La police israélienne, dans une action de rétropédalage étonnante, a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour identifier des pistes concernant l’incendie criminel meurtrier de vendredi dernier dans le village arabe de Douma en Judée Samarie, où un enfant a été tué et quatre membres de sa famille blessés.

Dans un post sur la page officielle de la police israélienne sur Facebook, les enquêteurs “demandent l’aide du public dans l’enquête sur l’incendie criminel du village de Douma.”

Ce message étonnant, qui concède un piétinement de l’enquête, a été accueilli par le mépris de nombreux internautes israéliens, qui ont souligné que, malgré cet appel à l’aide pour “dénouer” l’enquête, la police ne s’est pas gênée d’accuser hâtivement les “extrémistes juifs” sur la simple présence de graffitis en hébreu sur le site...

Le cycle des violences-répression-attentats va-t-il reprendre ?

CAN

Un témoignage troublant à propos de la maison incendiée à Douma. Publié le par Sacha

Un témoignage troublant à propos de la maison incendiée à DoumaUn témoignage troublant à propos de la maison incendiée à Douma
Un témoignage troublant à propos de la maison incendiée à Douma

L’enquête piétine, la police israélienne après avoir suivi la piste d’extrêmistes juifs en raison des tags laissés sur la maison incendiée a lancé un appel à témoins hier mardi provoquant de nombreuses réactions d’Israéliens qui l’accusent d’avoir mal orienté son enquête.

Il y a quelques jours une visite de condoléances a été organisée par une ong de gauche, Tag Méir (le Tag qui éclaire) par opposition au groupe du Tag Mé’hir (Tag du prix à payer), parmi les Israéliens qui ont participé, quelques habitants juifs de Judée-Samarie, ceux qu’on appelle de façon erronée les « colons ».

En lisant un des témoignage, j’ai trouvé que la piste d’extrêmistes juifs n’est pas du tout avérée, en effet :
Les incendiaires ont choisi des maisons difficiles d’accès, au cœur du village, avec l’obligation de rebrousser chemin pour s’enfuir, ils ont incendié une 1ère maison et voyant qu’elle était vide alors ils auraient décidé de s’en prendre à la maison voisine, qui comme vous le voyez sur les photos est entourée d’un mur et dont les fenêtres sont protégées par des barreaux, impossible donc de l’incendier par les fenêtres, ils ont du entrer dans la maison, y mettre le feu et auraient retenu les parents qui voulaient s’enfuir, (sans le bébé ?) ils ont attendu que la maison soit en flammes pour relâcher les parents et s’enfuir si c’est le cas ils doivent être bien brûlés également puisque les parents le sont gravement ! Attendez ce n’est pas fini, au lieu de s’enfuir immédiatement, ils ont encore eu le temps de faire plusieurs tags sur les murs, de rebrousser chemin et d’échapper aux voisins alertés par les cris et les flammes ? Enfin comment peut-on savoir s’ils étaient deux ? Il y a donc beaucoup d’invraisemblances.

Voici donc le témoignage de Yonadav Tapouchi qui dit bien qu’il est allé faire une visite de condoléance, mais en aucun cas demander pardon car il n’a rien à se reprocher, j’ai traduit de l’hébreu le passage important :

« Tout au long de notre visite nous avons été accompagné par le chef du village et la famille et nous avons entendu leurs explications en arabe, leur version des faits, qu’on nous a traduit, l’histoire est très curieuse : d’abord le fait que les deux maisons brûlées, je ne savais pas qu’il y en avait deux, se trouvent au cœur du village et pour y parvenir depuis l’entré du village il nous a fallu quelques bonnes minutes, Douma s’étend sur une énorme superficie et les deux maisons incendiées se trouvent au bout d’une route sinueuse bordée de clôtures et de cours. Selon la version qu’on nous a racontée durant la visite, les assaillants ont mis le feu à une première maison, ils ont vu qu’elle était vide et sont allés incendier la maison voisine. Celle-ci est entourée d’une clôture avec des grilles sur toutes les fenêtres, il est impossible de jeter une bouteille incendiaire à travers les fenêtres, ils sont donc entrés dans la maison, ont mis le feu puis ont empêché les parents qui voulaient fuir en les retenant jusqu’à ce que la maison soit complètement en flammes, c’est seulement alors qu’ils se sont enfuis et sont partis se réfugier dans le yichouv voisin.
C’est une histoire rocambolesque, pourquoi auraient-ils choisi de s’enfoncer au coeur du village et surtout comment ont-ils eu le temps de mettre le feu à une maison vide, de changer de maison, d’attendre qu’elle soit bien enflammée en empêchant les parents de sortir, de faire des tags sur les murs (« Nekama », vengeance, « Vive le roi Messie » et un dessin d’une petite couronne) puis de s’échapper en retraversant le village alors que tous les habitants étaient déjà debout alertés par le feu et les cris des victimes, ça sent mauvais ! »

ג. את הסיור ליוו נציג הכפר והמשפחה, הושמעו הסברים בערבית שתורגמו ברובם, ובהם סיפור גרסתם של האירוע. אי-אפשר היה להתעלם מחלקים מעוררי תהיה בסיפור.
נתחיל עם זה שהבתים המדוברים (עד שהגעתי לא הייתי מודע שמדובר בשניים) נמצאים בלב הכפר, כדי להגיע אליהם היינו צריכים לנסוע מספר דקות מהכניסה. דומא מתפרש על פני שטח עצום, והבתים המדוברים נמצאים בליבו, בסוף רחוב מתפתל, בין גדרות וחצרות.
לפי גרסת הכפר, המציתים הציתו בית אחד, ראו שהוא בעצם ריק ועברו להצית את הבית הסמוך. מדובר בבית מוקף גדר, ששבכה די צפופה מכסה את כל החלונות, לא ניתן להשליך בקבוק דרך החלון, וגם קשה מאוד להגיע לחלון מעבר לגדר. המציתים היו צריכים להקיף את הבית להיכנס לחצר ולהשחיל את הבקבוקים דרך הסבכה.
מאידך, לפי גרסת הכפר, נכנסו המציתים לבית ועמדו על ראשי ההורים ומנעו מהם להימלט עד שכבר כוסו בלהבות. רק אז נמלטו המציתים מהכפר, וברחו לכיוון יישוב סמוך.
רק אומר שכשייתפסו המציתים נצטרך לשמוע סיפור מרתק – למה בחרו לנווט ללב הכפר, ובעיקר איך היה להם זמן להצית בית, להמתין לגלות שהוא ריק, להקיף ולהגיע לבית נוסף, להצית אותו, להמתין עם ההורים, לרסס כתובות ספריי על הקירות (מילא ‘נקמה’, אבל ‘יחי המלך המשיח’ ועיטור כתר קטן?!) ואז להימלט דרך כל הכפר זמן רב אחרי שכבר כל הכפר בוודאי על

הרגליים למראה האש ולמשמע צרחות הנפגעים. משהו פה מסריח

source

Des propos irréfléchis dommageables facteurs d’antisémitisme

Bien que pour l’heure l’enquête ne soit pas bouclée, qu’il y ait eu sur les lieux du drame des graffiti en hébreu appelant à la “vengeance”, et quand bien même les pyromanes seraient juifs, certains tiennent des propos pour le moins irréfléchis. Ainsi, constate-t-on un glissement surprenant de la part du chef de l’opposition israélienne et dirigeant de l’Union sioniste – de gauche- Yitzhak Herzog qui déclarait lors d’un rassemblement contre la haine à Tel Aviv, que “au nom du peuple juif’, il demandait pardon pour ce meurtre atroce”. Voilà donc le coupable désigné, le peuple juif dans son ensemble…

Or, on sait le prix que paient, pour ne prendre que cet exemple, les Français juifs à cause, justement, de ce type d’amalgame. “En 2014, le nombre d’actes antisémites recensés sur le territoire français a doublé. Il est de 851 contre 423 en 2013. Cela représente une augmentation de 101%. 51% des actes racistes commis en France en 2014 sont dirigés contre des Juifs. Les Juifs représentent un peu moins de 1% de la population française.
Moins de 1% des citoyens du pays est la cible de la moitié des actes racistes commis en France” rappelait le Service de Protection de la Communauté Juive – SPCJ – dans son rapport sur l’antisémisitme pour 2014, réalisé avec le ministère de l’Intérieur.

Dans un communiqué de presse du 13 juillet 2015 le SCPJ dressait ce constat sur l’antisémisitme en France de janvier à mai 2015 :

  • L’année 2015 a débuté dans le sang : trois attentats terroristes sont commis en France les 7, 8 et 9 janvier. L’attentat du 9 janvier a pour mobile l’antisémitisme. 28 personnes sont prises en otage car supposées juives, 4 sont assassinées. 2015 : L’antisémitisme a encore tué en France.
  • De janvier à mai, les actes antisémites ont augmenté de 84% en 2015 comparativement à 2014 et de 161% comparativement à 2013. Soit 508 actes antisémites commis en France en 2015 contre 276 en 2014 et 195 en 2013 sur la période.
  • De janvier à mai, la catégorie « actions violentes » est en forte hausse en 2015 : +59% comparativement à 2014 et +124% comparativement à 2013. Soit 121 « actions violentes » commises en France en 2015 contre 76 en 2014 et 54 en 2013 sur la période. La violence antisémite entraîne toujours plus de violence antisémite.
  • De janvier à mai, la catégorie « menaces » est en très forte hausse en 2015 : +94% comparativement à 2014 et +174% comparativement à 2013. Soit 387 « menaces » commises en France en 2015 contre 200 en 2014 et 141 en 2013 sur la période.

Que va-t-il se passer aujourd’hui au regard de ce type d’accusation ?
C’est pourtant un blogger français qui publiait dans Times of Israel en français un constat dans lequel il rappelle, entre autres, un crime que même les Palestiniens ne rappellent plus, en amplifie un autre, le rendant pluriel, mélange à ces crimes des histoires de jupes pas assez longues, bref, en remet une couche contre “cette haine contre les juifs de gauche, les homosexuels, les non juifs…”. Et il dénonce sans précaution aucune, sans attendre le resultat de l’enquête, les pyromanes assassins : “des activistes juifs”. Prêcher la haine tout en la dénonçant…

“Tout Juif est une cible légitime”
Le Hamas terroriste, qui n’avait pas attendu ce crime pour traiter tous les Juifs en coupables et donc cibles légitimes de violences en a profité pour renouveler cette injonction.

L’UE et les Nations Unies instrumentalisent ce crime

Quant aux institutions comme l’UE ou les Nations unies, elles se sont empressées d’instrumentaliser ce crime. L’UE en profite pour redire dès le 31 juillet qu’il y a “urgence à trouver une solution politique au conflit palestino-israélien” ainsi que “son opposition forte à la politique de colonisation israélienne”. La veille, son Conseil des Affaires étrangères entendait presser Israël à conclure une “pax palestina”…, cet incendie criminel lui apportant un prétexte pour enfoncer le clou qu’elle ne saurait ignorer. Comme elle ignore l’enseignement à la haine palestinien qu’elle co-finance pourtant. Notamment par le biais du système éducatif de l’Autorité palestinienne que détaille Palestinian Media Watch dans son récent rapport. Ou en glorifiant à tout va les nombreux terroristes palestiniens.

Depuis New York, le 31 juillet 2015 Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies, condamne “le meurtre d’un enfant palestinien” précisant : “ l’échec répété de traiter effectivement les actes de violence répétés des colons ont conduit à un nouvel incident terrible impliquant la mort d’un enfant. Cela doit cesser”. Il condamne “l’absence de processus politique et la politique illégale d’Israël de colonisation ainsi que la pratique dure et qui n’est pas nécessaire de démolition de maisons palestiniennes”, ce qui, selon lui, “a conduit à un extremisme violent des deux côtés”. Oubliant allégrement les centaines d’actes terroristes palestiniens d’avant toute “colonisation” et l’incitation constante à la violence de l’Autorité palestinienne. Il incite “les deux parties à prendre des mesures audacieuses pour retrouver le chemin de la paix”. Envoyé spécial pour le Moyen-Orient et Conseil de Sécurité lui emboîtant le pas. Et préparant avec l’Union européenne à se livrer à un forcing pour contraindre Israël à accepter une “pax palestina”…
Ou comment instrumentaliser un drame.

Côté arabe : où on revoit Khadija Benguenna…

Côté arabe, certains n’hésitent pas à dénoncer celui qui serait coupable, photo à l’appui. Comme le fait Khadija Benguenna, vedette d’Al Jazeera – chaîne quatarie des Frères Musulmans -, journaliste antisémite à ses heures, condamnée par la XVIIème chambre du TGI de Paris dans son procès en diffamation contre l’ancien ambassadeur de Tunisie, Mezri Haddad qui lui reprochait cet antisémitisme. Elle met toutefois le conditionnel par prudence n’hésitant pourtant pas à décliner l’identité du supposé coupable et le 31 juillet à 8 h 09 du matin poste sa photo sur sa page facebook. Post aimé par plus de 30.000 personnes ….
Elle poste aussi une vidéo qui accuse au conditionnel et donne la parole au Premier ministre israélien, se montrant donc moins virulente, précisant, toutefois, que si cette violence “des colons n’est pas nouvelle, personne n’avait été tué par celle-ci jusqu’au 31 juillet 2015”. Alors que, faut-il le redire, aucun coupable n’a été arrêté à ce jour. D’ailleurs la journaliste vedette a-t-elle seulement regardé cette vidéo jusqu’à la fin ?
Un acteur, comédien, tunisien, très suivi, Abdelli Lotfi, lui, va plus loin. Il reprend le 1er août un post de Mounir Kamoun avec la même photo que précédemment mais accompagnée de ce commentaire : “ Ce juif Extrêmiste à brûlé vif un bébé palestinien mais aucune importance pour les Medias…ce n’est pas un extrêmiste musulman,donc inutile d’en parler et de mettre sa tronche d’assassin à la une…”. A 18h le comédien donnait l’identité non seulement de cet “extrémiste” qui, à ce jour, n’a pas été reconnu coupable dans cette affaire, mais aussi son adresse, le nom de son épouse et du père de celle- ci….
Et nous n’en sommes qu’au début…

DC

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

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1 Commentaire
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Laurence

Eh oui