Des gardes républicains à l’entrée de Matignon. Photo d’illustration. (NICOLAS MESSYASZ/SIPA)

Un suicide dans les jardins du Premier ministre ? Un gendarme de la Garde républicaine a été retrouvé mort ce lundi 5 novembre au matin, dans les jardins de Matignon. La thèse du suicide est privilégiée, a-t-on appris de sources concordantes.

Le corps du gendarme de 45 ans, chargé de la protection du bâtiment, a été retrouvé vers 9h30, ont indiqué une source policière et une source proche de l’enquête. Son arme de service était à ses côtés, a précisé Matignon dans un communiqué, ajoutant qu’une enquête était confiée par le parquet de Paris à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN).

L’homme était garde républicain en poste à la compagnie de sécurité de Matignon. Il était affecté « aux services de vidéosurveillance du commandement militaire », précise le communiqué. Il était marié et père de famille, précise RTL.

« Informé en Nouvelle-Calédonie de cet événement tragique, le Premier ministre adresse à la famille du défunt ses plus sincères condoléances », précise le communiqué.

« Il a tenu à exprimer son soutien aux camarades du gendarme décédé ainsi qu’à l’ensemble du personnel de Matignon. »

« Un profond malaise »

RTL rappelle ce lundi matin que des personnels chargés de la sécurité de Matignon avaient dénoncé « la dégradation de leurs conditions de travail », qui provoque un « profond malaise », dans une lettre anonyme adressée à leur hiérarchie, fin août, et dont l’AFP avait obtenu une copie.

Révélée par « l’Essor », la revue de la gendarmerie, cette lettre datée du 29 août est simplement signée « les gendarmes de la compagnie de sécurité de l’hôtel Matignon » (CSHM, 2e régiment d’infanterie de la Garde républicaine).

« Un profond malaise règne au sein de la CSHM depuis maintenant plusieurs mois. Le quotidien des gardes républicains, notamment leurs rythmes de travail et leur vie de famille, a été fortement affecté par l’accroissement du temps de service consécutif à une modification en profondeur des différents plannings de garde, à la multiplication des missions liées à la primature, avec comme toile de fond la menace terroriste permanente », écrivent les signataires.

Selon eux, « les dernières mesures prises ces dernières années n’ont pas enrayé la dégradation continue des conditions de travail ».

« Le manque d’effectifs toujours chronique reste problématique. De plus, l’organisation et les méthodes de management de notre commandement depuis l’été 2017 ne permettent pas aux gardes républicains d’accomplir sereinement leurs missions en raison d’une trop grande fatigue morale et physique liée à une surcharge de travail sans cesse croissante. »

« Nous sommes parfaitement conscients que notre démarche n’est pas conventionnelle », poursuivent-ils, soulignant leur devoir de réserve, mais « nous sommes arrivés à un point de non-retour ».

Interrogée par l’AFP, la gendarmerie nationale avait alors indiqué qu’une « mission d’évaluation » avait été diligentée par le Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), le général Richard Lizurey, auprès de l’IGGN, qui devait rendre ses conclusions le 12 octobre.

Le général Lizurey est « particulièrement attentif à la condition et au moral du personnel », assurait-on alors.

« Il suit avec la plus grande attention cette situation et tient à préciser que celle-ci n’affecte en rien le professionnalisme des gendarmes. »

(Avec AFP)

1 COMMENTAIRE

  1.  » Un mort à l’Elysée »

    Titre d’un prochain Best seller ?

    En effet nous avions eu François De Grossouvre sous Mitterrand .

    Sans oublier Félix Faure qui lui mourut de plaisir aprés le passage de Marguerite Steinhell .

    Encore un effort et nous n’aurons rien à envier aux Borgia .

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