Les soi-disant intérêts sécuritaires de la Russie, qui n’étaient mis en périls par personnes, sauf par la conduite de Poutine lui-même n’ont convaincu personne. Cette offensive digne de celle du IIIe Reich dans le cadre de l’’Anschluss, caractérise une situation que l’on croyait révolue. La Russie est donc gouvernée par un paranoïaque dangereux. Prendre sa défense est inacceptable, au regard des victimes innocentes engendrées par un conflit injustifiable. La Russie au ban des nations civilisées, est une chose, et la dissuader de manière claire en est une autre.
Les principales réactions à l’invasion russe en Ukraine.
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L’invasion de l’Ukraine annoncée par Vladimir Poutine a suscité des réactions en cascade en Europe et dans le monde
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« Président Poutine, au nom de l’humanité, ramenez vos troupes en Russie! », a lancé le chef de l’ONU.
L’annonce par le président russe Vladimir Poutine d’une « opération militaire » en Ukraine jeudi, suivie d’explosions dans plusieurs villes ukrainiennes et de l’entrée de troupes russes en Ukraine a suscité de nombreuses réactions dans le monde.
« Nous sommes en train de bâtir une coalition anti-Poutine », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à l’issue d’entretiens avec des dirigeants étrangers. « Le monde doit contraindre la Russie à la paix », a ajouté M. Zelznsky avant d’annoncer rompre les relations diplomatiques avec Moscou.
Le président américain Joe Biden a dénoncé « l’attaque injustifiée » de la Russie contre l’Ukraine, y voyant une guerre préméditée qui entraînera des souffrances et pertes humaines catastrophiques ». « La Russie, seule, est responsable de la mort et de la destruction que cette attaque provoquera », a-t-il insisté, assurant que « le monde exigerait des comptes de la Russie ».
Le conflit déclenché par la Russie en Ukraine « doit s’arrêter maintenant », a imploré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, après une réunion en urgence du Conseil de sécurité. « Président Poutine, au nom de l’humanité, ramenez vos troupes en Russie! », a lancé le chef de l’ONU. « C’est le moment le plus triste de mon mandat de secrétaire général des Nations unies », a-t-il ajouté.
« Nous condamnons fermement l’attaque injustifiée de l’Ukraine par la Russie. En ces heures sombres, nos pensées vont à l’Ukraine et à ses femmes, hommes et enfants innocents qui font face à cette attaque non-provoquée et craignent pour leurs vies », ont déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel dans un texte commun. « Nous demanderons au Kremlin de rendre des comptes », ont-ils averti.
« Les dirigeants russes devront faire face à un isolement sans précédent », a, de son côté, déclaré à Bruxelles Josep Borrell, chef de la diplomatie de l’UE, en soulignant que les Vingt-Sept préparaient un nouveau train de sanctions qui est le « plus sévère jamais mis en oeuvre ».
La Chine a indiqué qu’elle « suivait de près » la situation en Ukraine, s’abstenant de condamner Moscou et appelant à éviter une escalade. « Nous exhortons toutes les parties à faire preuve de retenue pour éviter que la situation ne devienne hors de contrôle », a dit devant la presse une porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying.
« La France condamne fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine », a réagi jeudi Emmanuel Macron, en appelant Moscou à « mettre immédiatement fin à ses opérations militaires ». « La France est solidaire de l’Ukraine. Elle se tient aux côtés des Ukrainiens et agit avec ses partenaires et alliés pour que cesse la guerre », a ajouté le chef de l’Etat français dans deux tweets.
L’opération militaire russe est « une violation éclatante » du droit international, a dénoncé le chancelier allemand Olaf Scholz. « Les sanctions les plus sévères » contre la Russie qui vont être prises de concert avec l’UE, l’Otan et le G7 auront des « répercussions » sur l’économie allemande, a averti sa ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a condamné jeudi les « événements horribles en Ukraine », estimant que le président russe Vladimir Poutine « a choisi la voie de l’effusion de sang et de la destruction en lançant cette attaque non provoquée ».
« Je condamne fermement l’attaque téméraire et non provoquée de la Russie contre l’Ukraine, qui met en danger d’innombrables vies civiles », a déclaré jeudi le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, dans un communiqué, déplorant que la Russie ait choisi « une fois encore […] la voie de l’agression contre un pays souverain et indépendant ». « Nous sommes aux côtés du peuple ukrainien en ce moment terrible. L’Otan fera tout ce qu’il faut pour protéger et défendre tous les alliés », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre italien Mario Draghi a qualifié l’attaque russe sur l’Ukraine d' »injustifiée et injustifiable », assurant que l’Union européenne et l’Otan travaillaient à une réponse immédiate.
Le Conseil de l’Europe, organisation intergouvernementale à laquelle adhère la Russie et qui avait pris des sanctions contre Moscou après l’annexion de la Crimée en 2014, a condamné « fermement » l’offensive militaire russe en Ukraine comme une « violation flagrante » de son statut et a promis de prendre « rapidement les mesures nécessaires pour répondre à la situation actuelle », tout en appelant « les autorités russes à une cessation immédiate et inconditionnelle des hostilités ».
L’attaque russe en Ukraine « secoue les fondations de l’ordre international », a dénoncé le Premier ministre japonais Fumion Kishida.
Le Premier ministre australien Scott Morrison a condamné l' »invasion illégale » de la Russie en annonçant une « deuxième série » de sanctions à l’encontre de quatre institutions financières et de 25 personnes appartenant à quatre entités en charge du développement et de la vente de d’équipements militaires.
« Le gouvernement de l’Espagne condamne l’agression de la Russie contre l’Ukraine et est solidaire du gouvernement et du peuple ukrainiens », a tweeté le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez.
La Finlande et la Suède, non membres de l’Otan, ont condamné jeudi l’attaque russe, dénonçant séparément « une attaque contre l’ordre de sécurité européen ». De son côté, la Norvège, membre de l’Alliance atlantique, a condamné une « grave violation du droit international » et annoncé le déplacement de son ambassade de Kiev à Lviv, dans l’ouest du pays.
« Je suis contre cette guerre […] menée pour dissimuler le vol des citoyens russes et détourner leur attention des problèmes […] à l’intérieur du pays », a déclaré l’opposant russe emprisonné, Alexeï Navalny, à l’audience d’un nouveau procès ouvert contre lui.
AFP
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Tout ça , c’est de la géostratégie politique. Poutine a un plan précis mis en place depuis des années tout comme Erdogan. Effectivement nous avons rater le coche après la chute du mur de Berlin. C’est qu’un plan « Marchal » aurais permis une régularisation des crises russe et une entrée dans l’Europe comme partenaire. Un des partenariats mise en place a cette époque et qui a plutôt bien fonctionné, c’est la lutte anti-mafia.
« La Chine a indiqué qu’elle « suivait de près » la situation en Ukraine, s’abstenant de condamner Moscou »
La Chine observe la faiblesse occidentale et attend son heure pour envahir Taïwan.
En fait, ce qu’il faut retenir, au-delà de toutes ces déclarations, c’est que personne ne s’engagera militairement pour défendre l’Ukraine. A bon entendeur.
En outre, si j’ai bien compris, le déclencheur de cette belligérance n’est autre que l’idée de faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN. Donc, bien qu’on n’ait plus en face de soi les blocs de la guerre froide, la Russie, chef de l’ancienne URSS, ne semble pas admettre que l’ancien bloc de l’Ouest approche trop près. Ceci dit, je n’ai rien pour la Russie. C’est juste pour essayer de comprendre un peu.