A fighter loyal to Yemen's separatist Southern Transitional Council (STC) holds the separatist flag in the southern Abyan province on May 18, 2020, following a three-hour ceasefire deal between pro-government troops and separatist forces. (Photo by Nabil HASAN / AFP)

Derrière des portes closes, un nouvel État au Moyen-Orient a été déclaré : Aden, une implantation dans la région sud-ouest du Yémen. Le Conseil de transition du Sud (STC) a pris le contrôle de la région, dirigé par le major-général Aidarus Qassem Abdulaziz al-Zoubaidi, gouverneur de la province d’Aden jusqu’en avril 2017. Aden était une colonie de la Couronne britannique de 1937 à 1963.

Étonnamment, lors d’une récente conférence de presse, le STC a exprimé une attitude positive envers Israël, bien que la question des relations diplomatiques officielles avec l’État juif n’ait pas encore été discutée. Hani bin Breik, vice-président du STC, a tweeté que «les relations entre Israël et le Qatar sont très bonnes». Dans son tweet, il a rappelé la visite historique de Shimon Peres à Doha et a salué la récente visite du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Oman. «Les Arabes et les Israéliens s’accordent sur une solution à deux États et les pays arabes normalisent leurs relations avec Israël.»

De nombreux Israéliens ont répondu positivement à ces sentiments et ont adressé leurs voeux au nouvel État autonome du Yémen. Diverses sources à Jérusalem ont déclaré à Israël Today qu’Israël organisait des réunions secrètes avec le nouveau gouvernement dans le sud du Yémen (la suite sur Israël Today).

 

Un Conseil de Transition du Sud soutenu par les Émirats arabes unis fait partie des «amis secrets» du Yémen envers Israël

Aidroos Al-Zubaidi, président du Conseil de transition du Sud du Yémen (STC), 10 août 2018 [Ali Mahmood Mohammed / Twitter]

Aidroos Al-Zubaidi, président du Conseil de transition du Sud du Yémen (STC), 10 août 2018 [Ali Mahmood Mohammed / Twitter]

Selon un article paru dans  Israel Today, le Conseil de transition (STC) séparatiste yéménite du sud, soutenu par les Émirats arabes unis est un «ami secret» d’Israël et un nouvel État au Moyen-Orient a été déclaré à huis clos, faisant référence au territoire détenu par le STC, qui comprend la capitale intérimaire d’Aden et plus récemment la conquête de l’île de Socotra, prise au gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite.

L’article, qui suggère que le port d’Aden «jette un œil amical sur l’État juif», cite une récente conférence de presse tenue par le STC qui a exprimé une attitude positive envers Israël, bien que la question des relations diplomatiques reste à discuter.

Hani Bin Briek, le vice-président du STC, a tweeté que «les relations entre Israël et le Qatar sont très bonnes» et a également raconté la visite de l’ancien président israélien Shimon Peres à Doha et la récente visite de l’actuel Premier ministre Benjamin Netanyahu à Oman. «Les Arabes et les Israéliens s’accordent sur une solution à deux États et les pays arabes normalisent leurs relations avec Israël.»

La position sur la normalisation des liens avec Israël suit les tendances actuelles parmi les États du Golfe, y compris le patron du STC, les Émirats arabes unis.

Le rapport indique également que de nombreux Israéliens ont réagi positivement et se sont félicités de l’évolution d’un «nouvel État autonome au Yémen», des sources informant  Israël Aujourd’hui que Jérusalem avait tenu des réunions secrètes avec le STC.

Vendredi, le chef du mouvement Houthi a  mis en garde l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis contre une normalisation avec Israël. “L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se rangent du côté d’Israël, qui est le principal ennemi du monde musulman“, a déclaré Abdul-Malik Al-Houthi dans un discours télévisé diffusé en direct depuis la capitale yéménite Sanaa. Le dirigeant houthi a précédemment souligné que le Yémen était aux côtés des Palestiniens contre l’occupation israélienne.

Le groupe soutenu par les Emirats, dirigé par l’ancien gouverneur d’Aden Aidrus Al-Zoubaidi, a annoncé en avril son  autonomie, bien que celle-ci ait été rejetée par le gouvernement en exil yéménite, internationalement reconnu ainsi que par l’ONU. Au début de ce mois-ci, le STC a également confirmé qu’il s’était retiré du soi-disant accord de Riyad, qui était un accord de partage du pouvoir destiné à mettre fin au conflit en cours entre le STC et les forces soutenues par l’Arabie saoudite au Yémen.

UAE-backed STC in Yemen ‘secret friends’ with Israel

Le STC Soutenu Par Les EAU Au Yémen, « Ami Secret » D’Israël

 

Selon un article paru dans Israel Today, le Conseil de transition du Sud (STC), un groupe séparatiste yéménite soutenu par les EAU, est « l’ami secret » d’Israël.

“Ami secret d’Israël au Yémen” est le titre de cet article qui démontre par la suite que l’ami secret en question est bel est bien le gouverneur de la province d’Aden.

“Ce nouvel ami est le nouveau gouvernement au sud du Yémen dirigé par Aïdarous al-Zoubaïdi, gouverneur de la province d’Aden”, écrit Israel Today.

“Depuis quelques semaines, le gouvernement d’Aïdarous al-Zoubaïdi établit des contacts avec le régime israélien. D’ailleurs, Al-Zoubaïdi avait auparavant parlé de ses “interactions positives” avec Israël, ce qui a étonné beaucoup de personnes en Israël. Des Israéliens ont pour leur part envoyé des messages de félicitation à la nouvelle autorité autonome du sud du Yémen, tandis que différentes sources israéliennes ont laissé entendre que Jérusalem se préparait à des réunions confidentielles avec le nouveau gouvernement du Sud yéménite.”

Le journal israélien ne manque pas de rappeler que “ce nouveau gouvernement a été formé il y a quelques semaines à huis clos au Moyen-Orient “, et qu’il est dirigé par le Conseil de transition du sud et son chef, Aïdarous al-Zoubaïdi.

Cette instance sécessionniste a été formée “à la frontière de l’un des plus importants détroits stratégiques de la région, c’est-à-dire, près de Bab el-Mandeb, dans un endroit entre la mer Rouge et le golfe d’Aden”, comme l’indique le journal.

Hani Bin Briek, le vice-président du STC, a affirmé sur Twitter que « les Arabes et les Israéliens s’accordent sur une solution à deux États, et les pays arabes normalisent leurs relations avec Israël ».

Les séparatistes du Conseil de transition du sud (STC) ont pris le contrôle de l’île stratégique yéménite de Socotra, située au large d’Aden dans l’océan Indien, et qui était aux mains de forces progouvernementales, ont indiqué des responsables des deux parties.

Cette opération approfondit la crise entre le gouvernement et les séparatistes du Sud qui n’arrivent pas à appliquer un accord de partage du pouvoir dans les zones échappant encore au contrôle des rebelles Houthis, qui sont au pouvoir dans une bonne partie du nord du Yémen, dont la capitale Sanaa.

Un haut responsable du STC, Salem Abdallah al-Socotri, a félicité les forces dépendant du conseil pour avoir « normalisé la situation » à Socotra, dans un communiqué publié tard samedi.

Le STC indique avoir commencé à appliquer le statut d’autonomie à Socotra. Les séparatistes, basés à Aden, avaient proclamé l’autonomie du Sud le 26 avril après l’effondrement d’un accord de paix avec le gouvernement, compliquant le conflit dans ce pays dévasté par plus de cinq ans de guerre.

De son côté, un porte-parole du gouvernement qui contrôlait jusqu’ici l’île, a dénoncé « un complot » à Socotra et souligné son rejet du fait accompli dans l’île, dans une déclaration publiée samedi soir par l’agence de presse officielle Saba.

Selon des sources militaires séparatistes, les forces du STC ont pris le contrôle samedi de l’île à l’issue d’une opération déclenchée vendredi et qui n’a provoqué que des affrontements limités avec les forces progouvernementales.

Les forces séparatistes sont entrées samedi à Hadibou, capitale de Socotra, et y ont établi des points de contrôle, selon les mêmes sources.

Le STC et le gouvernement sont en principe alliés au sein de la coalition militaire menée depuis 2015 par l’Arabie saoudite contre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

Les séparatistes, farouchement hostiles aux islamistes, ont indiqué que les forces pro gouvernementales basées sur l’île étaient composées en grande partie de partisans d’Al-Islah, parti islamiste allié au président Abd Rabbo Mansour Hadi. Ses origines remontent au Front islamique, une milice affiliée aux Frères musulmans financée par l’Arabie saoudite pour combattre le Front démocratique national d’obédience marxiste. Il s’agit du deuxième parti le plus important du pays après le Congrès général du peuple, dont est issu l’actuel président, Abdrabbo Mansour Hadi. Le parti possède également une branche armée.

Cette hostilité du STC vis-à-vis des islamistes est partagée par les Émirats arabes unis qui ont formé les unités combattantes et de sécurité des séparatistes et continuent de les soutenir. Les Émirats sont pourtant aussi un pilier de la coalition militaire internationale -menée depuis 2015 par l’Arabie saoudite- qui appuie le gouvernement yéménite dans sa guerre contre les rebelles Houthis, mais ils ont pris leurs distances avec le président Hadi.

L’île, située dans l’océan Indien à quelque 350 km de la ville portuaire d’Aden, tire son importance stratégique de sa position face à la Corne de l’Afrique, non loin du détroit de Bab al-Mandeb, qui commande l’entrée sud de la mer Rouge, et aux abords d’importantes routes commerciales maritimes. Socotra, souvent appelée “Galapagos de la mer d’Arabie”, a une biodiversité exceptionnelle avec une faune et une flore en grande partie endémiques

Cette guerre dans la guerre a compliqué un conflit qui, en une demi-décennie, a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué, selon l’ONU, la pire crise humanitaire en cours dans le monde.

emiratesleaks.com

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