Le dirigeant séparatiste Alexandre Zakhartchenko multiplie les annonces contre Kiev. Et souhaite mobiliser 100.000 habitants des régions rebelles.

Forts des récents revers infligés à l’armée ukrainienne , les rebelles prorusses ont annoncé vouloir mobiliser 100.000 hommes, au moment où les Etats-Unis réfléchissent à la possibilité de fournir des armes à l’Ukraine. Le dirigeant séparatiste Alexandre Zakhartchenko s’est dit prêt à arrêter l’offensive à la seule condition de pouvoir conserver les nouveaux territoires conquis.

 

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Le dirigeant séparatiste Alexandre Zakhartchenko multiplie les annonces contre Kiev. Et souhaite mobiliser 100.000 habitants des régions rebelles – AFP

« Nous n’avons pas besoin de sang. Nous sommes prêts à nous arrêter, mais seulement si nous restons où nous nous trouvons maintenant », a affirmé M. Zakharchenko au cours d’une conférence de presse lundi à Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, après que les séparatistes ont considérablement gagné du terrain par rapport à la ligne de partage établie dans les premiers accords de paix, en septembre.

Parlant des autorités pro-occidentales de Kiev, Alexandre Zakharchenko a en outre estimé que l’Ukraine était dirigée par « des représentants pitoyables du grand peuple juif ». Cela s’inscrit dans les méthodes antisémites de Poutine, qui se dit proche des juifs, mais qui surtout les châtie bien. Il avait plus tôt annoncé, cité par l’agence de presse officielle des séparatistes DAN, une mobilisation générale prenant effet dans dix jours de 100.000 habitants des régions rebelles.

5.000 morts en neuf mois

Selon l’agence de presse russe Tass, le président russe Vladimir Poutine s’est dit « extrêmement préoccupé » de la situation dans l’est de l’Ukraine, mais un haut responsable de l’administration présidentielle, cité sans que son nom soit donné, a soutenu cette mobilisation, la jugeant « compréhensible étant donné l’intensité des combats ». Ces déclarations interviennent après l’échec de pourparlers de paix à Minsk samedi , qui visaient à déboucher sur la signature d’un accord de cessez-le-feu mettant fin à des violences ayant fait plus de 5.000 morts en neuf mois.

La semaine dernière, les insurgés avaient menacé, en cas d’échec de ces négociations, d’élargir leur offensive à l’intégralité des régions de Donetsk et de Lougansk, dont une grande partie est toujours contrôlée par les autorités de Kiev. D’après le porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko, la mobilisation annoncée par M. Zakhartchenko signifie que les rebelles « n’ont pas de ressources humaines et ne sont pas arrivés à atteindre leurs objectifs, à savoir la prise de la ville stratégique » de Debaltseve, située sur la route reliant les capitales des républiques séparatistes de Donetsk et de Lougansk et théâtre d’intenses combats ces dernières semaines.

 

 

« Saper sa popularité »

Pour Serguiï Zgourets, expert militaire indépendant à Kiev, celle-ci pourrait laisser présager d’importants renforts à venir en provenance de Russie. « Les républiques séparatistes n’ont pas les moyens de mobiliser tant d’hommes sans recourir à des mercenaires russes », souligne-t-il. Un autre analyste ukrainien, Olexandre Souchko, estime que la Russie « n’a aucun intérêt à négocier un cessez-le-feu avant d’infliger une importante défaite militaire à l’Ukraine pour pouvoir dicter ses conditions ».

A Donetsk, fief des rebelles prorusses, l’annonce d’une mobilisation générale a toutefois pris de court les habitants. « Je n’y crois pas trop. Soit c’est faux, soit c’est dit à l’intention des médias ukrainiens », a réagi Alexandre, 28 ans, qui soutient pourtant les autorités séparatistes. M. Zakhartchenko est en train de « saper sa popularité auprès de ceux qui l’ont soutenu », ajoute-t-il.

Drones et missiles

Vitali, un web-designer de 24 ans, juge quant à lui que de telles initiatives « mènent à une impasse ». « Chaque jour, je me sens un peu plus otage (des chefs rebelles) », lance-t-il. Sur le terrain, les soldats ukrainiens et la population civile ont subi de lourdes pertes ces dernières semaines. Douze personnes, dont sept civils, ont ainsi encore été tuées en 24 heures, après un week-end sanglant au cours duquel ont péri une cinquantaine de militaires ukrainiens et de civils.

Signe de l’inquiétude croissante de l’Occident face à la perspective d’une victoire des insurgés, le commandement militaire de l’Otan et des responsables du gouvernement américain sont prêts à soutenir l’envoi d’armes défensives létales aux forces ukrainiennes, a affirmé le New York Times dimanche. « Aucune option n’est sur la table (mais) aucune n’en est exclue. Une discussion est en cours », a répondu lundi la porte-parole du département d’Etat Jennifer Psaki interrogée sur l’article du NYT lors de son point de presse quotidien. « Nous nous réservons le droit d’envisager toute une gamme d’options », a prudemment ajouté Mme Psaki.

Jeudi, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, fera une visite en Ukraine pour apporter « un soutien sans failles » à Kiev. Dans un rapport indépendant rendu public aux Etats-Unis, plusieurs groupes de réflexion incitent de leur côté les Etats-Unis à envoyer à l’Ukraine des armes pour un montant de trois milliards de dollars, parmi lesquelles des drones de reconnaissance et des missiles antichars.

Source AFP

 

 

4 Commentaires

  1. Comment peut-on déformer les paroles dites de cette façon? Suivez l’exemple de AFP (qui devrait être exclu de ce site pour tous les mensonges propagandistes débités sur Israël et le Moyen-Orient en général). La Russie de Poutine aide et suporte les Juifs de son pays. A tel point d’ailleurs, que Poutine et Medvedev sont traités de « sales sionistes » par les ultra-nationalistes russes lors des meeting anti gouvernementaux téléguidés depuis la Maison Blanche. La Russie entretient d’excellentes relations économiques et technologiques avec Israël. En Russie les supermarchés Kossher ainsi que les synagogues ne sont pas protégées par la police, les actes antisémites sont inexistant et la population en général se tient au côté d’Israël – à par les quelques 51 000 néo-nazis bien entendu, lesquels d’ailleurs comme en Ukraine sont bon copains avec les Djihadistes. Quant aux paroles de Zakhartchenko, elles ont été tirées du contexte, d’ailleurs maladroitement: si le chef sepératiste parle du « Grand peuple Juif » il fait un bien piètre antisémite! De quoi s’agit-il? Il fait ici allusion au multimiliardaire oligarche de Dniépropetrovsk Kolomolsskii, qui emploie une partie de son immense fortune pour financer les légions néo-nazis du parti « Praviy Sektor », lequels arborent dans leurs bataillon l’ancienne insigne des divisons SS ukrainiennes, chose qyi a causé un tollé en Allemagne comme en Israël. Ces gens et le gouvernement de Kiev sont en train de réhabiliter les criminels de guerre ukrainiens qui servaient fidélement le 3ème Reich, surtout en traquant les Juifs ukrainiens, polonais et lituaniens. La légion de Bandera, elle a fournit le personnel « spécialisé » de Sobibor et d’Auschwitz. Aujourd’hui, ils commencent à dresser des statues à ces monstres, font des défilés aux flambeaux en scandant des slogans contre les « Djid » et les « moskali » ( les « youpins » et les « ruski » et n’hésitent pas à abattre qui conque n’accepte pas leur doctrine. Que le gouvernement de Kiev est entre les mains de nazis, est un fait que de plus en plus de pays européens reconnaissent (enfin). Ces « représentants pitoyables » en parlant de ces collabos est à mon avis une expression trop indulgente sur ces gens-là, je dirais moi, des »salopards ».Pourquoi les médias européens ne parle pas du feu nourri des hordes nazies dans le centre des grandes villes, sur les écoles, les hôpitaux, les églises et les entrepos de nourriture? les 5000 morts dont on parle ici, sont à 82% des civils ukrainiens.

    • Je cite ici un autre article paru sur le Forum:
      « Svoboda, qui veut dire liberté en ukrainien, s’appelait le Parti social-national d’Ukraine jusqu’en 2004.

      Le rabbin Pynchas Vyshedski assure que les dirigeants de Svoboda sont bien antisémites.

      “Je n’ai besoin d’aucune preuve car j’ai lu à plusieurs reprises leurs textes et leurs déclarations”, indique-t-il. »
      Quel est la différence entre un parti social national et un parti national socialiste? Qui plus est le parti « Praviy Sektor » est encore plus extrêmiste que ce « svaboda »!

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