Aliyah : prêt à vivre “fast and furious”?©

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Bienvenue en Israël: Êtes-vous prêt à vivre Fast and Furious?
Pourquoi de nombreux immigrants et expatriés ont-ils du mal à comprendre et à s’acclimater à la culture israélienne? Cela peut s’expliquer, en partie, par le manque de compréhension des valeurs culturelles israéliennes : courage, énergie, opinions bien ancrées, impatience, créativité et improvisation, qui se manifestent dans la vie de tous les jours et dans le monde des affaires en Israël.

Qu’est-il arrivé au concept de ligne droite, et comment mon espace personnel a pu se transformer à ce point, avec quelqu’un d’autre qui respire dans mon cou pendant que je parle au caissier? C’est le souvenir que je garde de ma première révolution culturelle, au moment où je faisais l’Aliya.

Je ne me suis pas, alors rendu, compte qu’en venant des États-Unis, je devrais apprendre beaucoup plus que le simple fait de me frayer un chemin jusqu’au début d’une file d’attente. Mes amis ont parié que je ne tiendrais pas plus de six mois, car je n’étais pas fait de la matière brute qui définit les Israéliens. J’ai récemment marqué mon 24ème anniversaire frappé du sceau (d’)”Israël”.

Israël est synonyme de conflit, de manque de formalité et de manque de courtoisie, mais il est aussi associé à l'esprit d'entreprise, à la technologie, au chutzpah, à la créativité et au sentiment d'appartenance et de solidarité (Photo: EPA)

Israël est synonyme de conflit, de manque de formalité et de manque de courtoisie, mais il est aussi associé à l’esprit d’entreprise, à la technologie, à la chutzpah (le culot en yiddish), à la créativité et au sentiment d’appartenance et de solidarité (Photo: EPA)

 

Classé deuxième au monde en termes d’innovation (selon le Rapport sur la compétitivité mondiale 2016-2017) et hébergeant le Smart Dripper (tuyau goutte-à-goutte intelligent), la clé USB, le Dôme de Fer, le Waze (application mobile de navigation GPS), le Pill Cam (micro-camera), le Mobile Eye et bien d’autres, record des lauréats du prix Nobel dans le monde (par habitant), et voilà, nous avons un pays unique qui a atteint une croissance économique de plus de 50% en un peu plus de 60 ans.

Bienvenue en Israël

Israël est synonyme de conflit, de manque de formalité, de manque de courtoisie, de bousculades et de cris, de bureaucratie, de règles censées être flexibles. Cependant, Israël est également associé à l’esprit d’entreprise, à l’ambition, à la créativité, à la technologie, à la chutzpah (au sens noble du terme), à ​​la créativité, au sentiment d’appartenance et à la solidarité.

Situé sur une très petite bande de terre, Israël englobe un volume énorme en termes de diversité. Les immigrants qui diffèrent par la couleur et la culture apportent avec eux les langues et les coutumes d’Europe de l’Est, d’Afrique du Nord et d’Asie et intègrent dans leur culture l’absorption des Russes et des Ethiopiens, coexistant avec 20,7% d’Arabes israéliens. Trente-cinq pour cent des Israéliens sont nés à l’étranger et neuf sur dix sont des immigrants ou des descendants de la deuxième génération.

Alors, pourquoi de nombreux immigrants et expatriés ont-ils autant de mal à comprendre et à s’acclimater à la culture israélienne? Peut-être que cela est dû en partie au manque de compréhension des valeurs culturelles israéliennes : Courage, énergie, opinions chevillées au corps, impatience, créativité et improvisation, qui se manifestent dans la vie de tous les jours comme dans le monde des affaires en Israël.

Obsession de la survie

Considérez qu’Israël s’est trouvé sur la défensive contre ses voisins et une grande partie du monde depuis sa naissance. Cela a abouti à une mentalité très fière, presque provocante, qui se manifeste dans tous les aspects du commerce et de la vie en Israël, à commencer par le style de communication, la prise de décision, la négociation et la résolution des conflits.

Tsahal et égalité

Il existe une corrélation directe entre la culture de l’armée israélienne et la capacité à intégrer ces compétences dans le monde civil et professionnel. Compétences telles que l’analyse, la réflexion sur le tas, le développement du sens du commandement, la prise de responsabilité, le renforcement de la confiance et le manque de formalité.

Il y a une corrélation directe entre la culture de l'armée israélienne et la capacité de croiser ces compétences dans le monde civil et professionnel (Photo: Avihu Shapira)

Il y a une corrélation directe entre la culture de l’armée israélienne et la capacité de croiser ces compétences dans le monde civil et professionnel (Photo: Avihu Shapira)

 

En outre, l’une des valeurs fondamentales de la société israélienne est son caractère informel, qui est également mis en valeur dans l’armée, où l’on peut défier son supérieur si on a le sentiment qu’il a tort. En Israël, il y a peu de considération pour le statut et le titre. Les gens sont considérés égaux en valeur et non identifiés sur la base du privilège attribué, mais à travers leurs réalisations et leur intelligence. Cela se joue dans la façon dont l’information est partagée et communiquée dans les rangs, indépendamment de la position ou de l’ancienneté. Par exemple, le directeur général d’une entreprise ou d’une division sera beaucoup plus accessible que ce qu’il pourrait être ailleurs et écoutera tout membre de l’équipe sur un mode identique.

Liberté de parole / style de communication

La liberté d’expression est une valeur forte en Israël, et en tant que telle, les opinions sont présentées librement et vivement débattues. En regardant de l’extérieur, j’ai vu de nombreux hommes d’affaires occidentaux qui, après avoir écouté deux Israéliens se disputer pendant un processus de négociation, étaient convaincus que non seulement les négociations avaient été interrompues, mais que leurs relations étaient irrémédiablement brouillées, pour ensuite se laisser surprendre par le fait que l’un se retourne vers l’autre et lui demandée : “Qu’as-tu pensé de ce match de basket hier soir?”

Les Israéliens sont célèbres pour leur franc-parler, que beaucoup de non-Israéliens peuvent , au début, trouver intrusif. “Doogri” est le terme d’argot israélien, signifiant “direct”, “impoli” et “manquant de fioriture”, et c’est ainsi qu’on peut définir le style de communication israélien. Cela inclut une interruption constante, à mi-phrase, et le braconnage ou détournement des questions (où, au moment où vous ouvrez la bouche, un tiers israélien répond à une question qui vous est adressée). Cela fait partie de la culture de la communication où on ne comprend pas l’ambiguïté du langage et où elle est souvent interprétée comme de la malhonnêteté.

Politique, argent, religion

“Combien avez-vous payé pour votre appart?” ou “avez-vous une hypothèque sur votre maison?” et “combien d’enfants avez-vous?” à “êtes-vous à gauche ou à droite?” ou d’autres questions hautement personnelles ne sont pas tabou en Israël. Dans l’esprit de la franchise et de l’honnêteté, tout est ouvert à la discussion et au débat.

Tout le monde connaît tout le monde

Comme Israël est un petit pays, à un certain moment dans une réunion, la conversation se dirigera vers “où avez-vous servi dans l’armée?” seulement pour découvrir que l’oncle servait dans la même unité ou la mère était le professeur d’anglais au lycée. Il y aura toujours au moins une ou plusieurs personnes qu’ils connaissent en commun. Ce cadre crée une culture orientée vers les relations, dans laquelle les personnes sont plus importantes les tâches réalisées et où les relations sont utilisées pour atteindre les objectifs.

Une culture orientée vers la relation (Photo: Gil Yohanan)

Une culture orientée vers la relation (Photo: Gil Yohanan)

 

En outre, l’établissement de relations crée un sentiment de confiance et de collaboration qui est important pour les Israéliens lorsqu’ils font des affaires avec des étrangers. Ce n’est pas très différent de la culture américaine des affaires, qui reconnaît également l’importance de la confiance dans les relations d’affaires, mais fait des hypothèses différentes sur la façon dont la confiance est créée. Les Américains ont tendance à créer de la confiance à travers leur transaction commerciale et non à travers leurs connaissances personnelles.

La prise de décision

Israël est une culture individualiste. Dans cet esprit, l’accent est mis sur l’initiative et la réussite d’une personne singulière. Différent des cultures collectivistes, où le consensus de groupe est une partie inhérente à la prise de décision, en Israël, la prise de décision indépendante est la norme.

Cela dit, l’environnement politique et géographique est une métaphore de l’environnement des affaires où tout est possible et fluide. Tout ce que vous acceptez peut être sujet à des changements de dernière minute, même après la conclusion d’un accord, car des circonstances et des obligations soudaines plus importantes valident les ajustements et les changements.

Cela dit, Israël est une culture axée sur les tâches à accomplir et les résultats, où les résultats comptent plus que les processus, de sorte que la prise de décision est souvent rapide et efficace.

«Le feu est rouge, mais il n’y a pas de voitures sur la route. Attendez-vous le feu vert ou traversez-vous la rue parce que la situation le permet?

Les citoyens sont tenus de suivre et d’observer les règles dans l’intérêt d’une société saine et ordonnée. Dans les pays où les règles sont une valeur culturelle – comme les États-Unis, l’Allemagne et la Suisse – les citoyens apprennent très tôt à respecter les règles.

D’un autre côté, en Israël, tout le monde comprend qu’il est parfaitement acceptable de contourner les règles si cela sert un but. Les Israéliens apprennent dès le début que s’ils raisonnent assez longtemps, ils peuvent contourner les règles. Cependant, le revers de la médaille contribue à une façon de penser plus créative et à la capacité d’improviser à la demande.

Les Israéliens et la Ponctualité

Les Israéliens ont tendance à penser qu’ils sont aussi conscients du temps que les Américains ou les Européens, alors qu’en fait, ils sont beaucoup plus décontractés en ce qui concerne la ponctualité. Les Israéliens ont une vision du temps plus flexible, ce qui conduit parfois à une diminution de l’utilisation des horaires et des agendas ainsi qu’à des heures de début et de fin imprécises pour les réunions.

Bien que les calendriers soient établis et que les délais soient respectés, tout le monde s’attend à ce qu’ils soient déplacés pour s’adapter aux horaires fluctuants. Il y a un dicton en hébreu destiné aux inquiets chroniques : «Ne vous inquiétez pas, tout finira par s’arranger.» D’une certaine façon, cela fonctionne toujours, et si ce n’est pas le cas, il y a toujours moyen de résoudre le problème.

Compétitivité extrême et attitudes du «vainqueur-emporte-tout»

Les Israéliens négocient avec une mentalité à somme nulle. La deuxième place pour les Israéliens est une catastrophe, historiquement comme aujourd’hui. Ils vont continuellement pousser pour réaliser une meilleure affaire, basée sur des objectifs mutuels.

Déménager en Israël peut représenter une montagne russe culturelle, où l’on doit abandonner la courtoisie, le sens des formalités, tout en s’habituant à l’idée que vos clients se présentent tard pour une invitation à dîner. Mais si vous restez assez longtemps, vous constaterez que les Israéliens sont aussi amicaux, accommodants et prêts à aider. De plus, on ne se sent jamais seul en Israël, car vos voisins se présentent souvent à l’improviste pour demander du sucre ou une tasse de lait, ou pour savoir qui était le beau visiteur de la nuit dernière.

Arona Maskil|Publié le :  08.03.18 , 08:30

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9 COMMENTS

  1. C’est fini de nous prendre pour des c…

    Article de mythomane qui fait plus peur qu’autre chose.

    Ce qu’il y a de sur, c’est que la journaliste n’est vraiment pas lucide!

  2. Tout est faux dans l’article.
    Seul le pognon compte en Israel.
    Aucune courtoisie, c’est à celui qui écrasera le mieux l’autre.
    Avez-vous déjà été dans une file d’attente ? La Cata.
    Désolé, mais des potes l’ayant vécu.

    • M’étonne pas que ce saboteur de “Macronyme” soit un pur antisioniste de bas étage, avec ses petits potes franco-arrogants et fiers de dominer le monde.

  3. ” En Israël, il y a peu de considération pour le statut et le titre. Les gens sont considérés égaux en valeur et non identifiés sur la base du privilège attribué, mais à travers leurs réalisations et leur intelligence.” Une affirmation qui ne tient pas compte de la sous culture harédie, pétrie de culture de la soumission à une “aristocratie” auto proclamée, dont la valeur se fonde non sur la compétence, le travail ou le courage, mais sur un faux savoir et le mépris envers le commun des mortels.

    • Excellent et très juste ! La seule chose qui compte pour eux, c’est le nombre d’ouailles qu’ils peuvent maintenir à tous prix sous leur coupe, afin de justifier leurs émoluments …

  4. Ou est le temps de Ben Gourion et Golda Meir politiquement parlant ? (bien sur il y a eu des bavures, personne n’est parfait)
    N’oubliez pas qu’Israël a été fondé sur la base du socialisme, mais aujourd’hui ou est-il ?
    Il fallait survivre et c’était chacun pour soi dans un pays à défricher.
    Retrouver la culture de la galoute en Israël c’est refuser de s’intégrer.
    Oui les règles de vie sont différentes, mais c’est à nous Français de rester ceux que nous sommes, bien que beaucoup de Juifs Français n’étaient pas faits pour vivre en France.
    En France j’étais Juif, en Israël je suis Français, mais moi je sais que je suis Juif et c’est cela l’important !

  5. “pourquoi de nombreux immigrants et expatriés ont-ils autant de mal à comprendre et à s’acclimater à la culture israélienne?”

    Bonjour,
    Quand tous seront calqués sur la Torah (ou Tanakh, Bible), c’est avant tout cela le peuple de D-ieu, la Torah est le Chemin de Vie..le seule chemin à prendre. Et la Torah (l’enseignement de Hachem), n’est pas une religion, mais une relation avec le Saint-Béni soit-Il qui a choisi et conçut le peuple d’Israël à travers Moshè.
    Les religions cachent la face d’Adonaï Eloqim, et les “sans Torah” nient la Face de Hachem.
    La réconciliation des juifs et gentils, ne se fera qu’à travers la Parole de D-ieu.
    D’ailleurs la fin de cette histoire humaine (6000 ans environ) se terminera (bientôt – Miketz) comme l’Éternel l’a prévu das sa prescience, dans son plan de tout temps, dans son Livre divin, c’est Sa volonté.
    Que le Saint Béni soit-Il vous bénisse.
    Bien à vous.

  6. Quand êtes vous arrivé en Israël ? Moi en 1969, et Israël depuis est complètement bouleversé au niveau moral.Le sionisme n’existe plus, les uns sont des loups pour les autres, la solidarité à totalement disparu. Effectivement il est très dur aujourd’hui de s’integrer.

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