Israël étend son contrôle sur Gaza à 60%

Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou a officiellement reconnu que l’État d’Israël contrôle désormais 60 % du territoire de la bande de Gaza, une progression notable par rapport aux accords de cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025. Lors d’une réunion gouvernementale, il a déclaré : « Nous resserrons le nœud autour du cou du Hamas », soulignant ainsi la poursuite de la pression militaire sur ce groupe considéré comme terroriste.

Cette annonce confirme des suspicions exprimées par des médias et des organisations humanitaires, qui avaient déjà noté une extension du contrôle israélien au-delà de la « ligne jaune » définie dans l’accord de trêve. Initialement, Tsahal s’était retiré jusqu’à cette ligne, censée représenter environ 53 % du territoire. Cependant, des témoignages internes et des analyses géographiques ont révélé un glissement progressif de cette frontière, avec la création de nouveaux avant-postes et la destruction ciblée de bâtiments, ce qui a réduit la zone accessible aux deux millions d’habitants de Gaza.

En mars, une nouvelle « ligne orange » a été introduite, définissant une zone supplémentaire de 11 % du territoire sous contrôle militaire strict, où tout déplacement doit être coordonné avec l’armée israélienne. Selon les évaluations d’organisations internationales, cela porterait le contrôle effectif d’Israël à environ 64 % de Gaza. Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’avenir de la bande de Gaza, notamment sur le risque d’une division physique permanente du territoire, ce qui pourrait avoir des conséquences humanitaires et sécuritaires majeures.

Lors de la même session gouvernementale, Netanyahou a évoqué l’élimination récente d’Iz al-Din al-Haddad, commandant militaire du Hamas impliqué dans les attaques du 7 octobre. Il a réaffirmé l’objectif d’empêcher toute future menace émanant de Gaza, sans toutefois renouveler son engagement habituel d’anéantir totalement le Hamas. Cette position traduit une volonté de concentrer les efforts sur la neutralisation des capacités militaires du groupe, tout en gérant les implications politiques et sécuritaires d’une occupation partielle prolongée.

Cette évolution intervient dans un contexte politique interne complexe, avec des critiques sur l’utilisation possible de l’opération militaire à des fins électorales. Le gouvernement envisagerait de reporter les élections à l’été 2026, une décision qui pourrait être influencée par la dynamique sécuritaire actuelle. Par ailleurs, des voix internationales alertent sur le danger d’une fragmentation durable de Gaza, qui pourrait non seulement aggraver la crise humanitaire mais aussi compromettre la sécurité régionale à long terme.

En résumé, la reconnaissance officielle d’un contrôle israélien élargi sur Gaza marque une étape clé dans la gestion du conflit. Elle illustre la complexité d’un équilibre entre objectifs militaires, pressions politiques et enjeux humanitaires, dans une région où chaque avancée territoriale modifie profondément le paysage géopolitique et la vie quotidienne des populations concernées.

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