Il y a 50 ans, c’était un des pays les plus riches du monde.
Aujourd’hui, il ne leur reste plus rien.

En 1968, la minuscule île de Nauru dans le Pacifique accède à l’indépendance. Et par la même occasion à des réserves très importantes de phosphate, minerai très utile pour fabriquer de l’engrais.

Du jour au lendemain, les 10 000 habitants de cette île minuscule deviennent richissimes. Dans les années 70, Nauru a le 2ème PIB/habitant le plus élevé au monde, juste derrière l’Arabie Saoudite.

Soins de santé gratuits, impôts supprimés, plusieurs voitures par famille (alors qu’il n’y a qu’une route sur l’île), construction de golfs….
Nauru fait même construire le plus grand gratte-ciel d’Australie à Melbourne.

Bref, l’argent coule à flots.

Le problème, c’est que le phosphate s’épuise petit à petit et que la manne financière est extrêmement mal gérée. Investissements immobiliers douteux, corruption politique…

La population, submergée par l’afflux de capitaux, prend des mauvaises habitudes alimentaires. Plus de la moitié des habitants devient obèse.
Les entrées d’argent s’épuisent, le pays ne peut plus rembourser ses dettes.

Nauru s’effondre totalement.

Aujourd’hui, l’île ressemble à un désert de pierres et abrite une prison australienne pour réfugiés, très critiquée par les ONG.

Nauru c’est un exemple accéléré fascinant de ce qu’il se passe quand on mise tout sur une seule source de revenus et qu’on ne gère pas bien l’argent qui en découle.
Les ressources naturelles ne sont jamais éternelles.

Source : LinkedIn – par Hugo Leenhardt

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