Provocation anti-israélienne d’Erdogan à l’ONU
Le premier jour de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU a déjà été le théâtre d’une provocation anti-israélienne de la part du président turc Recep Erdogan. Le dictateur a d’abord dénoncé le Plan Trump en l’accusant de « vouloir définitivement liquider la Palestine ».
Puis, avec des cartes historiques il a voulu dénoncer « la mainmise progressive d’Israël sur la Palestine depuis 1947 ».
Il a naturellement omis que les cartes qu’il montraient correspondaient à la partie amputée de la Palestine mandataire destinée au Foyer national Juif. « Jusqu’où vont les frontières d’Israël? » a lancé celui qui rêve de rétablir l’Empire ottoman…
Recep Erdogan a également repris ses accusations « d’atteinte à Jérusalem » et de « massacres de Palestiniens », n’hésitant pas à établir des parallèles avec la Shoah.
Enfin, il évoqué la question nucléaire, mais au lieu de dénoncer la course à l’arme atomique de l’Iran il a appelé à un « désarmement nucléaire général » estimant qu’il y avait une « inégalité » entre les pays qui possèdent la bombe et ceux qui ne la possèdent pas. L’allusion était claire.
Dans un court message filmé, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a donné une réponse cinglante: « Ce n’est pas celui qui nie le génocide des Arméniens qui va nous donner des leçons de morale. M. Erdogan, cessez une fois pour toutes de mentir! »
A l’opposé, le président américain Donald Trump, du haut de la tribune de l’ONU a sévèrement dénoncé le « désir de sang » du régime iranien, et l’agressivité de l’Iran au Moyen-Orient. Il a rappelé les propos de l’ayatollah Khamenei qualifiant Israël de « tumeur cancéreuse qu’il faudra extirper » a a averti que les Etats-Unis ne toléreront jamais l’antisémitisme et la haine d’Israël qui émanent de l’Iran.
« Ceux qui utilisent la haine d’Israël le font souvent pour masquer leurs propres échecs », a rajouté à juste titre le président américain.
Donald Trump a appelé les pays de la région à faire la paix avec Israël au nom de la tolérance religieuse et des intérêts communs. Le président américain a une nouvelle fois appelé la communauté internationale à le suivre dans son combat contre l’entreprise iranienne de déstabilisation et a annoncé un renforcement des sanctions suite aux preuves de la responsabilité de Téhéran dans les attaques contre les raffineries saoudiennes.
Le président turc, Tayyip Erdogan, a comparé mardi les actions israéliennes à Gaza à l’Holocauste et a présenté un exposé, similaire à celui préconisé par le dirigeant israélien, condamnant ce qu’il a décrit comme une occupation israélienne de la Palestine.
S’exprimant devant l’Assemblée générale des Nations Unies à laquelle ont participé des dirigeants mondiaux, le président turc a déclaré que la seule solution au conflit israélo-palestinien est un « établissement immédiat » d’un État palestinien.
« L’établissement immédiat d’un Etat palestinien indépendant avec des territoires homogènes, sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, est la seule solution », a-t-il déclaré. « Tout autre plan de paix ne sera jamais mis en oeuvre. »
Peu de temps avant son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies, le président a rencontré des ressortissants turcs vivant à New York, siège de l’Assemblée générale, où il a comparé le meurtre de Juifs pendant l’Holocauste au « génocide » commis par Israël dans la bande de Gaza.
« Quand nous examinerons le génocide commis par les nazis contre les juifs, nous devrions examiner le massacre perpétré dans la bande de Gaza du même point de vue », a déclaré Erdogan, cité par l’agence de presse turque Anadolu.
Dans son discours à l’ONU, Erdogan a présenté une carte montrant Israël à travers les années allant de 1947 à nos jours, révélant ce qu’il prétend « rétrécir » les territoires palestiniens. « Où sont les frontières de l’Etat d’Israël? » Erdogan a ajouté que l’Etat juif était l’un des pays les plus racistes au monde.
Les présentations visuelles ont été dans le passé un outil privilégié du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui, lors de son discours de l’Assemblée générale des Nations unies l’année dernière, a utilisé une carte indiquant ce qu’il a prétendu être « une autre installation nucléaire en Iran ».
« Celui qui n’arrête pas de mentir au sujet d’Israël, qui massacre les Kurdes de son pays et qui nie le terrible massacre du peuple arménien – ne devrait pas prêcher à Israël », a déclaré Netanyahu dans un communiqué à la suite du discours du président turc. « Erdogan, arrête de mentir. »
Âgé de 65 ans, le journaliste a ensuite tiré sur Israël pour une nouvelle fois, affirmant que le nucléaire devrait être soit libre pour tous les États, soit totalement interdit, et avertissant que « l’inégalité » entre les États dotés du nucléaire et qui ne sape pas les équilibres mondiaux.
Erdogan a laissé entendre par le passé qu’il souhaitait bénéficier de la même protection pour la Turquie qu’Israël, dont les analystes étrangers disposent d’un arsenal nucléaire considérable.
Israël maintient une politique d’ambiguïté sur la question nucléaire, refusant de confirmer ou de nier ses capacités.
« La position de l’énergie nucléaire devrait être soit interdite pour tous, soit acceptable pour tous », a déclaré Erdogan au rassemblement annuel des dirigeants du monde organisé par l’Assemblée générale des Nations Unies.
La Turquie a signé le Traité de non-prolifération nucléaire en 1980 et a également signé le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires de 1996, qui interdit toutes les détonations nucléaires, pour quelque fin que ce soit.
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