Les Magnifiques sans Michel Boujenah

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Forcément on pense à Michel Boujenah, créateurs de ces milliers de “tunes” qu’il a dénommé « Magnifiques » !

Mais cette fois les Magnifiques ne sont que 5 mais pas tous tunes ! Philippe Clair, Enrico Macias, Robert Castel, Norbert Saada, et Régis Talar.

Yves Azéroual et Mathieu Alterman ont eu la merveilleuse idée de faire un documentaire ou sur l’itinéraire -incroyable ! – de chacun, raconté, images à l’appui – par les personnages eux-mêmes. C’est à mourir de rire, à les voir se raconter.

Surtout à leur âge ! Comme ils étaient beaux et jeunes, quand ils ont débarqué à Paris ! Sans un sou !

“ Quand je suis arrivé à Paris, vraiment je ne savais pas quoi faire ”se souvient Régis Talar, en se tapotant un genou. Vraiment rien !” (deux fois, à la “tune”).

 

Et c’est vrai que leur parcours a été exceptionnel. Et hier soir, Paris Première a eu l’excellente idée de diffuser ce film inédit intitulé « Les Magnifiques  » .

 

Remarquable en tous points : les images formidables, l’humour de chacun, comment ils se dont débrouillés par chance ou par culot, par intelligence des situations, et surtout par leur talent qu’ils ignoraient posséder. En plus dans des domaines qu’ils ignoraient.

Cette incroyable épopée de cinq personnages “hauts en couleur,” comme l’a souligné « Le Figaro « , tous venus d’Afrique du Nord et qui ont révolutionné la pop culture française des années 60 à 80. Les 5 sont tous célèbres.

Le plus célèbre ? Enrico Macias, première pop-star pied noir depuis 55 ans et dont les chansons ont trusté les hit-parades, faisant de lui une vedette internationale.

Le patriarche ? Le comédien et humoriste Robert Castel. Il a ensoleillé les plus grandes comédies françaises avec son personnage de méridional grognon mais attachant. Premier acteur à l’accent 200% pied-noir depuis 60 ans.

Le sage ? Régis Talar. Dans la production de disques depuis 1962, il a fait ses armes chez Barclay.

Puis il a créé Tréma en 1969, le label indépendant qui a fait de Sardou une star.

On lui doit également le plus gros tube français de l’histoire : Comme d’habitude de Claude François et ses milliers de reprises à travers le monde.

Le rebelle ? Philippe Clair. Réalisateur de films, il a fait débuter les Charlots, Richard Anconina, Aldo Maccione et… Jerry Lewis.

Ses films, aux titres improbables (Tais-toi quand tu parles,Rodriguez au pays des merguez ), ont attiré des millions de spectateurs dans les années 70 et 80.

Le benjamin ? Norbert Saada. Chez Barclay dès le début des années 60, il a sorti des albums pour Jacques Brel, Hugues Aufray, France Gall et Charles Aznavour, avant de se lancer, la décennie suivante, dans la production cinéma.

D’abord avec Sergio Leone, puis avec Alain Delon, Michel Audiard et Lino Ventura.

Il a présenté les Beatles à Brel, Gabin à Leone…Formidables vies i On croit qu’ils ne se connaissent pas à voir ces parcours si différents. Eux-même le sont ! Mais non !

A la fin ils nous racontent comment ils se se sont rencontrés, au début, et qu’ils ne se sont jamais quittés. Jusqu’à aujourd’hui, où on les voit, tous ensembles, rigolant, à la Boule Rouge en compagnie, de l’inaltérable et jovial Raymond ! Bravo aux réalisateurs !

Alain Chouffan

tribunejuive

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