Tamouz 5779: quels secrets du nouveau mois (vidéos)?

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A partir de ce soir, Mardi 2 juillet 2019, nous fêterons le premier jour, Rosh Hodesh, du nouveau mois hébraïque, Tamouz.

En prenant Nissan pour le premier mois de l’année, Tamouz en est le quatrième.

Nous n’attendons aucune fête pour réjouir nos cœurs et nos êtres mais, au contraire, nous savons que dans notre histoire au cours de Tamouz ont eu lieu des événements fâcheux qui se sont poursuivis dans le premier tiers du mois suivant.

Cependant, avant que d’évoquer le caractère éprouvant de ce qui eut lieu le 17 de Tamouz, nous évoquerons le fait historique du 3 Tamouz: lorsque les Amoréens attaquèrent les Enfants d’Israël et que Josué, qui était à la tête du peuple d’Israël, vit qu’il manquerait de temps pour les vaincre, il saisit son glaive et le brandit en direction de la lune et du soleil en priant D. d’arrêter leur course pour permettre au peuple de vaincre son ennemi et le soleil interrompit sa course !

Le 9 tamouz de l’an -586, les armées de Nabuchodonosor pénétrèrent dans la ville sainte laissant ainsi présager du désastre qui surviendrait un mois plus tard.

En dehors du jeûne de Kippour inscrit dans la Torah, nous jeûnons à 6 autres reprises dans le courant de l’année mais, quatre d’entre eux sont liés entre eux par la douloureuse histoire du Temple.

Le 3 tishri pour le Jeûne de Guedaliya gouverneur de Jérusalem assassiné lors de la prise de la ville, le 10 Tevet à l’occasion de la première faille faite dans les murailles de Jérusalem, le 17 Tamouz le siège de Jérusalem et le mur d’enceinte de la ville s’écroula permettant ainsi aux troupes de Titus d’entrer et de fouler au pied les pavés de la capitale après qu’elle eût été prise d’assaut.

La Mishna (Taânit chapitre IV mishna 6) cite cinq autres faits regrettables pour notre peuple qui se sont également déroulés un 17 tamouz : le bris des premières tables de la loi par Moïse, c’est encore à cette date que cessa le korban tamid, la cité fut prise d’assaut à cette date, Apostémus a brûlé un sefer Torah un 17 tamouz et une idole fut introduite au sein du Temple.

Dans les communautés ashkenazes, l’on s’abstient de réjouissances et de célébrations familiales dès le 17 tamouz alors que pour les communautés sefarades c’est seulement au mois d’ Av que se comprennent les règles de deuil du Temple.

Caroline Elishéva REBOUH

Nommé d’après l’antique divinité du soleil babylonien (Ezéchiel 8:12–18), le mois de Tamouz est le dixième à partir de Tichri.

D’origine araméenne (tamouzi), le mot tamouz n’apparaît qu’une seule fois dans la Bible, où il désigne le nom d’une idole (Voir Ezéchiel 8, 14 et commentaires).

Il y est connu à plusieurs reprises (Jérémie 39, 2 ; 52, 10 ; Zacharie 8, 19) sous le nom de « quatrième mois ».

Bien que son origine ne soit pas hébraïque, les lettres qui forment le mot tamouz sont présentées par certains comme les initiales – dans le désordre – de זמני תשובה ממשמשים ובאים (zemanei techouva memachmechim ou-baïm – « les jours du repentir sont imminents »), afin de marquer qu’avec ce mois commence le quatrième quart de l’année avant Roch hachana.

La forme de la lettre ‘het se compose des deux lettres précédentes de l’alef-beit hébraïque, le vav et le zayin (correspondant aux deux mois précédents Iyar et Sivan) reliées entre elles sur le dessus par un « pont » très fin.

En relation avec le sens de la vue, la forme du ‘het représente la dynamique de la lumière spirituelle qui est émise à partir des yeux (le vav) et la lumière matérielle qui provient en retour de l’objet observé, en direction des yeux (le zayin).

Il entame la « saison » (tekoufa) de l’été. Nous avons encore dans l’idée que la nature possède ses propres lois fonctionnant de manière autonome et immuable.

Il n’est pas difficile d’en comprendre la raison. La Nature, qui trouve sa parfaite illustration dans le soleil, est une force plutôt impressionnante.

Bien que le soleil se trouve à une distance incommensurable de la terre, toute personne ayant déjà souffert d’un sérieux coup de soleil sait le peu d’importance que revêt cet éloignement face à l’immense quantité de chaleur, d’énergie et de lumière qu’il génère.

Lorsque nous exploitons cette énergie pour le bien ou pour le mal, nous avons le sentiment d’avoir maîtrisé des forces qui dépassent largement les nôtres.

Nous nous concoctons une mixture épouvantable en mélangeant le culte de la nature à celui de nous-mêmes.

Nous nous en servons pour détruire la planète sur laquelle nous vivons, les personnes avec lesquelles nous la partageons ainsi que notre propre intégrité spirituelle.

Les trois mois de cette saison, Tamouz, Av et Eloul, correspondent aux trois tribus du campement de Réouven – Réouven, Chimon et Gad – qui étaient placées au sud.

Le signe du zodiaque sous lequel il est placé est celui du « Cancer », du latin signifiant « crabe ».

Diverses interprétations ont été proposées à propos de ce lien. Selon Keli yaqar (ad Devarim 1, 1), l’une des caractéristiques du crabe est qu’il se déplace de côté.

De la même façon, les enfants d’Israël, au lieu de se diriger vers Hachem le 17 tamouz, s’en sont détournés.

On a également rapproché le crabe, qui vit dans l’eau, de Moïse qui a été sauvé des eaux.

 

L’exemple du peuple dans le désert

Notre fragilité en cette période sera mieux comprise si nous analysons ce qui s’est passé pour les bnéi Yisrael dans le désert.

Moshé a quitté le campement pour aller recevoir la Torah le 7 du mois de Sivan que nous venons de terminer; il avait annoncé qu’il serait absent 40 jours et reviendrait avec la Torah. Le peuple a donc compté et attendu.

Dès que les 40 jours furent terminés à ses yeux, il perdit espoir et alla se raccrocher aux anciennes divinités d’Egypte et fit le veau d’or.

Pourtant, le peuple n’avait fait qu’une petite erreur dans le calcul des 40 jours. Une impatience et une infidélité de 6 heures seulement.

Manque de compétence, manque de confiance, manque de stabilité.

C’est ce que nos Sages appellent l’action du Satan le provocateur, le perturbateur qui met à l’épreuve.

Reconnaissance envers les femmes

Les femmes n’apportèrent aucun or de leurs bijoux pour faire cette idole et, depuis et de nos jours dans les familles pratiquantes, en reconnaissance de la stabilité qu’elles ont eu en ces jours d’épreuves, les femmes sont dispensées de tout travail pénible chaque premier jour de chaque mois, et plus encore en ce mois de Tamouz.

Roch Hodesh Tamouz plein de joies !

Sources:

J.K Zal

 la rabbanite Tsipporah Heller

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