Des policiers sont en station devant le lycée de la Mare Carrée de Moissy-Cramayel, le 20 septembre 2010 lors de l'installation d'un policier référent (correspondant sécurité-école) en présence des ministres de l'intérieur et de l'Education nationale. Au total, 53 établissements sont concernés par ce dispositif, a indiqué début septembre le ministre de l'Education. Il y en a douze dans l'académie de Créteil. AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA (Photo by MIGUEL MEDINA / AFP)

Le président de la République confirme les grandes lignes tracées par son ministre de l’Éducation. Emmanuel Macron a souhaité ce mardi 6 novembre sur Europe 1 que la possibilité de mettre des policiers à l’école « soit ouverte » mais « il faut toujours que ce soit la communauté pédagogique qui en décide ».

« C’est une violence intolérable, j’ai demandé au ministre de réagir, il y a une première réaction qui est là et je souhaite qu’on aille beaucoup plus loin », a expliqué le président de la République dans une interview enregistrée lundi soir et diffusée mardi, à propos de la diffusion en octobre d’une vidéo montrant un élève menaçant sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil.

« Nos jeunes, ils ont besoin de sécurité à l’extérieur (…) mais ils ont besoin d’autorité dans l’école », a souligné le chef de l’Etat pour qui « l’autorité dans l’école », c’est d’abord « l’autorité du chef d’établissement et du maître d’école ».

« La peur va changer de camp »

Pour lutter contre la violence à l’école, le gouvernement a promis le 26 octobre un arsenal de mesures sécuritaires, n’excluant pas de faire entrer les forces de l’ordre au sein des établissements scolaires lors de « moments de tension ».

Le plan d’action contre les violences à l’école doit être présenté d’ici le 15 décembre, les mesures impliquant plusieurs ministères (Education, Justice, Intérieur) et les collectivités locales nécessitant quelques semaines de concertations.

« La peur va changer de camp », a assuré Emmanuel Macron en évoquant plus largement « ce qu’on voit à l’école, dans les quartiers de la république (…) contre les forces de l’ordre ». « C’est un travail en profondeur, qui est un travail de civilisation, moral, éducatif, culturel et sécuritaire ».

Dans les quartiers, « en matière de lutte contre les trafics et les stupéfiants et contre les bandes nous allons durcir très fortement », a-t-il ainsi indiqué en promettant des annonces à venir.

Il a plaidé aussi pour une « reconquête par les services publics », une « réouverture de la présence républicaine », avec des réouvertures de commissariats, de bureaux de poste ou de centres des impôts. « C’est ce qu’on va faire dans les quartiers, je l’annoncerai dans les prochains jours », a-t-il dit. « Aujourd’hui notre société a besoin de retrouver le sens du travail, du mérite, de l’autorité à tous les âges, dans tous les niveaux, et c’est une mobilisation de toute la nation pour y arriver », a conclu le chef de l’Etat.

Le HuffPost

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