Zelensky a-t-il traité J.D. Vance de «fils de pute» devant les caméras du monde entier?
Lors d’une réunion tendue à la Maison Blanche, Volodymyr Zelensky aurait lâché discrètement une insulte, face aux attaques de J.D. Vance. Une vidéo virale lance le débat sur l’interprétation à donner à ce juron.
La tension était à son comble lors de la rencontre entre Volodymyr Zelensky, Donald Trump et son vice-président J.D. Vance, vendredi 28 février. Si les caméras du monde entier ont immortalisé ce pugilat de 45 minutes, un détail aurait pourtant échappé au public. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux semble montrer le président ukrainien, surpris et excédé par les attaques dont il fait l’objet, marmonner un discret «Suka Blyat», rapporte «The Economic Times».
Cette insulte, courante en russe et en ukrainien, peut être traduite par «fils de pute», mais elle est souvent utilisée pour exprimer frustration et colère, à l’image d’un «putain de merde» en français.
Le feu aux poudres
Retour en arrière pour comprendre ce qui a fait sortir Volodymyr Zelensky de ses gonds. Alors qu’il échangeait avec Donald Trump, J.D. Vance l’interrompt et l’accuse de faire de la propagande. Le vice-président enfonce le clou: «Vous devriez remercier le président Trump d’avoir tenté de mettre fin à cette guerre.»
Zelensky, visiblement irrité, réplique immédiatement: «Etes-vous déjà allé en Ukraine pour voir la situation de vos propres yeux? Venez une fois.» Mais c’est au moment où J.D. Vance répond qu’il a simplement «lu un rapport» que le président ukrainien, secouant la tête, aurait laissé échapper son fameux «Suka Blyat» – aussi orthographié «cyka blyat».
Contre J.D. Vance?
Sur les réseaux sociaux, les avis divergent sur la cible exacte de cette insulte. Pour certains, elle était clairement adressée à J.D. Vance, qui venait de minimiser la réalité du conflit ukrainien. D’autres estiment que Zelensky n’a fait qu’exprimer son exaspération et sa frustration face à l’attitude du vice-président. «S’il a dit ça, c’était peut-être juste un juron de colère, ce qui est compréhensible», commente un internaute.
Le contraste est saisissant avec la suite de son voyage. Dès le lendemain, le président ukrainien a été reçu à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui lui a réaffirmé son soutien. Deux salles, deux ambiances.
“Les choses ont dérapé”: JD Vance raconte les coulisses de l’altercation entre Trump et Zelensky
Il avait fait monter d’un coup le ton, reprochant au dirigeant ukrainien de “manquer de respect” aux États-Unis. Dans un entretien accordé à Fox News, le vice-président américain, J.D. Vance, a fait le point sur l’échange houleux survenu entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche vendredi.
Selon J.D. Vance, c’est le dirigeant ukrainien qui a voulu porter la discussion en public plutôt que dans le huis clos du Bureau ovale de la Maison-Blanche. “Le président a répondu: non, en fait, je ne veux plus avoir cela en privé. Je veux avoir cette vraie conversation en public pour que le peuple américain puisse la voir”, a-t-il affirmé.
Le vice-président s’est dit convaincu lundi que Volodymyr Zelensky finirait par accepter de discuter de la paix avec la Russie, après le fiasco de sa rencontre avec Donald Trump. Vance a estimé que le président ukrainien avait “montré un refus clair de s’engager dans le processus de paix” souhaité par le président américain. “Je pense que Zelensky n’y était pas encore, et je pense, franchement, qu’il n’y est toujours pas, mais je pense que nous finirons par y arriver. Il le faut”.
“Un objectif très clair”
“Trump a dit clairement que la porte était ouverte tant que Zelensky est prêt à parler sérieusement de paix. Mais on ne peut pas venir dans le Bureau ovale ou ailleurs et refuser de discuter, ne serait-ce que des détails d’un accord de paix. Lorsque cette attitude changera, lorsqu’ils seront prêts à parler de paix, je pense que le président Trump sera la première personne à décrocher le téléphone”, a-t-il poursuivi.
Vance rappelle que Trump a fixé “un objectif très clair” à son administration. “Il veut que les massacres cessent. Et je pense qu’il est très important que le président Zelensky et, bien sûr, le président Poutine, viennent tous deux à la table des négociations. Et c’est là que les choses ont finalement dérapé”, a rappelé le vice-président.
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