Israël/Palestiniens: Salvini accuse l’UE de parti-pris anti-israélien
Le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini en Israël le 11.12.2018Matteo Salvini / Facebook
Le ministre israélien de l’Intérieur Matteo Salvini, en visite en Israël, a dénoncé mardi la position « déséquilibrée » de l’Union européenne, qu’il juge trop critique à l’égard de l’Etat hébreu, sur le conflit israélo-palestinien.
M. Salvini est arrivé mardi en Israël pour une visite éclair de 24 heures lors de laquelle il doit notamment rencontrer le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
« L’Union européenne ces dernières années a été absolument déséquilibrée (…) dans sa gestion du conflit du Proche-Orient, condamnant et sanctionnant Israël toutes les 15 minutes », a-t-il dit lors d’un point de presse.
Qualifiant Israël de « rempart de sécurité pour les valeurs européennes et occidentales dans la région », il a estimé que « quiconque veut la paix soutient Israël« .
Interrogé sur l’absence de rencontre prévue avec des dirigeants palestiniens, M. Salvini a répondu qu’il le ferait lors d’une « prochaine visite » car son emploi du temps était trop chargé cette fois-ci.
En visite dans l’Etat hébreu pour une visite officielle de deux jours, M. Salvini s’est rendu à la frontière nord avec le Liban, alors que l’armée israélienne a découvert ce mardi un troisième tunnel creusé par le mouvement terroriste Hezbollah.
« Qui veut la paix doit soutenir le droit à l’existence d’Israël. Je viens d’aller à la frontière nord avec le Liban, où les terroristes islamistes du Hezbollah creusent des tunnels et lancent des missiles pour attaquer le rempart de la démocratie dans cette région », a-t-il posté sur les réseaux sociaux.
Le ministre italien souhaite « lutter contre le terrorisme islamique et rétablir la paix et la stabilité », et renforcer la collaboration et l’amitié entre le peuple italien et le peuple israélien.
La visite en Israël du ministre italien et chef de la Ligue (droite nationaliste) a suscité une polémique, notamment au sein de la gauche israélienne.
Celle-ci accuse M. Netanyahou de laisser certains dirigeants étrangers se servir d’Israël pour réfuter les allégations d’antisémitisme pesant contre eux ou leurs partis, et de favoriser leur discours radical, entre autres contre l’islam.
M. Salvini a balayé les critiques, rappelant qu’il s’agit de sa « quatrième » visite en Israël, sans préciser si ces visites avaient toutes eu lieu depuis sa prise de fonction ou si elles lui étaient antérieures.
« Notre gouvernement combattra toutes les formes de violence antisémite, quelle que soit la manière dont elles se manifestent », a-t-il affirmé.
Plus tôt ce mardi, Matteo Salvini avait annoncé sa venue sur les réseaux sociaux.
« Salutations depuis Tel Aviv, mes amis. Dans mon hélicoptère, prêt à survoler Israël et à visiter les tunnels construit par les extrémistes islamistes dans le nord du pays. #SalviniIsraele », a indiqué le patron de l’extrême droite italienne, faisant référence aux constructions souterraines du Hezbollah, récemment découvertes à la frontière israélo-libanaise.
Un saluto da Tel Aviv, Amici. In elicottero, pronto a sorvolare Israele e a visitare i tunnel costruiti dagli estremisti islamici nella zona Nord del Paese. #SalviniIsraelepic.twitter.com/GYBIcQFybq
— Matteo Salvini (@matteosalvinimi)11 December 2018
Cependant, dans une récente interview accordée à la chaîne CNN, le président israélien a indiqué que les mouvements néo-fascistes ne devaient pas être autorisés en Israël, alors que Matteo Salvini est à la tête de la Ligue, un parti politique italien d’extrême droite.
Si le ministre de l’Intérieur a déjà indiqué – après une visite dans l’Etat hébreu en 2016 – qu’il était « un ami et un frère d’Israël » éprouvant « une grande estime et un profond respect pour la force de résilience [de ce pays] qui vit dans une région aussi difficile », le président israélien a lui estimé que l’on ne pouvait pas souhaiter un rapprochement avec l’Etat hébreu tout en étant néo-fasciste.
« Le néo-fascisme est totalement opposé à l’esprit, aux principes et aux valeurs sur lesquels l’Etat d’Israël a été fondé », a indiqué Reuven Rivlin dans son entretient donné à la chaîne américaine.
Matteo Salvini a rencontré mardi soir le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, à l’hôtel King David de Jérusalem.
Dans la ville sainte, le ministre italien de l’Intérieur doit également visiter le pittoresque marché Mahané Yehuda, la synagogue italienne et le mémorial de la Shoah, Yad Vashem.
La capitale israélienne pourrait aussi être au cœur des discussions de Matteo Salvini lors de ce déplacement: courant novembre, un membre de la Ligue avait confié au quotidien Israel HaYom que le vice-ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Piqui, avait indiqué que son pays envisageait d’ouvrir un bureau de représentation des affaires culturelles à Jérusalem.
Matteo Salvini est le dernier en date des dirigeants dits populistes reçus par M. Netanyahou, après le Premier ministre hongrois Viktor Orban en juillet et le président philippin Rodrigo Duterte en septembre.
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Rivlin doit se taire et remercier plutôt les dirigeants amis que nous avons en Europe.
Il voit des antisémites partout. Salvini, Orban et quelques autres sont nos soutiens inconditionnels.
MERCI A EUX
ROSA