L’Afrique du Sud a reconnu un versement de 10 millions de dollars en 2008 avant l’obtention du Mondial 2010 mais a nié que cette somme ait servi de pots-de-vin, comme le soupçonne la justice américaine dans le cadre du scandale planétaire de corruption qui frappe la Fédération internationale de football association (FIFA).
Les médias devant le siège de la Fédération internationale de football association (FIFA) à Zurich, en Suisse.

Cet argent a été déduit des 100 millions de dollars versés par la FIFA pour l’organisation de la première Coupe du monde en terre africaine, et était destiné à un fonds de développement de la Concacaf (Confédération d’Amérique du Nord, centrale et Caraïbes), a expliqué son président de l’époque, Danny Jordaan, dans le journal sud-africain Sunday Independent.

« Comment aurions-nous pu payer un pot-de-vin pour des voix quatre ans après avoir été choisis ? », s’est défendu M. Jordaan. Tout comme Thabo Mbeki, président de la République à l’époque, le gouvernement sud-africain actuel a rejeté avec véhémence les accusations de corruptions.
Warner a été arrêté cette semaine puis relâché sous caution. Cet ex-vice-président de l’instance mondiale du foot fait partie des neuf élus de la FIFA, actuels et anciens, inculpés mercredi par la justice américaine pour corruption, racket et blanchiment. Sept d’entre eux sont détenus en Suisse et refusent tous leur extradition aux Etats-Unis. Les 47 chefs d’inculpation portent sur des sommes d’un montant global de 150 millions de dollars.
Dans ce cadre, la banque Barclays, citée dans la procédure judiciaire comme ses concurrentes également britanniques Standard Chartered et HSBC, a ouvert une enquête interne pour vérifier si ses comptes ont été utilisés pour des transactions suspectes, selon une source proche du dossier. Le Serious Fraud Office (SFO), l’office britannique de lutte contre la délinquance financière, avait annoncé vendredi qu’il examinait des éléments en sa possession concernant ce scandale.
Dans l’autre volet de la tourmente déclenchée mercredi, qui concerne les conditions d’attribution controversées des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, la justice suisse a indiqué qu’elle interrogeait plusieurs membres actuels du comité exécutif de la FIFA « qui ont voté en 2010, qui sont toujours en place et ne sont pas résidents suisses ».

Deux membres actuels du comité exécutif qui avaient voté en 2010, Joseph Blatter, qui a été réélu vendredi pour un cinquième mandat, et le président de l’UEFA Michel Platini, vivent en Suisse et pourraient donc être interrogés à leur tour plus tard « si besoin est ».
L’acte d’accusation de la justice américaine publié mercredi soupçonne le Trinidadien Jack Warner, alors président de la Concacaf, d’avoir empoché cette manne en échange de trois voix en faveur de l’Afrique du Sud lors du vote pour l’attribution du Mondial 2010.
Le Monde.fr

 

 

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