
«L’Europe fait-elle preuve d’angélisme au Proche-Orient?» Par
Une lettre ouverte publiée dans The Guardian par d’anciens ministres français critique le plan de paix américain au Proche-Orient.
Emmanuel Navon explique au contraire que l’administration Trump ne semble pas se diriger vers une répétition des erreurs du passé, et qu’il faut saluer sa politique.
Emmanuel Navon est maître de conférences en relations internationales à l’Université de Tel-Aviv et au Centre interdisciplinaire de Herzliya, chercheur à l’Institut de Jérusalem pour la Stratégie et la Sécurité (un think tank de politique étrangère) et au Forum Kohelet (un think tank de politique publique qui a, entre autres, conçu et promu la loi Israël État-nation). L’auteur est par ailleurs analyste pour la chaîne i24news, et consultant pour Elnet.
Le tant attendu plan de paix américain pour le Proche Orient n’a pas encore été dévoilé que d’anciens dignitaires européens «mettent en garde» les États-Unis sur son contenu.
Une lettre ouverte publiée dans The Guardian et signée par d’ex-premiers ministres et ministres des affaires étrangères européens (dont Jean-Marc Ayrault et Hubert Védrine) insiste pour que le plan de paix inclut un État palestinien dans les lignes d’armistice de 1949 avec des changements territoriaux mineurs et mutuellement agréés ; une division de Jérusalem ; et une «solution juste» au problème des réfugiés palestiniens.
L’ancien ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, a décrété que le plan de Trump a 1% de chances de succès précisément parce qu’il est «très proche de ce que veulent les Israéliens.»
Ces sermons Européens proférés aux Américains rappellent la «Déclaration de Venise» de 1980, dans laquelle la CEE enjoignait les États-Unis d’inclure l’OLP aux accords de Camp David de 1979 entre Israël et l’Égypte. Ce conseil fut suivi, et il produisit les Accords d’Oslo en 1993.
Tandis que les Accords de Camp David ont engendré une paix froide mais durable entre Israël et l’Égypte, les Accords d’Oslo se sont soldés par un échec sanglant. Non seulement les Européens persistent et signent avec un modèle qui a échoué, mais ils passent outre le fait que ce modèle a été rejeté à deux reprises par Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne. lire la suite
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