Des villageois bloquent la route pour empêcher la venue de migrants, à Goro (Italie), le 24 octobre 2016. (MAXPPP)
« Jamais ces migrantes n’entreront dans l’hôtel, quoi qu’il nous en coûte », s’exclame un habitant de Goro (Italie). Des villageois ont bloqué la route pour empêcher la venue de migrants, lundi 24 octobre, rapporte Courrier International. « Dans la journée, le bruit a couru que, sur ordre du préfet, douze demandeuses d’asile et leurs enfants allaient arriver, le jour même, pour être logés dans un hôtel », explique le site.

Au vu de la mobilisation, le préfet a choisi de loger ces demandeuses d’asile ailleurs. Mais l’affaire a provoqué l’indignation dans le pays. « Ce n’est pas ça, l’Italie », a déploré le ministre de l’Intérieur.

« L’image misérable des barricades »

« Si, jusqu’à présent, Goro et Gorino étaient surtout associées à leurs délicieuses palourdes, désormais, leur réputation sera liée à l’image misérable des barricades élevées contre douze pauvres femmes qui ont fui l’horreur de la traite humaine pour tomber dans la cruauté de personnes dans lesquelles il nous est impossible de reconnaître nos concitoyens », fustige le Messaggero Veneto (en italien).

Dans un autre éditorial (en italien)La Repubblica analyse ce mouvement de colère : « La crise la plus longue de l’après-guerre, le manque de travail, l’érosion de l’épargne, le chômage des jeunes, le terrorisme jihadiste : ensemble, ces phénomènes donnent la sensation d’un monde hors de contrôle, sans gouvernance, avec une mondialisation qui devient une menace. »

France Info

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.