Activités de Lafarge en Syrie: Le cimentier aurait versé plus de 500.000 dollars à Daesh

ENQUETE Les enquêteurs cherchent à savoir si des responsables de l’entreprise en France ont eu connaissance de tels accords…

Le siège du groupe franco-suisse Lafarge-Holcim, le 9 mars 2017 à Paris.

Le siège du groupe franco-suisse Lafarge-Holcim, le 9 mars 2017 à Paris. — Thomas SAMSON / AFP

La filiale syrienne du cimentier Lafarge aurait versé plus de 500.000 dollars à l’organisation de l’Etat islamique entre juillet 2012 et septembre 2014​, rapporte Le Canard enchaîné, citant un rapport rédigé à la demande du groupe par le cabinet américain Baker McKenzie en avril.

 

La Une du 22 novembre 2017 est à consulter ici :https://www.lecanardenchaine.fr/la-une-du-22-novembre-2017/ 

La Une du 22 novembre 2017

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Le palmipède indique que le groupe aurait versé pas moins de 5,56 millions de dollars « au titre de ‘dons’ à de nombreuses factions armées locales en Syrie, y compris l’EI ». L’organisation de l’Etat islamique aurait, elle, touché « au moins 509.694 dollars ».

>> A lire aussi : Perquisition au siège du cimentier franco-suisse à Paris

Une partie du groupe Lafarge au courant ?

Une enquête, menée depuis juin par trois juges d’instruction des pôles financiers antiterroriste de Paris, doit déterminer si le géant du ciment a transmis ou non de l’argent à certains groupes, notamment l’EI, pour continuer à faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays).

Les enquêteurs cherchent aussi à savoir si des responsables de l’entreprise en France, qui a fusionné en 2015 avec le Suisse Holcim, ont eu connaissance de tels accords et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés syriens sur place.

>> A lire aussi : De quoi est accusé le cimentier franco-suisse?

Toujours selon le rapport cité par le Canard, une « grande partie de la direction du groupe connaissait la situation ». Dans un courriel adressé en septembre par le patron de la sécurité à la directrice juridique, il écrit : « je lui ai quand même fait remarquer qu’elle faisait partie du comité de sûreté et que je parl[ais] de ces sujets depuis presque trois ans maintenant. »

C. Ape. avec AFP

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20minutes.fr

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