« Charlie Hebdo » : Riss imagine le petit Aylan en « tripoteur de fesses » »Charlie doit être là où les autres n’osent pas aller. Pour cette couverture, je voulais dépasser telle ou telle religion et toucher à des choses plus fondamentales. (…) En affirmant les choses clairement, ça fait réfléchir. Il faut bousculer un peu les gens, sinon ils restent sur leurs rails », déclarait Riss à propos de la une de Charlie Hebdo du 6 janvier 2016. Un an après l’attaque de la rédaction, « L’assassin court toujours », titrait l’hebdo sous un Dieu au regard fuyant et armé d’une kalachnikov.
Une semaine plus tard, l’actuel directeur de la publication du journal satirique semble appliquer cette règle à la lettre. En témoigne l’un de ses dessins mettant en scène le petit Aylan, cet enfant retrouvé mort sur une plage turque, « s’il avait grandi ». Il serait devenu un « tripoteur de fesses en Allemagne » ! Le dessin fait directement écho à la soirée du nouvel an à Cologne, où plusieurs centaines de femmes ont été victimes de violences sexuelles. Des agressions qui auraient été commises en majorité par des individus d’origine étrangère. Le dessin provocateur force encore le trait sur l’amalgame qui n’a pas manqué de suivre ces incidents. Au risque d’être accusé de le pratiquer lui-même.
Riss a ainsi provoqué la colère de certains internautes. Sur Twitter, les réactions négatives sont nombreuses et beaucoup confient ne pas comprendre le sens de ce dessin et accusent même le journal de racisme :
Si Riss a ses détracteurs, il a aussi ses supporteurs. D’autres twittos saluent la force du dessin du caricaturiste de Charlie Hebdo.
https://twitter.com/Albatr0s_/status/687298143172575232
https://twitter.com/chasse_spleen1/status/687282925084217344
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