Titre 1 : Azorim et TLSHG ont remporté l’appel d’offres pour construire 434 unités à Jérusalem à un prix inférieur à l’estimation de l’expert. Titre 2 : Comment les israéliens sont spoliés de leur Terre au bénéfice de quelques-uns

La société Azorim et son partenaire TLSG Projectim ont remporté l’appel d’offres public lancé par l’Autorité foncière israélienne (RMI) pour un terrain proche de l’aqueduc de la rue Derech Hebron à Jérusalem. La superficie totale du terrain remporté par les sociétés est d’environ 7,3 dunams et est situé à l’est de Derech Hebron à l’angle de la rue Asher Viner, à l’ouest du kibboutz Ramat Rachel.

Conformément aux instructions de l’IBA, ce projet comprendra 434 logements et sera construit sur le terrain, ainsi que des zones commerciales et des bâtiments publics dont personne ne connait la teneur. On doute fort de l’existence d’une quelconque consultation publique relative à ce projet qui permettra avant tout de remplir les caisses des uns et des autres au détriment du public qui sera surtaxé s’il veut habiter dans ce programme.

Un simple petit calcul élémentaire donne 410 + 38 = 448 millions de shekel divisé par 434 logements fait que le seul terrain coutera en moyenne 1.04 millions de Shekel hors taxes par appartement. L’autorité foncière se sera mise dans les poches 410 M de SH quant à Azorin et TLSG ils ne seront pas en reste. Rassurez-vous l’israélien moyen n’est pas concerné par tout ça, mais s’il voulait louer un appartement dans ce quartier, il devrait suer sang et eau.

Les gagnants paieront un montant d’environ 410 millions de NIS, en dessous de l’estimation de l’expert (sans doute de l’Autorité foncière) de 450 millions de NIS, et en plus environ 38 millions de NIS en frais de développement. Selon l’estimation de la société, le coût d’investissement prévu dans le projet susmentionné, qui comprend le coût d’achat du terrain mentionné ci-dessus, devrait s’élever à environ 1,07 milliard de NIS.

14 soumissionnaires ont répondu à l’appel d’offres. L’offre d’Azorim était la plus élevée après une offre rejetée. L’offre moyenne était d’environ 320 millions de shekels. Azorim aurait donc payé 90 M de NIS pour les beaux yeux de l’Autorité Foncière qui n’a d’israélien que le nom.

Le complexe d’aqueduc fait partie du plan de renouvellement, ce qui signifie que la rue Derech Hebron devrait y passer. La route d’Hébron est un axe de transport principal et central sur la ligne de métro léger. Le complexe devrait comprendre la construction d’une place urbaine, un bâtiment conçu pour la conservation de l’aqueduc  et la création d’un grand espace public ouvert, avec de nombreux arbres à conserver dans la partie sud.

Ron Avidan, PDG d’Azorim a déclaré: « Nous félicitons l’obtention de l’appel d’offres demandé pour le complexe d’aqueduc de Jérusalem. Il s’agit d’un immense complexe qui devrait mener un changement révolutionnaire et contribuer au renouveau pour la traversée vers la ville de Hébron. Ce projet est une continuation directe de l’importante activité qui soutient les zones de la région et de Jérusalem en général. Près du complexe, entre les rues Derech Hebron, Avraham Shalom Yehuda Street et Dostrovski Street, l’entreprise promeut un plan de démolition-reconstruction avec un permis de construire approuvé, dans lequel 144 nouveaux logements seront construits pour s’intégré au fil des ans aux quartiers voisins comme Arnona. Les projets démolition-reconstruction ne rachètent pas les logements existants. Le promoteur paie la location d’un logement dit similaire, et en fin de travaux remet un logement similaire au propriétaire avec une chambre en plus de 8 à 9 M². Au passage il triple le nombre de logement construits au minimum.

Cet accord s’ajoute à une série d’accords stratégiques que la société a récemment conclus à Jérusalem. Ce faisant, Azorim marque la ville comme une destination majeure pour l’investissement et le développement et mène un certain nombre de projets destinés à un public ciblé diversifié (entendez par là des investisseurs très fortunés, car c’est la seule clientèle qui intéresse) qui devraient améliorer la qualité de vie de nombreux habitants de la ville. Le futur projet devrait être d’une grande valeur, tant pour la région que pour le public cible de Jérusalem. », à l’ouest du kibboutz Ramat Rachel. Conformément aux instructions de l’IBA, un projet comprenant 434 logements sera construit sur le terrain, ainsi que des zones commerciales et des bâtiments publics.

Entre l’Etat, les promoteurs et les spéculateurs, l’israélien moyen a un choix payer des emprunts de plus en plus chers pendant 30 ans minimum, ou partir. C’est un scandale d’état permanent. Le pays est livré aux promoteurs, et aux spéculateurs qui sans vergogne appauvrissent les israéliens moyens. La cupidité est devenue un sport national. On fait croire à tout le monde que l’immobilier peut monter jusqu’au ciel, sauf que rien ne monte jamais jusqu’au ciel. Mais le jour où tout cela éclate, c’est le particulier qui paie la note, en double pour avoir acheté très cher, et continuer de payer des emprunts sur un bien qui finira par revenir au prix du marché. Comment expliquer qu’un appartement construit sur une dune de sable, sans commerce, ni lieu de culture, puisse valoir 1.5 à 2 millions d’€, pour des chambres de 8 à 9m² autant dire plus petites que des cellules de prisons, des salons qui n’ont sont pas où tout se côtoie : cuisine, WC, salle à manger. Et pour couronner le tout avec des fausses surfaces nettes. On connait la réponse, c’est le système israélien, mais ça porte un autre nom, c’est de l’escroquerie. Quand on vous vend une surface dont vous ne disposez pas réellement.

JForum – Merkaz Hanadlan  largement corrigé.

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