Le rapport du contrôleur de l’Etat Joseph Shapira, chargé de vérifier les politiques du gouvernement et l’usage de l’argent public, dit qu’Israël n’a pas tiré les leçons de la guerre de juillet-août 2014 dans la bande de Gaza, au cours de laquelle les groupes armés palestiniens avaient tiré des milliers de roquettes vers le territoire israélien.

Les militaires israéliens estiment que le mouvement islamiste Hamas qui gouverne la bande de Gaza et ses alliés ont conservé une partie de leur arsenal et s’emploient à réarmer.

Ils pensent aussi que le mouvement chiite libanais Hezbollah, dispose de plus de 100.000 roquettes et missiles capables d’atteindre la plus grande partie du territoire israélien.

“L’armée a bien envisagé un scénario selon lequel Israël serait la cible de milliers, voire de dizaines de milliers de roquettes et missiles, mais on peut douter que le pays dispose des capacités adéquates pour défendre comme il convient le pays et ses habitants “, dit le rapport cité par la presse.

Le rapport rappelle que la défense passive avait estimé en 2012 que 27% des Israéliens (plus de 2 millions de personnes) ne bénéficiaient d’aucune protection en cas de guerre. Selon le contrôleur, cette estimation reste très en-deçà de la réalité actuelle car une partie des abris publics sont inutilisables.

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En ce qui concerne l’implication de l’échelon politique, le contrôleur a noté qu’en juin 2014, le gouvernement avait décidé que le ministre de la Défense, en collaboration avec les bureaux et les fonctionnaires compétents, formulerait et présenterait un plan au gouvernement d’ici novembre de la même année.

Le plan devait être pluriannuel et tenir compte de tous les types d’urgences. En octobre 2014, peu de temps avant la date limite de soumission du plan, le gouvernement a décidé de reporter la date de présentation jusqu’en février 2015.

Selon Shapira, à partir de juillet 2016, un plan n’a toujours pas été présenté au gouvernement et en outre, la répartition des pouvoirs et des responsabilités n’a pas été réparti entre le ministère de la sécurité publique et le ministère de l’intérieur.

De plus, le manque de coopération entre le Conseil de sécurité nationale (CNS) et le ministère de la Défense a compromis la capacité du gouvernement à faire face aux situations d’urgence.

Pour ce qui a trait à la protection physique des résidents et des structures, le rapport du contrôleur a fait remarquer que, pendant les combats, les résidents des régions où il y aura un incendie continu auront de la difficulté à se rendre dans les refuges. En outre, de nombreux abris publics ne sont pas conçus pour des séjours prolongés.

54527230991199490286no.jpgEn résumé le rapport, M. Shapira a pointé que même si la préparation du commandement du front intérieur et de la défense civile s’est améliorée, il subsiste des lacunes importantes dans les défenses physiques telles que les abris, les systèmes d’alerte et l’évacuation des civils des zones touchées par les combats. Ces écarts sont les plus importants dans les régions situées près du nord, qui devraient être sous un feu intense dans les scénarios de guerre les plus probables.

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Le rapport critique le fait que le gouvernement n’a organisé aucune réunion sur la protection et l’évacuation des civils depuis la guerre de 2014. Il déplore notamment que les Bédouins vivant dans le désert à portée des roquettes gazaouies ne disposent pratiquement d’aucune protection.

Le rapport critique aussi le fait que l’armée n’a toujours pas fourni de système de première alerte plus efficace dans les localités proches de la bande de Gaza dont les habitants, durant la guerre de 2014, ne disposaient que de 15 secondes pour trouver un refuge.

Shapira a également inclus une section sur les incendies qui ont frappé une grande partie du pays en novembre et qui a mis en évidence les dangers et les défis auxquels la population civile doit faire face dans les situations d’urgence. Par exemple, la nécessité d’évacuer des dizaines de milliers de civils des quartiers a mis en évidence la complexité d’une telle entreprise.

En réponse au rapport, le FDI (force de défense israélienne) a commenté : «Le FDI accueille favorablement le rapport du contrôleur, étudiera les principaux points et en tirera les enseignements nécessaires. Le commandement du front intérieur continuera à travailler avec les institutions de l’État afin de préparer les citoyens d’Israël à une variété de situations d’urgence.

Le contrôleur de l’Etat doit remettre dans les prochaines semaines la version finale d’un audit qui s’annonce encore plus délicat pour le gouvernement, selon les médias, sur l’impréparation d’Israël face à la menace des tunnels utilisés en 2014 par les commandos palestiniens pour s’infiltrer en Israël.

Ynet

2 Commentaires

  1. Pourquoi Israël a laissé faire maintenir ou reconstruire ces maudits tunnels de la haine et des mensonges!!!!!!!!!!!!!!!!!! Il est vrai qu’Israël est obligé d’être sur tous les fronts.. mais tout de même!!!!
    C’est éreintant pour un pays décrié injustement. Cette fois ci , il faudra bien qu’il y aille sans écouter les pressions à moins que la nouvelle Amérique de janvier vienne à la rescousse car il ne faudra pas compter sur l’Europe occupée à ses multiples nombrils mais la France a le temps de répondre aux pétroliers inhumains pour réorganiser Israël et le donner aux chiens!!!!!!!!!!!!!!!!!!! mais elle le fera sans Israël, tant pis pour elle, elle ne pourra rien faire!!!!!!!!!!!!!!!!!

  2. Il est inconcevable en 2016, qu’un pays qui reçoit des attaques de roquettes d’un groupe terroriste, soit restreint et jugé sur ses répliques.

    Il faudra bien un jour, régler ces provocations terroristes.

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