Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, en visite officielle en Israël

Matteo Salvini a dénoncé l’Union européenne devant ses partisans réunis à Rome le 8 décembre 2018.
FILIPPO MONTEFORTE (AFP)

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, est arrivé mardi dans l’Etat hébreu pour une visite officielle de deux jours.

« Salutations depuis Tel Aviv, mes amis. Dans mon hélicoptère, prêt à survoler Israël et à visiter les tunnels construit par les extrémistes islamistes dans le nord du pays. #SalviniIsraele », a indiqué le patron de la droite nationaliste italienne, faisant référence aux constructions souterraines du Hezbollah, récemment découvertes à la frontière israélo-libanaise.

Si lors de son séjour, l’homme fort du gouvernement italien doit rencontrer Benyamin Netanyahou, il ne s’entretiendra pas avec le président de l’Etat hébreu.

Le bureau de Reuven Rivlin a indiqué que ce dernier ne pourrait pas recevoir le ministre de l’Intérieur italien en raison d’un « emploi du temps serré ».

Cependant, dans une récente interview accordée à la chaîne CNN, le président israélien a indiqué que les mouvements néo-fascistes ne devaient pas être autorisés en Israël, alors que Matteo Salvini est à la tête de la Ligue, un parti politique italien réputé d’extrême droite.

Si le ministre de l’Intérieur a déjà indiqué – après une visite dans l’Etat hébreu en 2016 – qu’il était « un ami et un frère d’Israël » éprouvant « une grande estime et un profond respect pour la force de résilience [de ce pays] qui vit dans une région aussi difficile », le président israélien a lui estimé que l’on ne pouvait pas souhaiter un rapprochement avec l’Etat hébreu tout en étant néo-fasciste.

« Le néo-fascisme est totalement opposé à l’esprit, aux principes et aux valeurs sur lesquels l’Etat d’Israël a été fondé », a indiqué Reuven Rivlin dans son entretient donné à la chaîne américaine.

Lors de sa courte visite, Matteo Salvini rencontrera mardi soir le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Guilad Erdan, à l’hôtel King David de Jérusalem.

Dans la ville sainte, le ministre italien de l’Intérieur doit également visiter le pittoresque marché Mahané Yehuda, la synagogue italienne et le mémorial de la Shoah, Yad Vashem.

La capitale israélienne pourrait aussi être au cœur des discussions de Matteo Salvini lors de ce déplacement : courant novembre, un membre de la Ligue avait confié au quotidien Israel HaYom que le vice-ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Piqui, avait indiqué que son pays envisageait d’ouvrir un bureau de représentation des affaires culturelles à Jérusalem [formule qui devient le substitut européen à un transfert d’ambassade, interdit par le couple Macron-Merkel].

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