An Israeli ultra-Orthodox Jewish man prays as others participate in the Cohanim priestly caste blessing during the Jewish holiday of Passover at the Western Wall, the holiest site where Jews can pray in Jerusalem's old city, Sunday, April 12, 2020. The Israeli government approved a tight quarantine of several areas of Jerusalem on Sunday, including the historic Old City, in a bid to slow the spread of the coronavirus in the city's most susceptible neighborhoods. (AP Photo/Sebastian Scheiner)
14 Mai 1948: quand fut proclamé l’État d’Israël (vidéo)….
Nathalie Sosna-Ofir 8 h le 14.05.2020

Il aura fallu 10 minutes aux Etats-Unis 🇺🇸 pour reconnaître le tout nouvel Etat d’Israël ce 14 Mai 1948 -72 ans jour pour jour- proclamé par David Ben-Gourion qui en deviendra le 1er premier ministre…Le Président américain Harry Truman le confirmera immédiatement par écrit…La Russie le fera dans la foulée…La France, quant à elle, attendra un an…

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Israël/14 mai: double anniversaire de la naissance de l’État et de l’inauguration de l’ambassade US à Jérusalem

70 ans plus tard, le 14 mai 2018, a eu lieu l’inauguration à Jérusalem de l’ambassade des Etats-Unis – jusque-là située à Tel Aviv – qui a à nouveau mis en lumière l’alliance et l’amitié israélo-américaines.

Cinq mois plus tôt, le président Donald Trump avait annoncé son intention de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, rompant avec ses prédécesseurs et passant outre les mises en garde venues de toutes parts.

Hier, soit deux ans plus tard, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo qui était en déplacement dans l’Etat hébreu, a rappelé lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qu’Israël avait « le droit de se défendre » et que l’Amérique serait toujours « à ses côtés ».

Le mur des Lamentations, dans la Vielle Ville de Jérusalem, le 12 avril 2020.

 

14 Mai 1948: David Ben Gourion proclama l’État d’Israël (vidéo)

Adaptation Jforum

Le vendredi 14 mai 1948 ne fut pas un jour comme les autres. Pour les Juifs, c’était le 5 Iyar de l’an 5708 du calendrier hébraïque. C’était aussi le jour où devait cesser le mandat britannique sur la Palestine. A minuit, Arabes et Juifs se retrouvaient face à face.

David Ben Gourion, président du Conseil national juif, a convoqué pour 16h00 les membres du Conseil, dans la galerie principale du musée de Tel Aviv, terrain neutre sur les plans politique et religieux.

Malgré le secret qui a entouré l’organisation de la cérémonie, la rumeur se répandit et la foule envahit les rues proches du bâtiment, situé boulevard Rothschild en plein centre-ville.

La salle, comble, parvenait difficilement à contenir tous les invités – 350 invitations ont été envoyées -, les journalistes locaux et étrangers, les cameraman et les photographes.

L’Orchestre philharmonique convoqué pour interpréter l’hymne national « Hatikva », a été relégué au deuxième étage.

Le long d’une table dressée sur l’estrade étaient assis onze membres du gouvernement provisoire, avec Ben-Gourion au centre. La rangée au-dessous était occupée par quatorze membres du Conseil national. Deux membres du gouvernement provisoire et dix du Conseil étaient absents.

A 16 heures précises, Ben-Gourion se lèva et frappa la table de son marteau. Debout sous le portrait de Théodore Herzl, père du sionisme, encadré de deux drapeaux frappés de l’étoile de David, il déclara d’une voix ferme: Permettez-moi de vous lire la déclaration d’Indépendance de l’État adoptée en première lecture par le Conseil national.

Dans la salle surchauffée régnait une atmosphère quasi mystique, faite de recueillement, du sentiment de vivre une journée historique, et d’appréhension pour l’avenir.

Sur un ton monocorde parfaitement maîtrisé, le petit homme à la longue crinière blanche se lança alors dans la description du contexte historique et des raisons pour lesquelles cette déclaration a été adoptée, puis, quasiment de la même voix, prononça ces mots : « Nous, membres du Conseil national, représentant la communauté juive de Palestine et le mouvement sioniste mondial, réunis en Assemblée solennelle aujourd’hui, jour de la fin du mandat britannique, (…) conformément à la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, nous proclamons la création de l’Etat Juif de Palestine qui portera le nom d’Israël ».

Ben Gourion poursuivit la lecture: les organismes de l’État, l’égalité des droits de tous les citoyens, la protection des Lieux saints; un appel à l’Onu d’admettre Israël dans la famille des nations, et aux habitants arabes à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l’État sur la base d’une citoyenneté égalitaire; enfin, un appel au peuple juif du monde à se rallier aux desseins des dirigeants du nouvel État.

Il lut l’ordonnance sur l’établissement de l’Etat qui investissait le Conseil national de l’autorité suprême en matière législative et révoqua toutes les dispositions du Livre blanc de 1939, notamment les décrets restreignant l’immigration juive. L’abolition de ces dispositions fut accueillie par les applaudissements enthousiastes de l’assistance.

Chaque membre du Conseil fut alors convié à venir apposer sa signature sur le document d’indépendance, un parchemin encore vierge sur lequel un texte dactylographié avait été agrafé, faute de temps.

Ben Gourion, qui a insisté pour que chacun signe de son nom hébraïque, commença puis les autres suivent par ordre alphabétique.

Il clôtura la séance qui n’avait duré que 32 minutes: « L’Etat d’Israël est né. La séance est levée. »

Dans les rues avoisinantes, grâce à des haut-parleurs, on pouvait suivre les événements: la liesse populaire éclata. On dansait et on chantait mais le premier Premier ministre du tout nouvel Etat ne partageait pas la joie de ceux qui l’entouraient.

Il nota dans son journal intime: « J’avais, moi, le cœur serré parmi les heureux. Il n’y avait aucune joie dans mon cœur. Je ne pensais qu’à une chose, à la guerre qu’il nous faudrait livrer… ».

Ben Gourion savait bien que, dès le lendemain, les pays arabes voisins lanceraient leurs armées à l’assaut de son pays. Dans quelques heures, les Britanniques, qui administraient la Palestine depuis trois décennies, seraient partis.

Cinquante ans déjà s’étaient écoulés entre le congrès de Bâle, en 1897, où Theodore Herzl avait théorisé l' »Etat des Juifs « , et la résolution du 29 novembre 1947 de l’ONU préconisant le partage de la Palestine en trois zones (une juive, une arabe et l’internationalisation de la vieille ville de Jérusalem).

Trente ans avaient passé depuis la fameuse « Déclaration Balfour » du 2 novembre 1917 par laquelle l’Angleterre envisageait favorablement l’établissement d’un foyer national juif en Palestine.

En fait, depuis le début du siècle, les Juifs n’avaient pas cessé de se battre pour voir ce rêve se concrétiser : contre les Arabes, puis contre les Anglais, la puissance mandataire, enfin depuis le vote de l’ONU, à nouveau contre les Arabes palestiniens, dans une terrible guerre civile.

La décision de proclamer l’indépendance le 14 mai à 16H00, pour ne pas profaner le shabbat, n’avait été prise que deux jours plus tôt. En 48 heures fut rédigé le texte de la déclaration d’Indépendance et organisée la cérémonie.

Fruit de la culpabilité de l’Occident après les atrocités nazies, l’État d’Israël fut donc établi à la hâte, sans fanfare, sans défilé militaire ni feux d’artifice, sans même lever de drapeau.

Les armées arabes se pressaient à ses portes, menaçant dès sa naissance le nouvel État.

 ladepeche.fr

 

Date: 14 mai 1948

Texte de la proclamation d’indépendance prononcé par David Ben Gourion, premier chef de gouvernement de l’État d’Israël.

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Source: perspective.usherbrooke.ca

3 Commentaires

  1. Egalité de tous ( race , religion,) mais il y avait une restriction non ?? accepter de vivre dans l’ ETAT NATION du PEUPLE Juif !!!
    Or , les arabes d’aujourd’hui ne veulent pas entendre parler d’une Nation du peuple juif !! elle doit être une NATION pour tous !!! ( où les juifs deviendraient des dhimmis comme dans les pays musulmans , quand ils existaient encore , …parce qu’aujourd’hui , allez trouver des juifs chez les musulmans !!!!
    même en EUROPE , ils partent tous chassés par le terrorisme musulman !!

  2. Est-ce nécessaire de parler d’une résolution , celle d u 29 novembre 1947 , qui d’une part contrevenait au TRAITE de la SDN qui disait que L’ETAT futur des JUIFS , de la Mer au Jourdain , ne pourrait plus être convoité pour y créer un autre ETAT !!! et d’autre part n’était qu’une suggestion puisque aucun pays arabe ne l’a accepté !!!
    Dès le départ , les arabes voulaient toute la Palestine Antique juive , et ABDALLAH n’a pas rechigné quand il en a eu 75% !!! ( Il se disait , le reste , on le prendra par les armes ) . Et ça marche , L’ONU remplaçante de la SDN fait tout et le contraire de la SDN qui devait pourtant être gravé dans le marbre !!!!

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