5 phrases de Rabbi Nahman de Breslev, pour le jour de sa disparition / Le post quotidien/ Sivan Rahav-Meir

La Hiloula de Rabbi Nahman de Breslev est célébrée chaque année le 18 de Tichri *, jour anniversaire de sa disparition intervenue en 1810 à Ouman, en Ukraine

Il y a 216 ans, Rabbi Nahman de Breslev est décédé. Étudions quelques-unes de ses courtes phrases, qui contiennent des conseils et des orientations pratiques pour chacun d’entre nous.

« Si tu crois qu’il est possible de détériorer, alors crois qu’il est possible de réparer. » – Chacun d’entre nous sait qu’il est possible de détruire, de briser, de pécher, de gâcher. Nous devons croire avec la même conviction qu’il est possible de réparer, de réunir, de revenir [sur le bon chemin], de se renforcer.

« Qu’un homme ne soit jamais vieux. L’homme doit toujours se renouveler, commencer et recommencer à commencer. » – Il ne s’agit pas de l’âge biologique, mais de l’état d’esprit. Il y a des personnes de 80 ans qui sont jeunes, et des jeunes de 18 ans qui sont vieux. À tout âge, une personne peut et doit se renouveler, recommencer encore et encore, ne pas désespérer, et ainsi rester jeune.

« C’est une grande mitsva d’être toujours dans la joie. » – La joie n’est pas une chose simple, mais Rabbi Nahman insiste : la joie est la base. Il faut faire des efforts pour être heureux, y travailler, y penser, trouver des moyens de nous réjouir nous-mêmes et aussi de réjouir les autres.

« Il faut trouver aussi en soi-même un peu de bien, car comment serait-il possible qu’au cours de sa vie, il n’ait jamais accompli une mitsva ou fait une bonne action ? » – Beaucoup savent citer et dire que Rabbi Nahman enseigne qu’il faut trouver chez l’autre les bons points, le juger favorablement. Mais remarquez ceci : il faut aussi voir et trouver les bons points qui existent en nous. Savoir apprécier les bonnes actions, les mettre en lumière et ainsi les développer.

« Qu’il parle avec Dieu comme il parle avec son maître ou avec son ami. » – À côté des prières sacrées qui sont écrites dans le siddour (livre de prières), Rabbi Nahman encourageait les gens à pratiquer la hitbodedout, c’est-à-dire à s’isoler et à parler avec Dieu comme on parle avec un rabbin ou avec un ami, autrement dit dans ses propres mots, dans un dialogue ouvert et libre, venant du cœur.

Ce ne sont là que quelques petites paroles pour vous donner un aperçu. Je vous invite à emporter aujourd’hui avec vous une seule phrase et à essayer de vivre avec elle.

En sa mémoire.

*Le mardi 18 Tichri, deuxième jour de ‘Hol Hamo’èd Souccot, vers le soir, en 1810, Rabbi Na’hman rendit son âme et fut inhumé le lendemain à l’ancien cimetière d’Ouman, dans le lieu qu’il avait choisi de son vivant.

Pendant les six mois où il résida à Ouman, il s’occupa de rapprocher des Juifs qui s’étaient totalement éloignés de la religion et n’étaient pas prêts à entendre quoi que ce soit sur le judaïsme, la religion, ou le Maître du monde, jusqu’à leur rencontre avec Rabbi Na’hman, dont ils se rapprochèrent. Il avait alors déclaré : « Si les grands ne suivent pas mes traces, je suis obligé de me tirer vers les faibles. Peut-être pourrais-je en faire de bons Juifs ! »

De nos jours, de nombreux Juifs découvrent leurs traditions et leurs racines juives grâce à Rabbi Na’hman. C’était peut-être l’intention du Rabbi lorsqu’il a dit : « J’ai gagné et je gagnerai, j’ai fini et je finirai. »

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