
Il a ainsi appelé à un renforcement des liens économiques, notamment dans le secteur des nouvelles technologies, et précisé que ce déplacement était l’occasion pour lui de mettre l’accent sur l’un des principaux objectifs de son mandat: l’innovation, et de réaffirmer l’importance des liens entre la France et Israël.
« Je crois que nos relations économiques peuvent être encore largement développées. Elles ne sont pas à la hauteur de l’amitié qui existe aujourd’hui entre la France et Israël », a-t-il déclaré à i24NEWS.
« Nous pouvons et nous devons avoir des relations économiques plus étroites, en particulier dans le secteur des nouvelles technologies où Israël est un des leaders mondiaux », a ajouté le ministre.
« Moi je souhaite que des entreprises new-tech israéliennes viennent investir, s’installer aussi en France, aujourd’hui les liens ne sont pas suffisants », a encore dit M. Le Maire.
Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Economie a déclaré que la France devait « renouer avec la liberté intellectuelle », s’exprimant au sujet des objectifs prioritaires du quinquennat.
Si la « priorité absolue » du gouvernement est la baisse du chômage et la création d’emplois, il a toutefois insisté sur le fait que l’innovation était un élément clé « qui nous fera réussir demain ».
Interrogé sur les différences de points de vue entre la France et Israël au sujet du conflit israélo-palestinien, Bruno le Maire n’a pas souhaité s’exprimer et a précisé que le ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian se rendrait « prochainement » dans l’Etat hébreu.
« Je ne suis pas ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian viendra prochainement en Israël et pourra discuter de tous ces sujets-là », a-t-il souligné.
Bruno Le Maire est attendu lundi soir à Ramallah pour rencontrer le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et sera reçu mardi soir à Jérusalem par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
Ce déplacement intervient alors qu’Emmanuel Macron a annoncé mardi qu’il se rendrait en Israël et dans les Territoires au printemps prochain, lors de son discours devant les ambassadeurs à l’Elysée.
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[…] bien français, caractérisé par un gout du risque limité, comme le reconnait …Pour Bruno Le Maire, « les liens économiques entre la France et …Jforum6 autres […]
Je ne vois pas comment des propositions serieuses, evidemment a l’avantage des deux parties, de renforcer les liens economiques, pourraient ne pas etre accompagnees du cote francais, sinon d’un abandon de la « politique arabe de la France » (ne revons pas), du moins d’une baisse audible du discours gouvernemental anti-israelien. Si vous avez oublie le ton des relations il y a dix ou quinze ans, tapez donc, sur google, Chirac+Israel ou Fabius+Israel ou Villepin+Israel, et vous serez surpris du changement. Un peu (pas trop) d’optimisme n’est peut-etre pas excessif.
On peut dire que c’est le cas, puisque le gouvernement Macron, à la différence de son prédécesseur, s’oppose à une reconnaissance unilatérale de la « Palestine » comme obstacle aux négociations directes et se pointe sur l’agenda « modéré » de 2 Etats pour deux peuples… à la convenance des négociateurs (donc si négociations il y avait, ce qui n’est quasiment plus le cas). A compter qu’à côté de cela, Kushner (USA) remonte les bretelles d’Abbas. Il y a donc un fossé entre le déclaratif et le développement des affaires courantes (ce qui reste l’essentiel).