30 Palestiniens de deux villages, Wadi al-Nis et al-Khadar, se sont rendus mercredi à une fête donnée par leurs voisins dans l’implantation d’Efrat. Cette rencontre était organisée à l’occasion des grandes festivités annuelles juives de Souccot, – la Fête des Tabernacles – dans le Goush Etzion, en Judée, par Oded Revivi, chef du Conseil régional Yesha, principale organisation de habitants des implantations dans les Territoires disputés.
Suite à cette visite dans la « soucca de la paix », les visiteurs arabes ont été convoqués pour un interrogatoire par les services de sécurité de l’Autorité palestinienne, et sont toujours retenus trois jours après les faits, a dit ce responsable à l’AFP.
Efrat Oded Revivi se dit préoccupé par leur sort. « Trois jours ont passé et nos visiteurs de Wadi Nies sont toujours détenus », a déclaré Revivi à JewishPress.com samedi soir. « Ils n’ont pas été libérés de la prison de l’Autorité palestinienne.
« On ne sait pas où ils sont détenus ni quel est leur état. Cela me choque de voir que les organisations humanitaires, les groupes de défense des droits de l’homme ne font aucun tollé au sujet de cette situation.
« Je suis également intrigué par l’indifférence des médias israéliens sur la situation de ces quatre Arabes, qui ont simplement exprimé leur désir de coexistence pacifique et de bonnes relations avec leurs voisins, et n’ont eut que des paroles de paix. »
La célébration dans la Soucca de la Paix a attiré plus d’une centaine d’invités ce mercredi, et a été l’occasion pour les dirigeants arabes de la ville voisine de Bethléem et Hébron de rencontrer de hauts fonctionnaires de Tzahal et de la police israéliennes, ainsi que d’autres personnalités de la région.
Revivi a dit à JewishPress qu’il tente d’intervenir au nom de ses hôtes arabes, mais «le fait que les groupes des droits de l’homme et des médias israéliens n’ont pris aucun intérêt à ce qui s’est passé est très inquiétant», dit-il.
Mohammed Taha, gouverneur adjoint de la ville de Bethléem, a invoqué la loi palestinienne qui proscrit toute normalisation avec les implantations. Les Palestiniens ont le droit de parler aux Israéliens, mais pas d »aller (dans les colonies), c’est inacceptable », a-t-il dit sur la radio militaire israélienne.
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