12 January 2020, France, Paris: Heiko Maas (l, SPD), German Foreign Minister, Jean-Yves Le Drian (3rd from left), Foreign Minister of France, and Dominic Raab (r), Foreign Minister of Great Britain, are standing in the French Foreign Ministry after a conversation in the so-called E3 format with Josep Borrell, the EU Foreign Affairs Commissioner. Maas then travels directly on to Jordan to hold talks with the Jordanian government and meet German soldiers. Photo: Bernd von Jutrczenka/dpa (Photo by Bernd von Jutrczenka/picture alliance via Getty Images)

Paris, Berlin, Le Caire et Amman veulent engager des « petits pas » entre Israéliens et Palestiniens

Paris, Berlin, Le Caire et Amman veulent engager des

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian lors d’une conférence de presse à Paris, le 11 mars 2021. Ludovic Marin/Pool via REUTERS.

La France, l’Allemagne, l’Egypte et la Jordanie vont proposer à Israël et aux Palestiniens de procéder à une série de « petits pas » afin de rétablir la « confiance » entre eux et de faciliter leur retour à la table des négociations.

« Nous allons prendre l’initiative de rencontrer les deux parties (…) pour identifier les pas qu’elles sont en situation de pouvoir faire pour amorcer la confiance » et « rétablir progressivement les conditions du dialogue », a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à l’issue d’une rencontre avec ses trois homologues à Paris, en soulignant toutefois les échéances électorales à venir.

De nouvelles élections législatives auront lieu le 23 mars en Israël -les quatrièmes en deux ans. Pour la première fois depuis 15 ans, des élections palestiniennes sont aussi prévues cette année, des législatives le 22 mai et une présidentielle le 31 juillet.

M. Le Drian a salué de premiers « signes encourageants » entre Israéliens et Palestiniens avec la reprise de leur coordination sur les questions sécuritaires et fiscales ainsi qu’une coopération dans la lutte contre le Covid-19.

« Cette coopération sanitaire doit être largement renforcée », a-t-il toutefois souligné. Les Palestiniens n’ont reçu qu’un peu plus de 30.000 doses de vaccins, dont 2.000 d’Israël, alors que 98% des neuf millions d’Israéliens sont déjà vaccinés.

Les quatre ministres, qui se rencontraient pour la quatrième fois depuis un an dans ce format, se sont félicités de la « dynamique positive » créée par l’approche de la nouvelle administration américaine, qui a renoué avec le consensus international malmené par Donald Trump, qui a à son crédit les accords de normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes.

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« La nouvelle administration américaine s’est prononcée en faveur de la solution à deux Etats (..) Cela nous donne de l’espoir tout en restant prudent », a souligné le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas. « Nous allons agir positivement avec l’administration américaine », a renchéri le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi.

Sauf que cette solution à deux états est obsolète depuis bien longtemps, et que s’accrocher à des lunes n’est pas le meilleurs moyen de résoudre des problèmes réels, et d’être pragmatique, ce qu’a été le Président Trump. Il y a dans cette solution à deux états, une volonté palestinienne de vouloir à tout prix imposer à Israël des conditions totalement inacceptables pour Israël.

Les ministres français et allemand se sont en revanche montrés plus réservés sur un retour prochain des Israéliens et des Palestiniens à la table des négociations, quand leur homologue égyptien Sameh Choukry insistait sur la « nécessité de reprendre le processus de négociations très rapidement ».

« Il faudra du temps », a souligné Heiko Maas en renvoyant aux échéances électorales en cours. « Nous n’en sommes que là (à une approche de petits pas, ndlr) (…) C’est ensuite qu’un processus politique pourra s’engager », a ajouté Jean-Yves Le Drian.

Les quatre ministres ont par ailleurs marqué leur volonté de « travailler étroitement « avec le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations unies) pour avancer vers la paix dans la région. Ce quartet qui a échoué depuis des décennies, n’a toujours pas compris le vice de fond qu’il y a dans cette démarche, qui consiste à vouloir faire pression sur Israël au détriment de sa sécurité.

L’Europe continue de rêver

Les pourparlers entre Israël et les Palestiniens sont au point mort depuis 2014. Les Palestiniens aspirent à un Etat indépendant avec pour capitale Jérusalem-Est, conquise par Israël qui s’en est emparé en 1967 ainsi que la Cisjordanie.

Les implantations israéliennes en Judée Samarie se sont poursuivies sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, mais elle s’est accélérée sous l’impulsion de Benjamin Netanyahu et avec la bienveillance de son allié à Washington, Donald Trump. Mais ce que personne ne semble comprendre c’est que Trump ou pas Trump, comme du temps de Bush ou d’Obama, les implantations se sont toujours développées et ne s’arrenteront pas de le faire. Depuis 1967 les mêmes erreurs se répètent parce que derrière cette histoire palestinienne, il y a un refus de certains pays européens de vouloir normaliser leurs relations avec Israël, c’est à dire de ne plus chercher à lui imposer sa géographie et sa capitale.

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5 Commentaires

  1. Pour le moment en francarabia, il existe, des milliers de petits états dont les dirigeants sont les imams, les députés les trafiquants de stupéfiants, les caïds qui dirigent l’assemblée nationale et enfin les yaouleds étudiants avec une réussite de 95% au bac mais qui pour payer leurs études font le guet pour signaler une descente de flics.

  2. La france et l’allemagne n’ont aucune pudeur, aucune mémoire des crimes commis.

    Un minimum de décence serait une neutralité et une non ingérence éternelle…

    Toute autre manœuvre hostile ne pourrait que confirmer la continuité de leurs crimes.

  3. Les européens ont toujours échoué dans leur approche politique, pourquoi vouloir imposer les palestiniens aux israéliens ? Les pays arabes n’en veulent plus de ces palestiniens qui n’ont pas pour commencer d’hommes politiques capables de vouloir du bien aux leurs et aux autres il ńy a que l’argent qui les intéressent alors du vent et que les européens change leur politique car mils vont pour eux aussi droit dans le mur ces khmars ! ….

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