’israélien Partner opère non seulement en Israël, mais dans les colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés, comme l’y autorise sa licence d’exploitation, malgré le caractère illégal de la colonisation aux yeux de la communauté internationale.
Depuis lors, Orange s’est employé à désamorcer la polémique en indiquant qu’Orange aimerait en effet mettre fin à ses relations avec Partner, mais que ce projet était motivé par la volonté du groupe de maîtriser totalement sa marque et non par des raisons politiques. Le groupe a aussi assuré qu’il tiendrait ses engagements contractuels avec Partner.
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