Hanouka : les lumières de l’espérance

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Hanouka tombe cette année du dimanche 6 décembre 2015 au soir au lundi 14 décembre 2015
Première bougie dimanche 6 au soir , et les huit bougies dimanche 13 au soir.

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La fête de ‘Hanouka commémore la délivrance d’Israël de l’oppression sous le joug de l’empire macédonien, propagateurs et représentants de la culture grecque, appelée par nos maîtres Tarbout Yavan…

En effet, d’après la tradition (et cela est déjà annoncé à Avraham), Israël devra subir quatre exils avant de jouir de la délivrance finale. Et le troisième exil est celui de Yavan, la Grèce. Nos maîtres (cf Levouch Or Ha’haïm chapitre 670 ; Michna Béroura idem) nous éclairent sur la différence fondamentale entre l’exil de Yavan et les trois autres, Babel, Médie et Edom.

Les trois empires que nous venons de citer attaquent physiquement le peuple d’Israël. Bien sûr, dans le courant de l’histoire, des décrets, publiés par ces trois puissances, verront le jour pour empêcher l’étude de la Thora et l’accomplissement des Mitsvote, et tenter d’obliger les Juifs à adopter leurs propres religions.

Mais ces sentences ne sont qu’un moyen de plus pour parvenir à la destruction physique du peuple d’Israël. En ce qui concerne Yavan, les Grecs, leur but était d’éradiquer la Thora et ce qu’elle implique. Si le peuple d’Israël avait accepté et adopté les us et coutumes hellénistes, et s’était assimilé à la civilisation grecque, les Juifs n’auraient pas eu à souffrir physiquement.

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Mais par ces sentences, Cet exil se différencie des autres également par le fait qu’Israël a continué de vivre sur sa terre. Il n’y eut pas de tentative de la part des Grecs de chasser les Juifs de leur pays. On retrouve ces notions, explicitement exprimées, dans le texte ajouté à la prière de la ‘Amida durant la fête de ‘Hanouka (‘Al Hanissim), par les membres de la Grande Assemblée : « Lorsque l’empire grec s’est attaqué à Israël, pour lui faire oublier Ta Thora et l’éloigner de l’accomplissement de Tes commandements. »

Nos maîtres nous révèlent également que les Grecs se sont attaqués à trois Mitsvote particulières.

Et la volonté des Grecs d’empêcher les Juifs d’obéir à ces trois commandements de la Thora était si forte qu’ils menaçaient de mort ceux qui voulaient rester fidèles à la parole de D.ieu.

Ces trois Mitsvote étaient celles de ‘Hodèch, Chabbate et Mila.

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Mitsvate Ha’hodèch, est le commandement de sanctifier le jour où la lune apparaît de nouveau (la néoménie), et de le fixer comme le premier jour du mois.

Brite Mila. Les grecs interdisaient également le respect du Chabbate et la pratique de la circoncision, Brite Mila.

Chabbate. une obligation de profaner partielle pour devenir totale par la suite du Saint jour de Chabbate.

Pourquoi les Grecs ont-ils choisi ces trois Mitsvote parmi tant d’autres
et ont-elles un point commun ?

Dans son analyse des caractéristiques de chacune des nations qui opprime Israël, Le Maharal (Ner Mitsva p.15), définit la politique de l’empire macédonien. L’essence même de la civilisation hellène, était basée sur la notion de la toute-puissance de l’intellect humain, qui dirige toute la création.

Le haut degré de connaissance et de culture des philosophes grecs les a amené à croire que l’intellect humain, et lui seul, doit diriger tous les aspects de la vie d’un homme.

Toute théorie ou action se basant sur un système métaphysique n’a pas de droit d’existence. La Thora, dont la base est l’origine divine, met en avant une science placée au dessus de l’intellect humain. On le comprend, les grecs ne pouvaient tolérer une telle approche du monde, qui remettait en cause leur propre compréhension de l’univers. Ils cherchèrent à effacer la conception juive, représentante d’une science divine. Des décrets furent promulgués, interdisant, comme nous l’avons vu, trois Mitsvote spécifiques.
L’auteur du Derèkh ‘Houkékha explique que les Grecs ont perçus dans ces trois commandements l’expression la plus essentielle de la Thora.

La Mitsva de sanctifier la jour de la néoménie, fixe les bases du calendrier juif d’après l’année lunaire.

Pourtant, la logique voudrait que le calendrier soit fixé d’après l’année solaire, puisque les saisons dépendent de la position du soleil. D’ailleurs, même les horaires dans lesquels s’inscrit l’accomplissement des Mitsvote, sont toujours fixés d’après le lever ou le coucher du soleil, et sont calculés d’après les dates du calendrier solaire.

Pourquoi la Thora a-t-elle donc introduit le cycle lunaire dans le calendrier, allant à l’encontre du bons sens et de la logique. A juste titre, les Grecs ont vu dans cette Mitsva la différence entre la Thora et la science humaine. En réalité, le calendrier juif se base à la fois sur l’année solaire et l’année lunaire.

Le Rambam dans son Yad Ha’hazaka, (Hilkhoth Kidouch ha’hodèch, chap. 1) précise :« Les mois de l’année sont fixés d’après la néoménie, mais les années sont des années solaires, comme le précise le verset : « Prends garde au mois du printemps pour célébrer la Pâque en l’honneur de l’Eternel ton D.ieu. » (Deutéronome 16 ; 1) »

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Dans la Thora, la notion du ‘Hodèch (mois) vient exprimer un renouveau (‘Hidouch) : renouveau de la lune qui réapparait dans le ciel, alors que le mois solaire n’exprime aucun renouvellement.

En revanche, pour compter les années, un ajustement selon l’année solaire est nécessaire, puisque la date de la fête de Péssa’h doit toujours correspondre au printemps.

Or, il y a 11 jours de décalage entre l’année solaire et l’année lunaire. On attend que ces jours de décalage s’accumulent à un total de 30 jours, moment où l’on ajoute un mois supplémentaire, un treizième mois à l’année : c’est ce qui arrive à intervalle régulier. Ainsi, on conserve le principe de la Thora qui exige que Péssa’h soit au printemps.

Cette dualité, qu’utilise la Thora, entre ces deux éléments qui fixent le calendrier est expliquée par le Rav I. Hutner : chacun de ces deux éléments exprime une idée fondamentale.

Le mois (que l’on fixe par les cycles de la lune) exprime le renouvellement périodique alors que l’année (réajustée par rapport à l’année solaire) exprime la reconduction perpétuelle. En effet, le peuple d’Israël doit être influencé par ces deux notions : celle de la continuité qui se manifeste par le devoir permanent de chaque juif tout au long de sa vie, de servir son créateur et de vivre sa foi en D.ieu.

C’est cette notion qu’exprime le Roi David quand il dit : « Je fixe constamment (tamid) mes regards sur le Seigneur. » (Psaumes 16 ; 8).
La dernière Mitsva interdite par les grecs fut la circoncision, la Brite Mila.
Le rationalisme implique une reconnaissance de l’utilité de chaque organe du corps.

Couper la ‘Orla (le prépuce), pour ajouter un élément de sainteté à l’homme va à l’encontre de la philosophie grecque. Le Sefat Emet (‘Hanouka année 5647) exprime une idée passionnante : Chabbate, ‘Hodech et Mila sont les signes divins qui marquent la différence entre Israël et les Nations. Israël est régit par un système différent des autres, système qui intervient sur les trois éléments fondamentaux que sont :

‘olam, chana et néfech, littéralement : l’univers, le temps et l’âme.

La Mila est la marque faite sur l’âme. Le Chabbate est la marque divine sur l’univers. Par la sanctification du septième jour, D.ieu montre que l’abondance divine (Chéfa’) à l’égard d’Israël transcende le système des six jours de la création, utilisé pour les nations.

La néoménie est la marque divine qui fixe un autre ordre du temps pour Israël. La Grèce a voulu s’attaquer à l’essence même de la spécificité d’Israël en abolissant ces signes.

L’empire grec a disparu depuis longtemps.

Et les découvertes scientifiques extraordinaires de notre époque prouvent clairement à tout esprit sain que l’intellect humain ne peut cerner les secrets infinis de l’univers.

La fête de ‘Hanouka vient nous interpeller et nous rappeler, à nouveau, le fondement de notre foi : l’intellect ne peut être le seul outil pour cerner le sens de la création.

Même les Mitsvote qui sont à nos yeux rationnelles ne sont que l’expression de la volonté divine énoncée par la Thora, science qui se place au dessus de toutes les contingences rationnelles.

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« Prétends-tu pénétrer le secret insondable de D.ieu, saisir la perfection du Tout-puissant ? » (Job 11 ; 7)

Source [Univers Torah Article original

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HANOUKA

par Jacques Kupfer

Pendant les huit jours de la fête de Hanouka, nos maisons et nos villes resplendiront en Israël sous la lumière des bougies et des lampes.
Nos bâtiments publics en Israël seront chaque jour plus illuminés et les fenêtres réfléchiront les lueurs des bougies. Nous raconterons encore à nos enfants comment la petite fiole d’huile trouvée dans le Temple, a duré par un réel miracle pendant ces huit jours.

Pourtant le véritable miracle ne réside pas dans cette huile ni dans la victoire d’un petit nombre contre de puissantes armées. Ce miracle est devenu une permanence dans l’histoire de l’Etat d’Israël. Le véritable miracle a consisté à ce qu’un Juif, Yehouda Makabi, a osé s’élever contre le politiquement correct, abattre le profanateur grec et contre l’hellénisation de nos classes dirigeantes et intellectuelles.

La culture grecque faisait des ravages et le peuple s’y habituait. Il y avait les « juifs » qui tenaient à démontrer qu’ils étaient désormais plus grecs que les athéniens, que les divinités grecques étaient partie intégrante de leur culture. Ils en faisaient même plus qu’un grec pour bien montrer leur parfaite assimilation tout en reniant l’histoire, la foi et la fidélité à leurs ancêtres. Les Fabius existaient déjà qui accouraient au coup de sifflet du maître. Grec hier ou qatari aujourd’hui. Ils faisaient preuve d’un zèle infatigable contre leur propre identité s’attirant le dédain de leurs anciens coreligionnaires et le mépris absolu de leur nouveau milieu.

Il y avait ceux qui étaient influencés par l’opinion publique et dont le pragmatisme poussait à considérer qu’on devait composer avec l’occupant ou l’étranger dans nos villes. Comment oser se dresser face à l’Empire grec qui contrôlait toute cette région du monde. Le réalisme politique impliquait de ne pas provoquer de réaction hostile de sa part et de veiller à maintenir de bonnes relations pour pouvoir continuer le « processus de paix » et rester présent à la table de négociation.

Mais Yehouda Makabi tue le profanateur grec et c’est cela le miracle. Comme le proclamait Menahem Begin, à la tête des soldats de l’Irgoun Tsvai Leoumi, lorsqu’un Juif combat, il n‘est peut-être pas immédiatement victorieux, mais il est invincible.

Lorsqu’un juif combat, il est victorieux face à l’Empire britannique, il gagne son combat contre l’Empire soviétique. Il suffit d’allumer cette flamme de la Révolte pour savoir que la victoire nous attend.

Le miracle est de puiser dans ses ressources nationales, dans sa fierté et sa Foi la puissance nécessaire pour entamer le combat malgré les« appels à la raison », sans écouter la « voie de la sagesse », sans entendre les genoux fléchissant de l’entourage.

L’Histoire nous apprend que notre destin national repose sur les Josué et les Yehouda Makabi et non sur ceux qui nous ont imposé quarante ans d’errance dans le désert et de supporter un joug étranger.
Quand un peuple perd ses traditions, ses valeurs et sa fidélité, il perd son âme. Un peuple qui doute de ses droits ou qui n’ose pas les affirmer ne mérite pas sa liberté. Un peuple qui ne respecte pas ses symboles nationaux et culturels tombe en déliquescence.

Quel meilleur exemple que la France retirant ses crèches et ses sapins pour complaire à la charia sous couvert d’un laïcisme fallacieux.

Puissent les lumières de Hanouka nous rappeler toujours qui nous sommes et nos devoirs de fidélité à notre Histoire, notre Foi et notre Terre dans son intégrité. Puissent-elles éclairer nos foyers et illuminer notre existence avec la flamme de la foi et la certitude d‘une victoire définitive face aux forces obscurantistes et malfaisantes qui de Sydney à Gaza, de Toulouse à Ramallah, de Bruxelles à Ankara brandissent l’Islam de la haine, de l’intolérance et du fanatisme sanguinaire.

Puissent nos lumières de Hanouka illuminer le chemin des descendants de nos Makabim, des soldats de Tsahal qui montent la garde sur mer, sur terre et dans les airs. Puissent-elles éclairer nos villes et nos villages et les maisons de nos pionniers en Judée, Samarie et sur toute l’étendue de la Terre d’Israël. Puissent nos lumières emplir de joie nos familles et nos amis dans le monde.

Athènes n’est plus qu’une ruine mais Jérusalem juive, réunifiée et éternelle brille et s’illumine.

par Jacques Kupfer (dans : Lettre du Lien Israël-Diaspora, émise par Robert Tanugi, )

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