Le Hamas apparaît dans le nord de Gaza avec des milliers de combattants.

Le Hamas continue de se régénérer malgré les offensives israéliennes
Alors que l’armée israélienne affirme avoir largement affaibli les structures militaires du Hamas au fil des mois, la réalité sur le terrain montre une résilience inattendue de l’organisation. Malgré de lourdes pertes humaines et la destruction méthodique de ses infrastructures, le Hamas parvient à réapparaître dans certaines zones de la bande de Gaza, notamment dans le nord, avec des effectifs qui surprennent.

Depuis l’attaque du 7 octobre 2023, le Hamas a été la cible de multiples offensives de grande ampleur. L’organisation, qui comptait alors environ 30 000 combattants répartis en cinq brigades, semblait avoir été en grande partie désarmée. À plusieurs reprises, Tsahal a annoncé avoir démantelé des brigades et éliminé des milliers de combattants. Fin novembre 2023, une dizaine de bataillons avaient été déclarés vaincus dans le nord de Gaza. En janvier 2024, l’armée israélienne estimait avoir éliminé près de 9 000 combattants, ainsi que plusieurs hauts gradés, dont deux commandants de brigade.

Le rythme des opérations s’est intensifié au printemps, avec l’entrée de Tsahal dans Rafah en mai 2024. L’armée a mené des opérations soutenues contre les dernières unités encore actives dans la ville. D’après les autorités israéliennes, 18 des 24 bataillons originels du Hamas avaient été démantelés à cette période. Les combats dans les zones de Rafah et de Khan Younis ont causé la destruction quasi totale de ces localités, tant en surface que sous terre, là où se trouvaient les tunnels et autres infrastructures stratégiques.

Mais malgré ces succès militaires, le Hamas a démontré une capacité de résilience étonnante. Dès l’été 2024, il a réussi à regagner du terrain, notamment dans le nord de Gaza. Il a reconstitué certaines brigades et redéployé des troupes dans des secteurs qu’on pensait pourtant sécurisés. Entre octobre et décembre 2024, l’armée israélienne a dû retourner dans des zones comme Jabaliya pour reprendre le contrôle face à une nouvelle poussée du Hamas.

Une trêve de janvier à mars 2025 n’a pas suffi à stabiliser durablement la situation. Dès le mois d’avril, Tsahal a repris ses opérations, mettant en place une zone tampon frontalière et menant de nouvelles incursions dans les corridors de Netzarim et Morag. L’opération « Chars de Gédéon », déclenchée mi-mai, a marqué une nouvelle phase offensive contre les poches de résistance du Hamas, tout en permettant la reprise de l’aide humanitaire à travers la Fondation humanitaire de Gaza.

Cependant, les pertes enregistrées par Tsahal depuis cette reprise des combats — 41 soldats tués — témoignent de la dangerosité persistante du Hamas. Les combats ont notamment permis l’élimination de Mohammed Sinwar et de plusieurs autres commandants importants, comme celui de la brigade de Rafah, Mohammad Shabana. Mais ces pertes côté Hamas semblent rapidement compensées. De nombreux commandants ont déjà été remplacés une ou deux fois depuis le début du conflit.

Aujourd’hui, bien que l’armée israélienne contrôle environ 75 % du territoire de Gaza, le Hamas demeure actif dans les 25 % restants, en particulier dans la zone des camps centraux — Deir al-Balah, Nuseirat, Maghazi et Bureij — ainsi que dans certains quartiers de la ville de Gaza. Ces poches de résistance lui permettent de poursuivre le recrutement, notamment parmi une population jeune et nombreuse. Sur les deux millions de Gazaouis déplacés vers ces zones, il suffit au Hamas d’en convaincre une petite fraction pour regarnir ses rangs.

Le ministre israélien des Affaires stratégiques, Ron Dermer, a récemment mis en garde contre la persistance de cette menace. Il estime qu’aucune force étrangère ne pourra sécuriser durablement Gaza tant que le Hamas continuera d’y compter plusieurs milliers de combattants actifs. Selon lui, sans une victoire claire et durable, toute tentative de reconstruction de Gaza restera compromise.

Malgré une perte de terrain considérable et l’élimination de nombreux cadres expérimentés, le Hamas n’a donc pas été éradiqué. Il continue d’attirer des recrues, de réorganiser ses structures et de frapper là où on ne l’attend pas. Le conflit, loin d’être terminé, s’enlise dans une guerre d’usure où la réapparition constante des forces ennemies rend incertaine toute perspective de paix à court terme.

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Adam

Ces nouveaux terroristes ne viennent pas de la planète Mars, mais des habitants de Gaza. Les gazaouis alimentent le Hamas en hommes, et ensuite se plaignent des conséquences. Et les européens tombent dans le panneau, à commencer par les français. Ce sont les familles de ces terroristes que la France et d’autres pays européens s’apprêtent à accueillir en Europe au nom de l’humanitarisme, comme cette étudiante de Lille adoratrice de Hitler.
L’Europe pleurera sa chute.

richard

Il y a 2 millions de terroristes du hamas à gaza soutenus par macron

naky

petite question: pourquoi les camions détournés par le hamas où l’on voit des terroristes dessus avec des armes , ne sont-ils pas une cible facile pour les soldats de tsahal ou même des drones. Il suffirait à ce moment là de sniper ces crevards et laisser les camions aux civils . Pourquoi laisser voler les camions à la vue de tous et de tsahal en particulier.

Jacques

La solution est simple. Il suffit de savoir quels camions de nourriture le Hamas vole. Vous mettez du poison dans le manger, vous les laissez voler ces camions, et voila. Moi, aux USA, contre les cafards, je mettais un gel sucré empoisonné, ça marchait bien, j’en retrouvais un mort de temps en temps, puis j’en voyais plus.
L’autre méthode que j’utilisais qui marchait bien, ç’était de boucher les trous dans le mur sous l’évier de la cuisine, de la salle de bains, et même derrière le lave vaisselle ! Ça a réduit de beaucoup les cafards ! Faut faire pareil avec le Hamas, il faut boucher les tunnels, et si ils ont pas d’explosifs pour faire sauter les ouvertures, ils meurent dans les tunnels.

Dernière modification le 8 mois il y a par Jacques
Asher Cohen

Tant que Macron n’aura pas crée un état  » palestinien  » sur la côte d’Azur, le hamas pourra toujours se régénérer à partir de son socle de 2 millions de gazaouis, nourris par l’aide alimentaire internationale. 70% des gazaouis veulent émigrer, mais au rythme où vont les émigrations facilitées par le ministre Katz à partir d’Ashdod, cela risque de prendre beaucoup de temps. Les pays d’accueil se demandent ce qu’ils pourront gagner de ces parasites qui ont toujours vécu de l’aide internationale, de génération en génération.

Franck DEBANNER

🙂 🙂 🙂 La malédiction a commencé à s’aggraver en 1993, à Oslo.

A l’époque, le camp national juif était mal vue de la majorité des Israéliens.
Le camp national juif disait qu’il fallait reprendre le contrôle du Har Habayit et annexer officiellement la Samarie et la Judée. Il disait aussi, comme le préconise la Torah, qu’il faut éradiquer les déchets nazislamistes. Y compris les larves, avant qu’elles deviennent adultes, et surtout les pondeuses. Or des tarés et des traitres Juifs et Israéliens, non seulement refusaient, mais aussi traitaient de « nazi » le Camp National Juif.

Donc, depuis 32 ans, non seulement tous les déchets détruits ont été remplacés, mais, c’est normal, ils sont plus nombreux.

Voilà les conséquences des délires des vermines de gauche.

Vive BEN GVIR, Vive SMOTRICH

Asher Cohen

Il faut prendre le mal à la racine. C’est en juin 1967 que Dayan, orienté à gauche et incompétent en nature humaine, s’est illusionné à rêver qu’il pourrait intégrer un million de squatters arabes supplémentaires à la société israélienne. Ceci était en contradiction évidente avec notre prescription biblique de tenir les goyim à distance. Begin et Shamir, fortement nationalistes, ne l’auraient sûrement pas fait.

Yan

Mouais ne nous laissons pas impressionner, se sont certes des milliers de rats castrés traînés de force vers la mort car ils n’ont aucun entraînement pour nous faire face, tout ceux susceptibles de les former sérieusement étant morts, et ceux restant encore en vie n’y ayant encore droit que grâce aux otages qui sont détenus…Les articles défaitistes de ce genre ne devraient pas avoir leur place ici…

Sam de BEO

J’adhère tout à fait, mais si NetanyaMOU continue à vouloir faire le ménage à petites doses, nos jeunes soldats vont encore être sacrifiés par centaines, pour maintenir en vie ou morts quelques otages dans les tunnels. Injecter de la mort aux rats dans les tunnels est la seule solution.